lundi 20 novembre 2017

Le château des Carpathes

HISTOIRE

Le château des Carpathes... Un lieu qui fait frémir les habitants du village de Werst, d'autant plus que de la fumée a été aperçue récemment dans les ruines.
Le comte de Télek, de passage au village, est bien décidé à percer ce mystère. Après tout, il n'a plus grand chose à perdre.

CRITIQUE

Je n'ai lu qu'un livre de Jules Verne : Le tour du monde en 80 jours. Etant une lecture imposée par l'école, j'avais moyennement apprécié. Je l'ai relu une deuxième fois, mais là encore, ça ne m'avait pas fait rêver.
Du coup, j'ai voulu me lancer dans l'un de ses plus courts ouvrages, à savoir Le château des Carpathes. Et qu'est-ce que j'en pense ? Je vous le dis tout de suite.

On se retrouve en pleine Transylvanie, dans un petit village où les superstitions et les peurs ont la vie dure. La preuve : de la fumée sort des ruines du château des Carpathes. La nouvelle se répand très vite et va titiller la curiosité de plusieurs personnages. Dont le compte de Télek, déterminé à s'y rendre, d'autant plus que ce lieu n'est pas sans lien avec son passé...

Le début a été laborieux. Il est vrai que c'est un classique et que le langage utilisé est peu courant à l'heure actuelle. L'auteur prend vraiment le temps de poser le cadre et les personnages. Du coup, j'ai galéré à lire les cinquante premières pages.

Et puis, le déclic s'est fait et le reste de ma lecture s'est déroulé sans accroc. Je me suis habituée à la plume de Jules Verne et je me suis prise au jeu. Car je voulais aussi découvrir le mystère entourant le château des Carpathes.

L'histoire en elle-même est plutôt agréable à suivre ; la fin m'a d'ailleurs surprise car je trouve que l'auteur a un esprit vraiment novateur pour l'époque... alors qu'à la nôtre, ce genre de pratiques est monnaie courante.
Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il prend le temps de planter le décor (même si c'est ce point qui m'a rebutée au début), ainsi que le passé de certains personnages. Le mystère s'épaissit donc jusqu'à aux dernières pages, qui apportent les réponses aux questions que l'on se pose à mesure qu'on avance dans le récit.

La touche fantastique arrive doucement d'abord, puis de façon plus spectaculaire. Et c'est là tout le charme de ce court roman (168 pages), ce qui fait que j'ai apprécié ce livre, malgré un début difficile.

Je n'ai pas eu de véritables atomes crochus avec les personnages, malgré leur passé développé pour certains d'entre eux (du moins deux). La brièveté du texte y est pour beaucoup, mais j'ai eu du mal avec eux car je trouvais que les traits de caractères n'étaient pas très mis en avant. C'est dommage car ils avaient beaucoup de potentiel.

C'est superbement bien écrit, avec un vocabulaire bien ancré dans l'époque, ce qui est déroutant durant les premières pages. Et finalement, on se laisse aller, on se laisse porter par le conteur qu'est Jules Verne et on embarque dans cette histoire. Au final, j'en suis ressortie très satisfaite !

Le château des Carpathes est un bon récit fantastique, avec une très belle plume et une histoire emplie de mystère. Les gros bémols sont des personnages peu attachants malgré leur background travaillé et un début laborieux.

dimanche 19 novembre 2017

Big Easy

HISTOIRE

Josie est une adolescente de 17 ans qui n'a pas la vie facile : sa mère est une prostituée et tout la pousse à suivre le même chemin. Mais elle refuse : elle souhaite quitter la Nouvelle-Orléans et entrer dans une prestigieuse université. Et elle va tout faire pour y parvenir !

CRITIQUE

Big Easy n'était pas un titre qui me tentait au départ ; il faut dire que l'Amérique des années 50 n'est pas ce qui m'attire dans un roman historique. Je préfère largement ceux qui se déroulent au Moyen-Âge et dans l'Antiquité.
Mais l'auteure ne m'était pas inconnue : j'avais lu Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre que j'avais adoré. C'est donc sur cette pensée positive que je me suis lancée.
Et je ne regrette pas car j'ai passé un excellent moment !

Nous sommes à la Nouvelle-Orléans, dans les années 50. Josie, 17 ans, ne veut pas finir comme sa mère, à savoir prostituée. Elle va alors tout faire pour sortir de sa condition et accomplir son rêve : faire ses études dans la prestigieuse université Smith.

Ici, pas d'éléments fantastiques : j'avais peur de m'ennuyer durant ma lecture. Et ce ne fut pas le cas !
Déjà, on est plongé dans un contexte très spécifique : celui de la prostitution. La mère de l'héroïne est une prostituée et cette dernière travaille en tant que femme de ménage dans un bordel. La grosse joie, quoi !

J'ai trouvé l'immersion très réussie ; les descriptions, les dialogues et la narration font qu'on se plonge très vite dans ce quartier et qu'on découvre rapidement les us et coutumes des uns et des autres. Une plongée au cœur de la Nouvelle-Orléans des années 50 qui m'a donnée envie de m'informer davantage sur cette période historique américaine !
On sent que Ruta Sepetys s'est beaucoup documentée pour nous fournir un texte aussi immersif et c'est incontestablement le gros point fort du roman !

L'histoire en elle-même est un régal à suivre : entre enquête policière (puisqu'un meurtre a lieu), estime de soi, une pincée de romance, un milieu très particulier, le tout accompagnés de personnages savoureux et de références littéraires et vous avez un récit qui vous transporte ailleurs et qui ne vous ennuie pas une seconde !

J'ai adoré les références littéraires dont sont truffés ce roman. Car, en plus de travailler dans un bordel en tant qu'aide-ménagère, Josie bosse également dans une librairie. L'auteure en profite ainsi pour nous offrir de belles références littéraires de l'époque, sans jamais alourdir le texte et sans en faire trop. En tant que lectrice, je n'ai pu être que séduite par ce procédé !

Josie est une jeune fille qui m'a énormément plue. Ça fait du bien de suivre une héroïne qui ne tombe (presque) pas en pâmoison à chaque fois qu'un mec (ou deux) est (sont) dans les parages. Elle sait ce qu'elle veut et va tout faire pour atteindre son objectif : intégrer l'université Smith.
Car Josie ne veut pas finir comme sa mère ; elle souhaite quitter la Nouvelle-Orléans et faire de grandes études, malgré l'opposition de certaines personnes de son entourage (Willie, notamment). Elle se révèle très débrouillarde, même si je n'ai pas toujours approuvé ses choix (je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler).

Pas mal de personnages gravitent autour de l'adolescente, et certains m'ont davantage plu que d'autres, comme Willie. Véritable pilier dans la vie de Josie, c'est une femme incroyable, avec son fichu caractère. Elle m'a presque semblé une mère de substitution pour l'héroïne (sa vraie mère est haïssable au possible) et m'a beaucoup touchée.
Cokie, le chauffeur de Willie, m'a aussi énormément touchée. De part son caractère et son accent, ses interactions avec Josie sont succulentes !

On a aussi Patrick, un de ses amis, tenancier de la librairie, aussi passionné de livres qu'elle. Ils échangent sur leurs lectures, mais doivent aussi gérer la boutique, ainsi que Charles, le père de Patrick, qui souffre de problèmes de santé.
Jesse n'est pas en reste, même s'il reste plus en retrait par rapport à ceux déjà cités. Il m'a donc moins plue mais lui aussi va se révéler un allié précieux pour Josie.

On a aussi en vrac les prostituées qui travaillent pour Willie, chacune avec leur trait de caractère ; Frankie, qui sait tout sur tout ; ou encore Charlotte, aux antipodes de Josie (surtout du point de vue social) qui va tout faire pour pousser cette dernière à suivre ses rêves.

Bref, une galerie de personnages vivants et attachants que j'ai pris plaisir à suivre. Ruta Sepetys apporte un soin particulier à chacun d'entre eux, malgré leur nombre plutôt conséquent, ce qui fait qu'on n'est jamais perdu et qu'on se rappelle d'eux.

Comme je l'ai écrit plus haut, c'est très immersif et bien écrit. On sent que Josie adore lire car elle possède une plume, une façon de s'exprimer incroyable ; la narration à la première personne du singulier sert très bien le texte car on découvre les nouvelles et les révélations en même temps qu'elle. Cela la rend encore plus attachante !

J'en attendais pas grand chose de Big Easy et finalement, c'est une très belle surprise ! Ruta Sepetys est assurément une auteure à suivre ; elle a le don de nous plonger dans ses romans historiques et de proposer des personnages vivants et une superbe plume !

samedi 18 novembre 2017

L'homme qui voulait être heureux

HISTOIRE

Un touriste vient voir un vieux guérisseur, impressionné par sa réputation. S'ensuivent alors des discussions et des épreuves qui vont transformer le jeune homme.

CRITIQUE

De Laurent Gounelle, j'ai lu Et tu trouveras le trésor qui dort en toi. J'avais bien aimé cette lecture, malgré les conditions désastreuses dans lesquelles je m'y suis plongée.
Pour celui-ci, je l'ai lu bien plus tranquillement. Et, à l'inverse, j'ai pas du tout aimé !

On découvre Julian, professeur, qui veut rencontrer un guérisseur très réputé. Ce dernier va lui apprendre pas mal de choses et va lui faire passer quelques "devoirs", dans le but qu'il puisse évoluer sa pensée...

Le premier problème que je relève est la brièveté du récit : à peine 168 pages. Et comme c'est très court, on pose des bases scientifiques, psychologiques sans jamais les approfondir. C'est dommage car certains points très intéressants méritaient vraiment d'être davantage développés (je pense aux passages avec les placebos).

Ceci dit, les fameux points psychologiques en question ne sont finalement pas si nouveaux que ça. Ce que je veut dire par là ? Disons que si vous vous intéressez un minimum au social, alors les dires de l'auteur dans ce roman vont sûrement vous évoquer quelque chose.
Pour ma part, j'avais déjà eu vent des dires du guérisseur au travers de mes expériences et de mes lectures sur les sujets abordés. Du style : "Nous sommes maîtres de notre destinée", "On a toujours le choix", "On renvoie une image de nous aux autres", etc.
Bref, rien de nouveau sous le soleil.

Et c'est (presque) pareil en ce qui concerne la science.
Je dis "presque" parce que, pour reprendre les passages sur les placebos, je ne me rappelais plus à quel point les croyances peuvent avoir un énorme impact sur les gens. Après tout, il reste encore tellement de zones d'ombres concernant la psyché humaine...
Par contre, j'ai remarqué un truc : le guérisseur nous parle pas mal d'expériences scientifiques, sans jamais citer ses sources. Je ne doute pas que Laurent Gounelle ait fait un travail de recherche considérable concernant ces expériences, mais quand même, il aurait pu au moins citer un site et/ou un livre... Mais c'est mon côté "documentaliste" qui ressort, c'est pour cette raison que j'en parle dans cette chronique.

Pour le reste : comme je l'ai écrit plus haut, c'est tellement court qu'on n'a pas le temps d'assimiler une chose qu'on passe à la suivante. Du coup, ça m'est passé complètement à travers, en plus d'avoir déjà entendu ou lu certains trucs quelque part.

Et c'est pareil pour les personnages. Ils sont soit antipathiques, soit clichés.
Julian, notre narrateur est totalement antipathique. Non seulement il s'étonne des dires du guérisseur (le gars est censé être prof et il a jamais entendu parler du fait qu'on renvoie une image aux autres ?! Il a jamais suivi de cours de psychologie durant ses études ou quoi ?!), mais devient à la fin du roman très imbu de lui-même et se permet de juger les autres sur base de simples observations (cf. scène du café-glacier).
Et je m'interroge du coup sur le but véritable de ce livre : à quoi ça sert de vouloir améliorer quelqu'un si c'est pour le rendre arrogant à la fin de l'histoire ? Ça n'a pas sens et ça loupe complètement le coche.

Quand au guérisseur, il passe son temps à nous abreuver de phrases toutes faites, sans surprise et sans citer ses sources. Bref, j'en retiens rien de spécial le concernant ; je l'ai même trouvé assez cliché par moments.

Il faut quand même reconnaître que L'homme qui voulait être heureux est un roman très accessible, très simple à comprendre. Il peut poser les bases pour commencer des livres sur le développement personnel, mais en ce qui me concerne, ça a un goût de trop peu.

Une lecture très décevante, avec une histoire banale, saupoudré de détails scientifiques et/ou psychologiques dont je connaissais déjà l'existence, ajouté à des personnages soit clichés ou pas du tout attachants.
C'est un bon point de départ en matière de développement personnel, certes, mais si je veux me lancer dans ce genre de lectures, ce n'est clairement pas ce que je recherche.

jeudi 16 novembre 2017

Moi et Becca

HISTOIRE

Une nouvelle élève arrive au pensionnat de Manderley. Elle est très vite prise en grippe par les autres élèves car elle "remplace" Becca, une étudiante adulée par tous, qui a mystérieusement disparu. Que lui est-il arrivé ? C'est ce que notre héroïne va tenter de découvrir...

CRITIQUE

En parcourant ma PAL, je suis tombée sur ce titre et le résumé m'a de suite tapée dans l’œil. Et qu'est-ce que ça donne à l'arrivée ? Une lecture assez médiocre, malgré quelques petits points positifs.

Déjà la particularité de ce roman, c'est que l'héroïne n'est jamais nommée. Elle est toujours appelée "la nouvelle" par ses camarades ou "ma grande" par ses parents. C'est la toute première fois que je lis un livre où l'auteure ne fournit pas le prénom du personnage principal. Ceci n'est qu'un détail, cela ne m'a pas dérangée ; mais je trouve que c'est un détail plutôt sympa !

On suit donc notre adolescente dans sa nouvelle année à Manderley où elle s'aperçoit très rapidement que l'endroit est "hanté" (si je puis dire) par l'aura de Becca, une jeune demoiselle qui a disparu du jour au lendemain, sans laisser de trace. Elle était totalement adulée, traitée comme une reine et sa disparition jette un froid parmi les élèves. Au point qu'ils ne vont pas accueillir la nouvelle dans la meilleure atmosphère possible...

Dès le départ, on entre dans le vif du sujet avec la disparition de Becca. Et, comme l'héroïne, on se pose des questions sur elle. On veut savoir ce qui lui est arrivé et tenter de percer le mystère planant sur elle.
Et l'auteure a l'excellente idée de fournir deux narrations : la nouvelle, qui parle en "je" et Becca. On a deux narratrices qui racontent donc leur parcours à Manderley, à peu près à la même période de l'année.
On apprend dès lors à connaître les filles à mesure qu'on avance dans le bouquin. Et si la nouvelle m'a beaucoup plue au début, j'ai rapidement déchanté. Mais je reviendrais sur elle plus loin.

L'intérêt principal de l'intrigue réside dans l'idée de savoir ce qui s'est réellement passé la nuit où Becca a disparu. Et Paige Harbison sait instaurer une ambiance assez sombre, assez intrigante, ce qui fait qu'on dévore ce livre d'une traite.
Mais c'est malheureusement la seule chose positive que je retiens de l'intrigue, pour deux points : déjà, la fin.
Je m'attendais à un truc énorme, une grosse révélation et quand j'ai tourné la dernière page, je me suis dis : "Tout ça pour ça ?!". Énorme déception concernant la fin.

Le deuxième point concerne l'intrigue en général. Si on est intrigué par la disparition de Becca, tout le reste est finalement assez banal, voire sans surprise (la nouvelle qui se tape l'ancien copain de Becca... le genre de choses que vous devinez à l'avance).

Mais certains points de l'histoire m'ont semblé invraisemblable. Par exemple, l'adulation que vouent les élèves à Becca.
Qu'on admire une jeune fille visiblement très dévergondée... Bon, ça passe.
Mais cette manière de l'adorer comme ils le font... J'ai eu l'impression à certains passages de me trouver, non pas dans un pensionnat, mais dans une secte où Becca est le gourou. C'est juste incroyable ! Tellement que j'ai fini par ne plus y croire, tant que trouvais ce point gros comme une maison.

Il y a aussi le comportement des personnages qui ne m'a pas semblé crédible. Et ça tombe bien, on va en profiter pour parler d'eux.
Et bien sûr, on va commencer avec notre héroïne.
Au début, elle me plaisait bien. Elle semblait assez sûre d'elle, désireuse de suivre ses études et ne semblait pas se laisser démonter par les mauvais traitements des autres.
Mais plus on avançait, plus elle m'a parue "soumise". Je pense à la scène de la gifle : aucune réaction, aucun reproche, RIEN. Elle ne cherche pas vraiment à se défendre et a un comportement parfois curieux.
Par exemple, à un moment, elle dit qu'elle ne supporte pas l'alcool. Mais quelques chapitres plus loin, alors qu'elle le sait, elle ne trouve rien de mieux que de se bourrer, avec une jolie gueule de bois en prime le lendemain.
Sans compter le fait sa façon de décrire les garçons (leur torse surtout), comme si elle était en chaleur. Oui, j'ose l'écrire ; dès que le mec qu'elle aime est dans les parages, torse nu de préférence, c'est parti pour le festival des descriptions censés nous montrer que le gars est juste trop hot. Non, ça ne me plaît pas, ça ne m'émoustille pas et ça me fait lever les yeux au ciel !

Passons maintenant à Becca. Alors elle, c'est typiquement le genre de fille que je hais : manipulatrice, égoïste, séductrice (elle ne trouve rien de mieux que de briser une amitié en se tapant les deux garçons...), etc. Bref, la garce poussée à son paroxysme. En un mot : BEURK !

Quand aux garçons, Max et Johnny, je ne les ai pas aimé non plus. Si Max s'en sort un peu mieux, Johnny est le cliché du gars qui réfléchit plus avec son entrejambe qu'avec son cerveau. Là aussi, c'est un un gros BEURK pour moi.
Max est un peu mieux comme je viens de l'écrire, mais c'est toujours pas ça. Il trouve des excuses bidons pour ne pas sortir avec l'héroïne et a une bien curieuse façon de se comporter avec elle. Là encore, ça passe pas trop.

On a aussi Dana, la coloc de notre héroïne, qui a un sérieux problème psychologique. La meuf harcèle la nouvelle, l'humilie de plusieurs manières... On découvre à la fin du bouquin pourquoi elle a agit de cette façon, mais c'est juste pas possible ! Encore une fois, c'est pas crédible et cela la rend encore plus insupportable !

Je ne dirais rien concernant le style, puisqu'il n'a rien d'exceptionnel. Ça se lit vite et bien, mais là encore, y a rien de sensationnel à en tirer.

Malgré le mystère planant autour de la disparition de Becca et un côté "lecture détente" avec son style, ce livre reste médiocre sur bien des points : histoire pas originale et personnages totalement détestables.
Pourtant, j'en attendais pas grand chose, mais cela ne m'empêche pas d'être déçue !


mercredi 15 novembre 2017

Hanako, fille du soleil levant

HISTOIRE

Hanako, une adolescente de 13 ans, doit suivre des cours d'ikebana, imposés par son père. Mais cette dernière refuse et veut plutôt passer du temps avec ses amis.
Cependant, ces cours vont lui permettre d'en apprendre davantage sur elle-même et sur sa propre famille...


CRITIQUE

J'avais acheté ce livre pour la couverture et le résumé. Et je dois dire que j'ai plutôt apprécié l'ensemble, même si ce ne fut pas un coup de cœur.

On découvre donc Hanako, une jeune demoiselle de 13 ans, mi-japonaise mi-française, qui se voit imposer par ses pères des cours d'ikebana (l'art de fabriquer des compositions florales). Si elle refuse cette situation dans un premier temps, elle va peu à peu l'accepter et même finir par découvrir d'incroyables éléments sur sa propre famille...

L'histoire est plutôt agréable à suivre, même si pas exceptionnelle, et surtout, empreinte de quelques clichés.
L'intérêt principal du roman est de connaître les fameux secrets de la famille d'Hanako, notamment au travers d'une mystérieuse boîte détenue par le père et qui interdit à sa fille d'y toucher. Et naturellement, la curiosité de cette dernière va la pousser à découvrir le contenu de cette fameuse boîte.
Et je dois reconnaître que j'ai été agréablement surprise par les révélations finales ! J'avais quelques doutes à mesure qu'on avançait dans les investigations d'Hanako, mais quand même, je suis ressortie satisfaite.

On suit aussi ses amitiés, ses amours naissantes et ses différents cours ; sans compter sa volonté de percer le mystère entourant la boîte de son père.
Bref, c'est pas un récit empli d'actions ; on est clairement dans un roman contemporain où l'on découvre une tranche de vie, à la façon d'un journal intime... sauf que c'est écrit à la troisième personne. Mais le choix de la narration est un peu faussé je trouve, car j'aurais aimé connaître les autres personnages, voir les réactions de chacun au cours d'une même scène. Cela aurait rendu l'ensemble plus riche.

J'ai bien aimé aussi les références à la culture japonaise ; les cours d'ikebana évidemment, mais aussi le kendo et quelques termes utilisés qui correspondent d'ailleurs aux titres des chapitres. Astucieux, je trouve !

Par contre, on n'échappe pas aux clichés : genre la peste du collège qui a des vues sur l'amoureux de l'héroïne et qui va semer le doute chez elle à coup de piques bien senties. S'ensuivent alors les crises de larmes, d'hystérie, de doutes, et j'en passe.
C'est tellement éculé que ça en devient lassant. Et très chiant !

Concernant les personnages, à part Hanako, je n'ai pas eu d'affinité spécifique avec eux.
Hanako donc, est le personnage central, qui va apprendre un pan de la culture japonaise, mais aussi son passé familial. 
Si je l'ai trouvée cruche par moments (cf. les scènes où la peste lui balancent ses réflexions sur son copain et sur elle-même), je l'ai trouvée quand même attachante et j'ai pris plaisir à suivre son histoire.
Ses amis et sa famille gravitent autour d'elle, mais étant donné qu'on ne suit que l'adolescente dans sa quête de vérité et dans sa vie personnelle, ils restent en second plan. Dommage, car certains avaient le potentiel pour être vraiment intéressants et attachants (je cible surtout les parents).

C'est un texte court, plutôt agréable à lire, parfait pour les jeunes qui souhaitent découvrir un morceau de la culture japonaise. En ce qui me concerne, c'est trop peu bien sûr, mais c'est un excellent point de départ pour partir à la rencontre du Japon, même dans les très grandes lignes.

Hanako, fille du soleil levant est une lecture agréable, pas exceptionnelle, mais qui a le mérite de faire découvrir aux plus jeunes un peu de culture japonaise.