lundi 15 mai 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? (9)


Bonjour tout le monde !

On se retrouve pour le rendez-vous du Lundi où je vous présente mes lectures passées, présentes et futures !

C'est parti !

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • Les Pluies, tome 1 => Un superbe roman post-apocalyptique sur la survie, l'espoir mais aussi l'amour et la fraternité. Vu comment ce premier volet se termine, je suis curieuse de voir ce qui va se passer dans le tome 2 !

2. Que suis-je en train de lire ?


Hanako, fille du soleil levant d'Elodie Loch-Béatrix. Un livre jeunesse qui a l'air très sympa ; en tout cas, je suis amoureuse de la couverture !

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n'ai pas prévu de lectures pour cette semaine.

On se dit à très bientôt pour le prochain numéro du Lundi !

vendredi 12 mai 2017

La femme sans tête

HISTOIRE

Nous sommes à Paris, en 1581. Jean de Moncel, jeune commissaire, est sur la trace d'un tueur de prostituées. Le corps de l'une d'elles, décapitée, le conduit chez un étrange personnage : Théophraste le Noir et sa fille, Sybille, tous les deux alchimistes...

CRITIQUE

La couverture et le résumé m'intriguaient fortement ; et heureusement que je l'ai emprunté au lieu de l'acheter, parce que c'est un énorme flop !

Le roman se passe à la fin du 16ème siècle. Jean de Moncel, notre commissaire, enquête sur plusieurs meurtres de prostituées. L'une d'elles va le mener sur les trace de l'alchimie et surtout dans un curieux domaine : celui de Théophraste le Noir et sa fille, Sybille.

Ce qui au départ devait être une enquête intéressante sur cette série de meurtres ne l'est finalement pas tant que ça. De plus, on se centre énormément sur Théophraste et Sybille, des personnages pas forcément attachants. 
L'enquête en elle-même n'est pas super top et est finalement expédiée en deux temps, trois mouvements. Le contexte historique explique pas mal de choses, certes, mais j'ai trouvé ça vraiment nul !

L'aspect historique, justement, est sans doute le gros point positif du récit : l'auteure sait bien nous plonger dans le contexte et ses descriptions donnent envie de s'attarder dans certaines rues... et d'autres pas !

L'histoire est donc centrée sur deux éléments : l'enquête et l'alchimie. Si j'ai déjà donné mon avis sur le premier point, le deuxième n'est pas aussi passionnant !
Je pensais que l'alchimie serait traitée d'une façon assez abordable pour des non-initiés, mais pas vraiment. On parle de beaucoup d'éléments, sans jamais aller jusqu'au bout des choses. On a quelques explications bien entendu, mais c'est pas suffisant. Les objectifs de Théophraste restent très obscurs une bonne partie du récit. Et même après avoir terminé le livre, je ne me souviens pas du tout de son but final. C'est dire à quel point cette lecture ne m'a pas marquée...

Pour en revenir à l'histoire en elle-même, l'ensemble est très fade : je me suis ennuyée jusqu'à la dernière page. Tout est survolé : on n'a pas le temps de se poser des questions qu'on passe à la scène suivante. C'est très déstabilisant, même si cela s'explique par le nombre de pages (306 en tout). Cela donne donc peu de place à l'auteure pour aller jusqu'au bout des choses...

Les personnages ne s'en sortent pas mieux. Aucun n'est attachant, à défaut d'être vraiment développé.
La famille Noir en est le parfait exemple. Que ce soit le père ou la fille, les deux sont assez étranges : entre le premier avec ses objectifs flous et la deuxième un peu gnan-gnan, c'est pas gagné !
On a aussi Jeanne et Jacob qui vivent dans le domaine des Noir, en tant que serviteurs. Ces deux-là non plus ne sont pas très attachants, même s'ils ont des caractères plus chaleureux que leurs maîtres.
Jean de Moncel est sans doute celui qui s'en sort le mieux, même si c'est toujours pas ça. Il mène son enquête très à cœur et a des principes, ce qui est plutôt rare dans le milieu dans lequel il vit.

Le style est assez plaisant, même si je n'en retiens rien d'exceptionnel. Comme je l'ai écrit plus haut, Viviane Moore sait immerger son lecteur dans le contexte de l'époque. Dommage que le reste ne suit pas...

Un policier historique pas très plaisant, où tout est survolé : histoire, enquête... Sans compter les personnages pas du tout attachants et peu développés.

mercredi 10 mai 2017

Là où tombent les anges

HISTOIRE

Solange, une jeune fille de 17 ans, quitte un père brutal pour tenter sa chance à Paris. Là, elle rencontre Robert Maximilien, qui deviendra son époux par la suite.
Très vite, ce dernier se révèle très autoritaire et se sert de sa femme pour l'exhiber durant les soirées mondaines.

Mais la Première Guerre Mondiale approche et Robert est envoyé au front. Commence alors pour Solange le lent parcours pour regagner l'estime d'elle-même...

CRITIQUE

J'ai découvert ce titre grâce à Mélisende et je voulais donc le lire à mon tour. Etant très friande des romans historiques, le pitch ne pouvait que m'intéresser.
Et effectivement, j'ai passé un superbe moment avec Solange, Lili, Clémence et leurs proches !

La Première Guerre Mondiale approche à grands pas. Le mari de Solange, notre héroïne est envoyé au front. Cette dernière va petit à petit reprendre goût à la vie et surtout, prendre sa place dans une société où les femmes vont peu à peu remplacer les hommes.

Dit comme ça, cela peut sembler très féministe. Je ne l'ai pas ressenti tel quel, mais il est vrai que l'auteure accorde une place très importante aux femmes, puisque ces dernières remplacent les hommes, partis se battre sur le front.

J'ai adoré cet aspect, finalement peu abordé en littérature, du premier conflit mondial, où on se retrouve à l'arrière des tranchées. Les femmes s'émancipent peu à peu, notamment en exécutant des tâches normalement réservé au "sexe fort". Et elles se rendent compte qu'elles peuvent effectuer un travail tout aussi efficace qu'eux. Les premières revues féministes vont alors leur apparition et vont provoquer bien des remous au sein de la population.

Mais n'oublions pas que Là où tombent les anges raconte avant tout l'histoire de trois femmes : Solange, Lili et Clémence.
La première s'émancipe petit à petit lors de l'absence de son mari violent et contact notamment de la tante Emma ; la deuxième est plus "volage" et chante régulièrement dans des cabarets ; et la troisième attend désespérément le retour de son mari, parti également dans les tranchées.
Elles sont toutes plus attachantes les unes que les autres : et le génie du récit, c'est d’alterner roman "classique", coupures de presse et roman épistolaire. Cela permet d'avoir une vue d'ensemble des événements et de ne pas s'attarder sur un personnage en particulier, d'autant plus que le roman s'étale sur plusieurs années.

J'ai adoré Solange ; elle n'hésite pas à quitter son foyer et son père très brutal pour tenter sa chance à Paris. Là, elle écume les bals avec sa meilleure amie, Lili, mais son angoisse d'un lendemain sans avenir la pousse dans les bras de Robert Maximilien. Ce dernier va, après leur mariage, se révéler tout aussi brutal que le paternel, en plus d'être jaloux et de vouloir tout contrôler.
Jusqu'au jour où il est envoyé au front. A partir de là, Solange qui était totalement repliée sur elle-même va peu à peu se rouvrir au monde et faire des choses sur le dos de son mari.
Bon, ça se pas en un coup bien sûr ; l'auteure y va progressivement et c'est le deuxième point fort du bouquin. Rendre un personnage abîmé par la vie plus "ouvert" et qui va surtout accomplir des choses qu'il ne se pensait pas capable de faire.
Solange devient donc une femme de plus en plus épanouie au fur et à mesure que le temps passe, au gré de ses rencontres et de ses discussions avec la tante Emma, qui ne va pas se révéler si acariâtre que ça.

J'ai aussi beaucoup aimé ce personnage qui va devenir un vrai pilier pour Solange. Elle devient presque maternelle avec elle et va nous révéler des choses étonnantes sur son passé.

Lili, la meilleure amie de Solange, est son exact opposé. Elle court les cabarets, elle chante et tombe souvent amoureuse... Bref, une demoiselle libre, malgré sa situation précaire. Elle ne comprend d'ailleurs pas les choix de Solange et va tenter à plusieurs reprises de lui ouvrir les yeux sur sa situation, voire de l'aider à s'en sortir.
Je l'ai moins appréciée que Solange, parce que j'aime pas trop les personnages trop "dévergondés". Mais comme pour la tante Emma, elle va se révéler être une aide précieuse pour Solange.

Clémence est mon deuxième perso préféré du trio. Elle se révèle très forte, accomplissant un travail de dingue, durant des dizaine d'heures par jour pour un salaire de misère. Une femme très anxieuse depuis que son mari, Pierre, est également parti au front. Les lettres qu'ils s'échangent sont d'ailleurs hyper touchantes et montrent deux réalités différentes de la guerre : celle des tranchées et celle de l'arrière.

La plume de Charlotte Bousquet est tout simplement superbe. Elle décrit très bien les conditions de l'époque et nous immerge totalement dans le quotidien d'avant et pendant la guerre. Un récit où les femmes prennent clairement le pouvoir et nous narre leur histoire d'avant et durant ce terrible conflit.

Un récit historique mené d'une main de maître, qui nous dépeint une Première Guerre Mondiale du point de vue des femmes (trois précisément). Une magnifique histoire que je vous invite chaleureusement à lire !

mardi 9 mai 2017

La malédiction Grimm

HISTOIRE

Elizabeth Drew, une ado de 15 ans, accepte un poste dans une bibliothèque qui ne va pas se révéler être une bibliothèque ordinaire.
Car on peut emprunter des objets divers et variés, quels qu'ils soient : instruments de musique, ustensiles de cuisine, chapeaux, robes, etc.
Parmi toutes ces collections, se trouve l'une des plus prestigieuses et des plus étranges : la collection Grimm. Elle renferme tous les objets des plus célèbres contes de fées : le miroir de la belle-mère de Blanche-Neige, les bottes de sept lieues, etc.
Mais une personne malveillante cherche à s'emparer de la collection Grimm et veut nuire à ses protecteurs...

CRITIQUE

J'ai commencé la lecture de ce roman des années auparavant, mais je n'ai malheureusement pas eu le temps de le terminer. J'ai alors pris mon courage à deux mains pour tenter de le lire une deuxième fois, et ça a payé : j'ai passé un bon moment, même si ce n'est pas aussi exceptionnel que ce que à quoi je m'attendais.

On découvre donc Elizabeth, notre narratrice, qui va se lancer dans un poste dans une étrange bibliothèque, poussée par son professeur d'histoires. Là, elle fait la connaissance de curieux personnages et va vite se rendre compte que certaines collections sont plus privilégiées que d'autres. Tel est le cas de la collection Grimm, qui semble d'ailleurs attiser bien des convoitises...

Vous l'avez sûrement compris par le titre, on nage en pleine réécriture de contes de fées. Ici, l'auteure reprend ceux des frères Grimm et les mélange pour les intégrer dans notre monde contemporain. Les objets des contes connus et moins connus sont répertoriés dans la bien nommée collection Grimm. On peut bien évidemment emprunter les objets, mais pas sans risque, et surtout pas sans conséquences...

C'est d'ailleurs le gros point fort de ce bouquin : l'univers des contes est parfaitement intégré dans notre univers, à tel point qu'ils font quasiment partie du quotidien ! On n'oublie pas bien sûr leur utilité magique... Et c'est précisément tout l'enjeu du récit.

Car durant la lecture, on se rend vite compte que la collection Grimm est prise pour cible. On ne sait pas par qui, mais les magasiniers remarquent depuis quelques temps des disparitions inquiétantes, des anomalies dans la collection Grimm et l'apparition d'un étrange oiseau qui semble nuire à tous ceux qui croisent son chemin...
Bref, on nous pose les bases d'une histoire inquiétante, teintée de curiosité (pour la bibliothèque où atterrit Elizabeth) et de fantastique (les objets des contes).

Pourtant, passé la moitié du récit, j'ai senti que je décrochais. Passé le cap de la découverte où j'avais, limite, des étoiles plein les yeux au vu des descriptions fournies par Polly Shulman, j'ai eu du mal à rester dans l'histoire.
Sans doute parce que le récit partait dans un truc auquel je ne m'attendais pas du tout. Cela m'a surprise, mais dans le mauvais sens. J'ai trouvé qu'on partait un peu dans tous les sens et cela m'a déstabilisée. Du coup, j'ai lâché un peu l'affaire, même si je voulais savoir comment l'auteure allait terminer son livre.
Je suis assez satisfaite de la fin... pas vraiment digne d'un conte de fées, mais c'est pas grave. Après tout, ça reste finalement une fin en somme toute basique...

Les personnages sont sympas, même s'ils ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable.
Elizabeth, la narratrice, reste encore la seule pour laquelle j'ai éprouvé le plus de sympathie. Elle nous raconte tout, avec sa vision des choses. On sent surtout son émerveillement du début face à ses découvertes des différentes collections, ses sentiments et ses émotions.
La plus sympa donc, à défaut d'être attachante.

On a Anjali, sans doute celle que j'ai eu le plus de mal à cerner. Elle se montre cool bien sûr, mais y a ce petit quelque chose qui fait que ça n'a jamais marché avec moi.
Idem concernant les deux garçons, Marc et Aaron, deux clichés sur pattes : le beau gosse sportif d'un côté et le ténébreux de l'autre...
Je trouve que les personnages secondaires ne sont pas très travaillés. Cela explique du coup mon manque d'empathie vis-à-vis d'eux.

En revanche, j'ai adoré la plume de Polly Shulman. Elle sait transporter son lecteur dans un monde féerique, par ses descriptions et aussi par l'action. On est happé dès le début, pour ne plus lâcher le bouquin avant la dernière page.

La malédiction Grimm est une découverte très sympathique, avec une réécriture très bien réalisée des contes des frères Grimm. L'auteure a d'ailleurs la bonne idée de parler de leurs contes connus et beaucoup moins connus, ce qui apporte un petit plus au roman.
Je regrette juste des personnages peu travaillés et une histoire qui a finit par me décrocher, suite à une deuxième partie qui part un peu en vrille.

dimanche 7 mai 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? (8)


Bonjour tout le monde !

On se retrouve aujourd'hui pour le rendez-vous du Lundi où je vous présente mes lectures passées, présentes et futures.

C'est parti !

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • La malédiction Grimm => Un récit très sympa qui reprend bien les éléments des contes des frères Grimm, connus et moins connus.
  • Là où tombent les anges => Un roman historique mettant en scène plusieurs femmes avant, pendant et après la Première Guerre Mondiale. Une lecture tout simplement superbe !
  • La femme sans tête => Un polar historique très fade avec des personnages creux et un style pompeux.
  • Elia, la Passeuse d'Âmes, tome 1 => Un premier tome dystopique avec une héroïne ultra attachante et un univers sombre, même si pas original. Mais, vu comment ça se termine, j'ai hâte de lire le tome 2 !


2. Que suis-je en train de lire ?


Les Pluies, tome 1 de Vincent Villeminot. J'ai hâte de voir ce que ce roman vaut ; en tout cas, le pitch semble très prometteur !

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n'ai pas prévu de lectures pour cette semaine.


Voilà, on se dit à la prochaine pour le rendez-vous du Lundi !

jeudi 4 mai 2017

[Bilan] Avril 2017


Hello tout le monde !

Aujourd'hui, on se retrouve pour le bilan livresque du mois d'Avril. Et je suis vraiment satisfaite : j'ai lu 23 livres. Et pour la première fois, depuis que j'ai repris la lecture, j'ai eu un coup de cœur pour un manga.
Avril a aussi été l'occasion de me remettre aux mangas et de découvrir des séries très sympas (sauf une). Du coup, cela me donne envie de poursuivre mes lectures de livres graphiques, y compris les bandes dessinées.

On va commencer de suite !


FLOPS

  • Maya Fox, tome 1 : La Prédestinée => L'histoire est très introductive et pas très intéressante. Les personnages ne sont pas très travaillés et les relations sont traités d'une façon WTF.
  • Le Clan de la Louve, tome 1 => Un roman qui met en scène des sorcières, mais l'héroïne, supposée intelligente, ne l'est pas tant que ça. Et la bataille finale en deux pages, non merci !
  • Hantée, tome 1 : Les Ombres de la ville => Le roman avait de quoi créer une ambiance sombre, ce qui est plus ou moins le cas. Mais ça reste finalement basique dans l'ensemble, les personnages sont sympas, mais sans plus. Sans compter Jack l'Eventreur utilisé à des fins purement commerciales.
  • L'auberge du mystère => Le plus gros flop du mois d'Avril. Tout est survolé : histoire, ambiance, personnages. L'enquête est résolue en deux temps, trois mouvements. Quand à la romance, je la définirais en un seul mot : BEURK !!!!!
  • Le sixième sommeil => Si les 100 premières pages sont plaisantes à lire, le reste part dans un trip totalement WTF qui m'a définitivement perdue. C'est dommage parce qu'avec un sujet aussi fascinant que le sommeil, y avait de quoi faire.
  • Liselotte et la forêt des sorcières, tome 1 => Un manga graphiquement très joli, mais encore une fois, c'est très introductif et il ne se passe pas grand chose. Sans compter l'héroïne très cruche.

BELLES DECOUVERTES

  • Le nouveau Petit Chaperon Rouge => Un livre d'images assez sympa, reprenant l'histoire du Petit Chaperon Rouge d'une manière parodique.
  • De la part du diable => Un roman historique assez sombre, sur fond de chasse aux sorcières.
  • Les Ailes d'Alexanne, tome 2 : Mikal => Un deuxième tout aussi sympa que le premier, mais les facilités scénaristiques sont encore plus grosses, renforçant l'aspect "jeunesse" de la saga.
  • Anna et le French Kiss => Une romane contemporaine toute mignonne, servie par des personnages attachants.
  • Je ne sais plus pourquoi je t'aime => Une ado remet sa vie en question suite à son amnésie. C'est pas original, y a des éléments qu'on devine facilement, mais ça se laisse lire et on passe un bon moment.
  • Bride Stories, tome 1 => Un manga très détaillé au niveau des dessins et l'histoire, proche du documentaire, se lit avec plaisir !
  • Populaire : l'histoire vraie d'une geek devenue reine du vintage => Une biographie qui met du peps et qui donne le sourire !
  • Fais-le pour maman => Un thriller là encore assez classique sur son fond, mais qui donne malgré tout envie de le lire jusqu'au bout.
  • Orange, tome 1 => Un manga qui pose question sur les conséquences de nos agissements sur le futur. Les dessins sont très jolis et les personnages sont hyper vivants et attachants.
  • The Walking Dead, tome 1 : Passé Décomposé => Le comic prend un chemin radicalement différent de la série TV, mais c'est sympa. Sans plus.
  • Que ta volonté soit faite => Un roman dérangeant, mettant en lumière notre fascination pour le mal.
  • Comme un conte => La Faërie est traitée à la fois d'une façon "fantastique" et "scientifique". Le roman dégage malgré tout un parfum de mélancolie, offrant une fin à la fois belle et triste.
  • Et tu trouveras le trésor qui dort en toi => Un livre qui remet en question nos certitudes, notamment par rapport à la religion.

TOPS

  • Le Puits des Mémoires, tome 2 : le Fils de la Lune => Un deuxième volet encore meilleur que le premier, avec son lot de révélations et de rebondissements !
  • The Lying Game, tome 1 : Tu es moi => Enorme surprise de ce mois, voilà un thriller jeunesse qui ne vous lâchera pas avant la dernière page ! Le genre de bouquin où vous soupçonnez tout le monde et qui ne vous laisse pas le choix que de lire direct le tome 2 !

COUP DE COEUR

  • Le maître des livres, tome 1 et 2 => Si vous n'aimez pas les livres, ce manga vous les fera aimer ! C'est tout simplement THE manga à lire pour tous les amoureux des livres !!!

Pour finir ce bilan, je dirais que j'ai commencé 9 sagas et j'en ai poursuivi trois.

Voilà, on se retrouve fin Mai pour le prochain bilan !

mercredi 3 mai 2017

Comme un conte

HISTOIRE

Tara a disparu à l'âge de 16 sans laisser de trace. Sa famille et son petit ami n'auront plus de nouvelles durant vingt ans.
Et voilà que le jour de Noël, Tara réapparaît. Elle semble bien portante, mais quelque chose a changé dans sa personnalité.
Comme si elle avait vécu dans un autre monde durant tout ce laps de temps...

CRITIQUE

Cela fait longtemps que je voulais lire ce titre ; de plus, il est sorti en poche depuis peu de temps. Une raison de plus pour me décider à l'emprunter.
Et je ne regrette pas : j'ai passé un bon moment avec cette lecture !

On suit donc Tara, revenue dans sa famille, après vingt ans d'absence, puisqu'elle avait disparu de la circulation durant son adolescence. Mais elle semble avoir changé, et pour cause : elle livre un étrange récit, comme quoi elle aurait été enlevée par des fées !

C'est précisément ce point qui me séduisait dans le roman ; voir comment la Faërie, le peuple des fées, serait traité dans ce récit. Et je ne suis pas déçue.
Certes, on découvre des éléments propres aux récits fantastiques qui mettent en scène des fées : on apprend par exemple qu'ils sont très cultivés (bien plus que les humains, leurs connaissances étant plus étendues que les nôtres) et sont très portés sur le sexe. Tara nous dépeint une société aux antipodes de la nôtre, analysée d'ailleurs de façon très "scientifique" par le psychologue qu'elle suit.

Ces analyses sont très intéressantes à lire, puisqu'elles mettent en lumière la psychologie de Tara au travers de ces histoires, mais elles posent aussi question : la jeune femme dit-elle vraiment la vérité ? N'est-elle pas en train de raconter des histoires à dormir debout pour justifier maladroitement son absence ?
Et ce questionnement reste dans la tête durant la première partie du récit. Je me suis demandée si j'avais vraiment un livre fantastique entre les mains.

Et pour ajouter à la confusion, l'auteur suit plusieurs personnages, en plus de Tara. Sa famille bien entendu, à commencer par son frère, Peter, très sceptique sur les dires de sa sœur ; ou encore Richie, son ex-petit-ami qui ne sait pas trop quoi en penser. Idem pour le psychologue que Peter va engager pour suivre la jeune femme.
On a aussi le point de vue de la femme de Peter et de leurs enfants ; tous vont apporter leur grain de sel dans l'étrange histoire de Tara.

Et puis, arrive la deuxième moitié du roman. Et là, on comprend qu'on est clairement dans une histoire fantastique grâce à un personnage en particulier. S'il se manifeste qu'au travers des dires de Tara (ce qui explique pourquoi on la remet en cause puisqu'on n'a pas de "preuve" véritable de son existence), il apparaît clairement aux yeux du lecteur, puisqu'il espionne la jeune femme. Il finira même par se montrer à certains protagonistes, amenant son lot de scènes étranges et angoissantes.

Tous ces points nous amènent à cette question : comment tout cela va se terminer ?
La fin apporte une conclusion satisfaisante. Personnellement, je ne voyais pas trop comment l'auteur terminerait son récit et ce qu'il offre m'a paru totalement logique. C'est à la fois beau et triste ; j'ai eu un gros pincement au cœur quand j'ai tourné la dernière page.

Le gros souci que j'ai eu, c'est le manque d'attachement des personnages. Je n'ai pas éprouvé d'empathie particulière pour eux, excepté Tara.
Cette dernière se retrouve dans notre civilisation, totalement perdue et ne maîtrisant plus aucune règle. Elle se heurte à l'incrédulité de ses proches et aux analyses parfois pompeuses de son psy. Et pour ne rien arranger, elle doit aussi veiller à leur sécurité.
Pour les autres, je n'en retiens rien de spécial ; en fait, j'ai eu l'impression d'avoir des clones sous les yeux, tant leur personnalité est peu travaillée. Du coup, y a pas d'attachement spécifique ; comme Tara, on se sent bien seul face à tout ce petit monde.

C'est le premier roman de Graham Joyce que je lis et j'ai bien aimé sa plume. Là encore, j'en retiens rien de spécial, si ce n'est qu'il a su instaurer une ambiance très particulière dans son intrigue. On en ressort triste et satisfait à la fois, amenant même parfois un sentiment de mélancolie dans certaines scènes.

Un roman qui m'a bien plu, même si les personnages sont tellement peu travaillés qu'on dirait des clones. Tara est celle qui s'en sort le mieux.
C'est sympa à lire, même si la plume n'est pas exceptionnelle, mais je retiens surtout la façon dont Faërie est traité et la fin satisfaisante. 

mardi 2 mai 2017

Que ta volonté soit faite

HISTOIRE

Dans une petite ville de l'Amérique profonde, vit Jon Petersen. Un homme qui semble normal aux premiers abords, mais qui cache une nature noire. Très noire.

CRITIQUE

Maxime Chattam est un auteur français très connu. Pourtant, je n'ai quasi pas lu ses ouvrages et j'ai voulu tenter Que ta volonté soit faite, avec son pitch très intriguant.
Et non seulement l'histoire intrigue, mais est aussi carrément dérangeante par moments. Une lecture qui ne laisse nullement indifférent.

Ce qui frappe dans l'histoire, c'est qu'on apprend à connaître un personnage en particulier : Jon Petersen. On le découvre enfant, puis adolescent et enfin adulte.
Et dès les premières pages, on se rend compte qu'il n'est pas "normal". Il possède des aptitudes totalement réprouvées par la société.

Et malgré tout cela, on ne peut s'empêcher de se sentir fasciné par ce garçon qui choisit de céder à ses pulsions, qu'elles soient sexuelles ou meurtrières. En cela, la lecture est très dérangeante. Parce qu'on se surprend à suivre ce bonhomme qui s'enfonce dans la violence, sans jamais éprouver le moindre remord. Ce qui rend bien sûr le personnage totalement détestable.

Malgré cela, je n'ai pas pu m'empêcher de lire ce roman d'une traite. L'auteur ne recule devant aucun tabou et n'épargne personne : drogue, prostitution, sexe, sang qui coule à flots ou encore viol... Bref, c'est très, très noir.
Quand à la fin, elle risque de surprendre plus d'un. Il faut dire qu'elle est très originale par rapport à d'autres fins plus "classiques". Cela nous donne à réfléchir par rapport à la morale de toute cette histoire. 

Ce qui frappe aussi dans ce bouquin, c'est la religion, très présente. De part son titre (un extrait du Notre Père), on s'aperçoit très vite que deux "clans" religieux s'affrontent : les méthodistes et les luthériens. Une cohabitation froide qui joue sur l'intrigue, puisqu'elle va apporter son lot de scènes déchirantes.

Ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, c'est l'écriture de Maxime Chattam, qui n'est pas sans rappeler Stephen King. Que ce soit dans sa manière de dépeindre la nature humaine, les descriptions ou même le lieu de l'intrigue (un patelin paumé où tout le monde se connaît) ; tous ces éléments m'ont fait revivre les quelques lectures que j'ai pu faire de l'auteur de Carrie ou encore Shining.
C'est très vivant et immersif : on ne quitte jamais le bouquin avant la dernière page et quand c'est le cas, on veut absolument reprendre la lecture, tant on est pris dans l'intrigue.

La nature humaine, décrite ici, est loin d'être rose. Jon Petersen en est le parfait exemple. A la fois monstrueux et fascinant, il ne laisse personne indifférent. Mais on se demande sans cesse jusqu'où il est prêt à descendre pour assouvir ses pulsions et ses instincts les plus vils.

Riley, son fils, est beaucoup plus attachant. Il faut dire qu'avec un père pareil, pas étonnant qu'il se comporte de telle sorte dans le roman ! Ceci dit, une question demeure : le mal est-il héréditaire ? Peut-il se transmettre de père en fils ?
Cette question, je me la suis posée une bonne partie de ma lecture. C'est pourquoi je suis d'autant plus satisfaite du sort qui lui est réservé.

On a aussi le shérif, un peu paumé par ce qui se passe, mais qui possède ses forces et ses faiblesses. C'est un personnage qui m'a beaucoup plu, de par son caractère et son désir de régler les problèmes de la ville. Mais il va vite se heurter au manque de preuves sur les crimes commis, ainsi qu'aux habitants dont certains veulent faire justice eux-mêmes.

Malsain et dérangeant ; tels sont les adjectifs qui qualifient ce livre. Ce qui ne m'a pas empêchée de l'apprécier.

lundi 1 mai 2017

Le maître des livres, tome 2

HISTOIRE

Mikoshiba continue de conseiller les usagers de la bibliothèque pour enfants "La Rose Trémière".
Que ce soit une femme amoureuse de son patron, un adolescent désireux d'illustrer des livres pour enfants ou encore un père qui souhaite se réconcilier avec sa fille ; tous vont, au travers de la littérature enfantine, se retrouver et donner un nouveau sens à leur vie.

CRITIQUE

Le premier tome a été un tel coup de cœur que je n'ai pas pu m'empêcher d'emprunter directement les tomes suivants ! Et ce manga est toujours aussi géniallissime à lire ! A tel point point que j'envisage sérieusement d'acheter les tomes pour commencer ma mangathèque personnelle !

On retrouve ici Mikoshiba, notre bibliothécaire toujours aussi passionné mais toujours aussi rustre quand il s'agit de parler (le pauvre M. Miyamoto en fait régulièrement les frais !), avec ses deux jolies collègues et les usagers (nouveaux ou fréquents) qui se retrouvent au travers des histoires qu'ils lisent.

Ce qui m'a beaucoup plus dans ce deuxième tome, c'est qu'on apprend à connaître davantage nos personnages. Notamment sur Kayo qui, vous allez voir, a une vie de famille difficile. La séquence avec son père est d'ailleurs très touchante.
Mikoshiba aussi nous révèle une nouvelle surprise à la fin du manga ; je n'en dirais rien pour ne pas spoiler, mais sachez que cela risque de provoquer bien des remous au sein de la bibliothèque et de son équipe !

Mais ce que j'aime plus que tout dans cette série, c'est la place de la littérature dans la vie de nos protagonistes. Quel que ce soit le genre littéraire, chaque nouveau venu trouve matière à réfléchir à sa vie personnelle et tenter, par la suite, de sortir du problème auquel il est confronté. Et comme souvent, les livres en question, forment un parallèle avec les tourments que traversent nos héros.
Et une fois encore, Umiharu Shinohara nous présente des récits pas toujours connus dans nos contrées, mais pas toujours. De temps en temps, il présente des récits qu'on peut trouver facilement dans les rayons des librairies et/ou des bibliothèques.

Parmi les nouveaux venus, on a un adolescent désireux d'illustrer des livres pour enfants. Rêve qu'il préfère garder secret, par peur des moqueries de ses camarades.
J'ai adoré la scène où il raconte sa première histoire à des petits ; la façon dont ils sont à fond dans le récit, comment les dessins sont présentés... Bref, un moment tout simplement savoureux qui reste d'ailleurs mon préféré sur les tomes que j'ai lu jusqu'à présent !

J'ai beaucoup aimé aussi la scène avec le vieil homme qui souhaite retrouver un titre pour honorer la mémoire d'un ami d'enfance. La façon dont Mikoshiba gère le problème est tout simplement fantastique : je me suis totalement reconnue là-dedans !

Bref, tout ce petit monde est plus attachant que jamais. Que ce soit les persos principaux ou secondaires, ils ont tous ce petit quelque chose qui fait qu'ils marquent de leur empreinte les murs de "La Rose Trémière". A tel point que j'ai toujours ce petit pincement au cœur quand j'ai terminé la lecture de ce deuxième tome.

Le coup de crayon est toujours aussi agréable à l’œil, même si c'est pas non plus exceptionnel. J'aime toujours autant le chara-design des persos féminins, plus "agréables" à regarder que celui de ces messieurs.

Ce deuxième volet est toujours aussi succulent ; on en apprend plus sur nos personnages et la littérature reste le centre de ce manga puisqu'il permet à nos héros de tirer les leçons de leur vie respective.
Tout simplement géniallissime !

C'est Lundi, que lisez-vous ? (7)


Bonjour tout le monde !

On se retrouve pour le rendez-vous du Lundi, avec la présentation de mes lectures passées, présentes et futures.

C'est parti !

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

  • Que ta volonté soit faite => Un thriller qui met un scène un esprit complètement dérangé, mais où notre fascination pour le mal est clairement mis en exerbe. Assurément une lecture dérangeante.
  • The Walking Dead, tome 1 : Passé décomposé => Suite à ma découverte de la série TV, je voulais lire le comic. Ce dernier prend un chemin radicalement différent, mais j'ai malgré tout passé un bon moment. Je regrette juste l'action qui va trop vite.
  • Le maître des livres, tome 2 => Toujours aussi bon, ce deuxième volet nous en apprend davantage sur nos bibliothécaires.
  • Comme un conte => Un récit mettant en scène l'univers de Faërie. Mais le doute subsiste : Tara dit-elle la vérité ou ment-elle ? Une lecture divertissante et plutôt bien menée.
  • Et tu trouveras le trésor qui dort en toi => Mon premier Laurent Gounelle et c'est plutôt pas mal. Un récit où on remet en question nos certitudes et notre rapport à la religion.


2. Que suis-je en train de lire ?


La malédiction Grimm de Polly Shulman, une lecture très sympa pour l'instant. J'ai hâte de voir ce qui va arriver aux personnages !

3. Que vais-je lire ensuite ?


J'ai prévu deux lectures : Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet, un roman historique. Et je pense enchaîner avec Elia, la Passeuse d'âmes de Marie Vareille.

On se dit à la semaine prochaine pour le prochain numéro du Lundi !

samedi 29 avril 2017

Liselotte et la forêt des sorcières, tome 1

HISTOIRE

Liselotte vit avec ses deux domestiques, Alto et Anna, dans une maison située en retrait, en pleine campagne.
On raconte que la forêt qui l'entoure est peuplée de sorcières. Un jour, Liselotte en croise une sur sa route. Il faudra l'intervention d'un mystérieux jeune homme pour la sortir de ce mauvais pas...

CRITIQUE

De Natsuki Takaya, j'en garde un bon souvenir avec Fruit Baskets. J'avais bien aimé le manga, même si je ne suis jamais arrivée au bout des 23 volumes. Et je précise que je n'ai jamais visionné l'animé.
J'avais également commencé Twinkle Stars des années auparavant, mais là encore, je n'ai jamais conclu cette série.
Et voilà que je me lance dans Liselotte et la forêt des sorcières, une série dont le pitch de ce premier tome me tentait énormément.
Je pense donner ma chance au tome deux, parce que là, c'est pas très concluant...

Comme le titre l'indique, on suit Liselotte, une jeune demoiselle qui vit dans un trou perdu, avec pour seuls compagnies ses deux domestiques : Anna et Alto, des jumeaux qui veillent à son bien-être et sa sécurité.
Mais l'arrivée d'un jeune homme aux yeux roses pâles va chambouler le quotidien de notre trio...

Ce qui m'a déçue dans ce volet, c'est qu'on reste énormément dans l'introduction. Certes, c'est bien de présenter les personnages et le contexte ; mais en dehors de la sorcière que Liselotte rencontre et son sauvetage, y a pas grand chose qui se passe.

On a bien l'arrivée d'Engetsu (l'homme mystérieux dont il est question) et celle d'un quatrième personnages, assez drôle, je vous l'avoue. Mais y a pas beaucoup d'actions, et l'aspect fantastique est aussi peu présent.

En fait, la mangaka ne donne guère d'indications sur les sorcières et la forêt entourant la maisonnée. Ça reste très flou et on n'apprend pas grand chose. Ceci dit, vu la fin intriguante, cela me donne envie de poursuivre la série, afin de voir si elle évoluera par la suite.

Si l'histoire n'est pas très passionnante, les personnages eux, le sont davantage. Enfin, sauf l'héroïne principale.
Parce que Liselotte est clairement une grosse tête de linotte (non, non, j'ai pas fait exprès d'utiliser ce mot !) ; elle change constamment d'avis comme de chemise, ramène un type qu'elle ne connaît guère chez elle et le laisse s'installer tranquillement chez elle, se montre parfois gnan-gan dans ses réflexions...
Bref, une héroïne assez cruche à laquelle je ne me suis pas attachée du tout !
MAIS... Je l'écrit en majuscule, parce que, malgré tout, la jeune femme semble posséder un passé mystérieux.
On apprend une ou deux choses sur sa présence dans cette curieuse maison, mais de manière suffisamment développé pour qu'on ait tous les éléments en main. Résultat : elle a quand même ce petit côté "intriguant" qui donne envie d'en apprendre plus sur elle. Elle ne part donc pas complètement sur une note négative.

Pourtant, j'ai largement préféré les autres persos qui gravitent autour d'elle. A commencer par Alto et Anna, les jumeaux.
Et Liselotte a du bol d'avoir deux domestiques bien plus terre-à-terre qu'elle, qui prennent soin d'elle et veillent sur sa sécurité !
Je les ai trouvés très attachants et les mieux développés de toux ceux qu'on croise dans ce premier tome. Enfin, "développé", c'est un bien grand mot, mais ce sont les plus présents, et donc, les mieux traités dans le caractère.

On a aussi Engetsu, le type hyper mystérieux que Liselotte semble d'ailleurs bien connaître. A ce stade, je peux pas trop en dire quoi que ce soit ; il a l'air de cacher bien des choses.
Et concernant le quatrième bonhomme, j'en dirais pas grand chose pour vous laisser la surprise, vous sachez qu'il apporte la touche d'humour en plus dans le récit et que je l'ai trouvé tout simplement succulent à suivre !

Je retiens aussi le coup de crayon de Natsuki Takaya, reconnaissable facilement ; les yeux de ses personnages très grands (plus encore que ceux qu'on a l'habitude de voir dans les mangas, mais ce n'est que mon point de vue) et une proportion à dessiner des visages très doux. Ce qui est très flagrant pour les protagonistes féminins.

Il fallait bien qu'un manga soit tôt ou tard un flop. Et c'est tombé sur Liselotte et la forêt des sorcières. L'histoire est très introductive et l'héroïne est assez cruche.
Mais je retiens le grand mystère qui plane autour de ce volet et le chara-design de tout ce petit monde. C'est pour ces deux raisons que je poursuivrais la série, en espérant qu'elle s'améliore dans les tomes suivants.

vendredi 28 avril 2017

Orange, tome 1

HISTOIRE

Un matin, Naho reçoit une drôle de lettre : il s'agirait de la Naho du futur qui lui écrirait du temps où elle était au lycée, afin qu'elle puisse changer le cours de l'histoire !
Faut-il croire cette histoire abracadabrante ? Naho va pourtant vite s'apercevoir que les événements décrits dans les lettres se réalisent vraiment.
Mais peut-elle vraiment changer le futur ?

CRITIQUE

Je suis tombée sur ce titre par hasard, et j'ai trouvé la couverture toute mignonne. Et comme je voulais continuer ma redécouverte du manga, suite à mes précédentes lectures très positives dans ce genre, je l'ai donc emprunté.
Verdict ? Encore une série que je vais suivre de près car j'ai beaucoup aimé ce premier tome. Et comme la série est courte (cinq volumes à peine), je compte bien la poursuivre jusqu'au bout !

Orange met en scène Naho, une lycéenne qui vit sa vie tranquille avec sa petite bande d'amis. Ils vont même accueillir Kakeru, le nouvel élève qui va rapidement trouver ses marques.
Mais Naho a un secret : elle a reçu des lettres de sa future elle ! C'est la Naho âgée d'une trentaine d'années qui lui écrit pour qu'elle puisse changer les événements survenus au lycée.
Mais la version ado de Naho hésite : doit-elle y croire ? Et surtout, peut-elle vraiment changer le cours des choses ?


C'est tout ce questionnement qui est au centre de ce premier tome. Naho, au début incrédule, va peu à peu essayer de modifier son présent pour que son futur soit modifié. Mais est-ce que ces changements vont altérer sa future version d'elle-même ? Voire celle de ses proches ?
Je trouve dommage que le manga ne montre pas l'influence des agissements de la Naho ado sur la Naho du futur. Peut-être en parlerons-nous dans les tomes suivants, mais cette absence de conséquences sur le passé et et le futur m'ont vraiment fait défaut. Ce qui explique pourquoi ce manga n'est pas un coup de cœur.

En revanche, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'intrigue est amenée, au travers de ces fameuses lettres. Et surtout, la réflexion qu'elles apportent : peut-on vraiment effacer les regrets du passé ? Ne risque-t-on pas d'en créer de nouveaux ?
C'est autant de questions auxquelles Naho (ado) est confrontée. Et c'est ce cheminement intérieur qui va la pousser à accomplir des actions qu'elle ne se pensait pas capable de faire (cf. le match de base-ball). C'est aussi l'occasion pour elle de se positionner par rapport à Kakeru, le nouvel élève de sa classe, auquel elle va éprouver des sentiments très forts.
Bref, l'histoire se révèle doucement et nous montre deux visions : celle de Naho au lycée et la Naho du futur (même si ses apparitions sont plutôt brèves) où on la voit avec ses anciens camarades ; et on se rend compte qu'elle est rongée par le regret. Ce qu'elle dévoile d'ailleurs dans ce volet ne fait que confirmer sa motivation à demander à sa version lycéenne de modifier le temps.

Les personnages présentés sont tellement attachants !
A commencer par Naho (version lycée), qui va petit à petit se découvrir une force insoupçonnée, grâce aux lettres qu'elle a reçu. Elle se pose beaucoup de questions, certes, mais elle ne se contente pas d'être passive en se demandant sans arrêt si ce qu'elle vit est vrai ou pas. Elle finit par prendre les choses en main, malgré ses hésitations parfaitement compréhensifs.
Une héroïne vraiment attachante qui risque fort d'évoluer par la suite. Et j'ai hâte de voir ça !
On a aussi Kakeru, mystérieux, mais qui se révèle aussi. Bon, beaucoup plus en douceur que Naho, mais je le trouve très intéressant.
Les autres persos de la bande sont tous sympas, même si plus en retrait par rapport aux deux autres cités précédemment. Mais ils apportent chacun leur touche personnelle et offrent des moments d'amitié bienvenus dans ce récit.

J'aime beaucoup le chara-design de tout ce petit monde ! Surtout Naho, qui possède, je trouve, un visage très doux. L'ensemble est très agréable à regarder.

Voilà un nouveau manga que je vais suivre de près ! Une histoire mêlant présent et futur, des personnages attachants et un coup de crayon agréable font d'Orange une belle découverte à savourer comme le fruit dont elle porte le titre !

jeudi 27 avril 2017

Fais-le pour maman

HISTOIRE

A l'âge de sept ans, Sebastien assiste à un drame familial : sa sœur est poignardée par sa mère et cette dernière l'accuse à sa place. Cet événement va bouleverser la vie du petit garçon.
A tel point que, des années plus tard, les fantômes du passé vont resurgir et menacer de l'engloutir.
Définitivement.

CRITIQUE

Je suis déjà tombée sur ce titre par hasard à la bibliothèque et, curieuse, je l'ai emprunté. Et même si ce titre n'est pas exceptionnel, j'ai passé un bon moment.

On suit Sebastien, un médecin réputé qui cache pourtant un passé sordide : sa mère a poignardé sa sœur aînée alors qu'il n'avait que sept ans. Elle l'accusera à sa place, mais ni la police ni les psychiatres ne croient sa version des faits. Mais le mal est fait : ce drame va transformer à jamais le petit garçon.
Et voilà que des années plus tard, le passé resurgit...

Le point vraiment positif de ce roman, c'est qu'on suit plusieurs personnages. Sebastien, bien sûr, mais aussi Claire ou encore Léa, la fille de notre médecin.
L'auteur nous dépeint des personnages abîmés par la vie, qui veulent pourtant s'en sortir. 
Mais je relève malgré tout un choix de narration pas toujours maîtrisé : seule Léa bénéficie d'une narration interne où elle nous fait part de ses ressentis. Sebastien et Claire, eux, sont des narrateurs externes.
Je n'ai pas trop compris pourquoi l'auteur a pris le parti de faire des narrations différentes. Ceci dit, cela nous permet de découvrir tous les éléments qui échappent aux protagonistes.
Et c'est peut-être ça le problème.

Parce que détenir toutes les clés de l'intrigue m'a permis de deviner pas mal de choses concernant l'intrigue. Cela ne donne donc (presque) aucun élément de surprise.

Mais curieusement, l'auteur offre une telle tension à ses lecteurs à mesure qu'on avance dans la lecture qu'on ne peut pas la lâcher. Et même si j'avais deviné les gros éléments, la fin m'a surprise. Je ne m'attendais pas à un final aussi incroyable !

Les personnages sont attachants, de par leur passé difficile. Enfin, je me suis surtout attachée à Claire.
Parce que Sebastien possède un caractère assez étrange, qui peut le faire paraître "suspect" à certains moments (un peu comme le père dans Le tueur à la cravate de Marie-Aude Murail). Du coup, cela le rend par moment assez antipathique.
Heureusement, ses filles se révèlent bien plus attachantes que leur père. Surtout Léa, qui va se révéler posséder une force de caractère qu'elle ne soupçonnait pas.

Concernant le style, c'est assez percutant : l'auteur va à l'essentiel et nous offre un récit dont la tension monte crescendo, jusqu'au final surprenant !

Si ce thriller n'est pas exceptionnel (j'avais déjà deviné les gros moments du récit), j'ai malgré tout passé un bon moment. Les personnages sont attachants, sauf Sebastien de part son étrange comportement.
Assurément un roman sympa !

mercredi 26 avril 2017

Populaire : L'histoire vraie d'une geek devenue reine du vintage

HISTOIRE

Maya Van Wagenen n'est pas populaire. Elle mène une existence banale avec sa famille et ses rares amis au collège.
Elle décide alors de se lancer dans une expérience originale : suivre les conseils de Betty Cornell, une top-model des années 40/50 qui a écrit un guide pour les adolescentes de son époque.
Est-ce qu'ils sont toujours d'actualité en 2014 ? C'est ce que Maya va tenter de découvrir.

CRITIQUE

Je suis tombée par hasard sur ce livre et j'ai de suite été attirée par la couverture, très colorée et qui serait parfait à lire sur la plage, en été.
Et c'est une découverte très sympa !

On suit donc, Maya, la narratrice qui va nous raconter l'expérience à la fois curieuse et originale qu'elle va mener pendant un an : suivre les conseils de Betty Cornell, ancien mannequin des années 40/50. Cette dernière a écrit un ouvrage donnant des conseils de mode, beauté, maquillage, etc. à des adolescentes de son époque. Mais sont-ils encore "valables" en 2014 ? 

C'est tout l'intérêt de l'expérience et Maya va nous faire partager ses découvertes, ses joies et ses déconvenues à travers cette expérience. On va la suivre durant un an, suivre pas à pas les conseils de Betty dans les domaines tracés dans son guide. Pour l'adolescente, c'est l'occasion de repenser sa façon de s'habiller, ses premiers pas en maquillage, mais aussi sa façon d'appréhender les autres et surtout elle-même.

Bien plus qu'un simple changement, ce sera l'occasion pour Maya de davantage s'ouvrir aux autres, d'apprendre à mieux les connaître et à réfléchir sur le sens du mot "populaire". Parce que bon, c'est quoi la popularité dans le fond ?
Bref, la jeune fille timide du début s'affirme de plus en plus, quitte à s'attirer les moqueries de ses camarades. Son comportement va même provoquer quelques secousses au sein du collège où tout le monde prend tout pour acquis.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans le récit, c'est le partage. Maya nous livre en effet toutes ses pensées ; ses instants de bonheur, mais aussi de découragements. Car à plusieurs reprises, elle nous fait part de son envie de jeter l'éponge. Pourtant, elle continuera l'expérience encore et encore, jusqu'au final que j'ai trouvé très touchant.

En plus, l'auteure a l'excellente idée de nous faire partager des extraits du guide de Betty, mais surtout des photos où elle nous dévoile les facettes de l'expérience : les vêtements qu'elle porte, sa nouvelle coiffure ou encore des photos plus intimes, où on la voit avec sa famille. Cela la rend encore plus attachante et on peut vraiment suivre l'expérience jusqu'au bout. Je trouve que l'aspect visuel apporte un petit plus à ce récit.

Maya nous livre tout, à la manière d'un journal intime ; de ce fait, son texte est très vivant et on est directement plongé dans le bain. J'ai beaucoup aimé sa plume et son désir de faire partager son expérience au plus grand nombre. Sa chaleur et sa franchise transparaissent dans toutes les pages. Cela ne la rend que plus attachante aux yeux du lecteur. J'ai aimé suivre son évolution et la voir prendre de l'assurance à mesure qu'elle nous narrait son histoire. La Maya du début n'est plus du tout la même quand on la quitte.

Voilà un très joli récit que nous offre Michel Lafon. Un texte vivant où la narratrice nous raconte son expérience qui l'a transformée. Un roman très rafraîchissant pour l'été qui approche petit à petit !

mardi 25 avril 2017

Le maître des livres, tome 1

HISTOIRE

A la bibliothèque "La Rose Trémière", Mikoshiba n'hésite jamais à guider les usagers qui cherchent un livre précis.
Que ce soit un adulte ou un enfant, ses méthodes, parfois rustres, permettent surtout de découvrir des tranches de vie.

CRITIQUE

Pour continuer sur ma lancée avec les mangas, j'ai voulu découvrir cette série, centrée sur les livres. En tant que lectrice assidue et fréquentant régulièrement les bibliothèques, cela ne pouvait que me parler.
Verdict : ce premier tome est mon premier coup de cœur depuis que je me suis remise à la lecture !

Pourtant, pas de fantastique, pas de suspens ; juste Mikoshiba et ses collègues qui font tourner une bibliothèque spécialisée sur les livres pour enfants. Au travers de ce bâtiment et de plusieurs livres, on découvre des personnages secondaires qui traversent tous un moment difficile dans leur vie ; la lecture sera une sorte de catharsis qui va leur permettre de dépasser leurs difficultés et mieux s'ouvrir au monde.

Evidemment, avec un thème pareil, je ne pouvais qu'être conquise : chaque personnage se retrouve dans son histoire personnel au travers d'un récit fourni par Mikoshiba, la plupart du temps. Pour le mangaka, c'est l'occasion de nous conter ces petits aspects de la vie quotidienne qui trouvent un parallèle parfois troublant avec les romans dont il est question dans ce premier volet.

Les livres sont donc LE point central de la série, puisque non seulement ils permettent aux protagonistes de faire le point sur eux-mêmes, mais c'est aussi l'occasion de découvrir des titres pas forcément connus dans nos contrées.
Et les quelques romans présentés sont de genres différents : aventure, suspens, policier, conte... Umiharu Shinohara a l'excellente idée de dévoiler plusieurs types d'histoires, susceptibles de plaire à tous. Et de nous rappeler qu'il n'y a pas d'âge pour apprécier des livres pour enfants !

Les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, sont hyper attachants.
A commencer par Mikoshiba, le bibliothécaire. Avec ses manières rustres, il peut détonner, mais il se révèle passionné par son métier et vraiment désireux d'aider les usagers dans leurs requêtes. Cela le rend d'autant plus attachant que ce premier tome nous permet de trouver l'origine de son amour pour la lecture.
Ses deux collègues féminines, Kayo et Mizuho sont tout aussi passionnées, même si plus en retrait. J'ai hâte d'en apprendre plus sur elles dans les volumes suivants !

On a aussi M. Miyamoto, premier personnage qui ouvre le récit et qui va se révéler un usager assidu après sa rencontre avec Mikoshiba. Il semble cacher pas mal de choses, mais il se révèle très gentil, malgré les sautes d'humeur de l'unique bibliothécaire masculin auquel il fait régulièrement les frais. Mais son rôle risque fort d'être plus important dans la suite de la série !

Parmi les autres protagonistes, on a pêle-mêle un jeune garçon qui va découvrir que chaque livre peut renfermer un potentiel trésor ; une mère hyper protectrice qui va devoir apprendre à lâcher du lest pour son petit garçon...
Bref, une galerie qui ne demande qu'à s'étoffer, même si on risque de les recroiser par la suite.

Pour terminer sur le coup de crayon, faut pas s'attendre à un sens du détail très poussé. Si les dessins sont très sympas, je n'en retiens rien d'exceptionnel. Mais j'apprécie tout particulièrement le chara-design des personnages féminins, même si certaines d'entre elles ont presque tendance à se ressembler. Mais ce petit détail ne m'a pas empêchée d'apprécier ce manga, bien au contraire !

A tous les amoureux des livres et des bibliothécaires, ce manga est fait pour vous ! Un coup de cœur magistral qui me donne non seulement envie de lire la suite, mais aussi de vous faire partager plus que jamais mon amour des livres !

lundi 24 avril 2017

Bride Stories, tome 1

HISTOIRE

A 20 ans, Amir est mariée à un garçon de huit ans son cadet. Elle vit désormais dans une tribu totalement différente de la sienne et doit apprendre à vivre dans sa nouvelle communauté.
Mais sa famille, qui a trouvé un arrangement matrimonial plus avantageux, décide de faire marche arrière et de la récupérer.

CRITIQUE

Depuis que j'ai repris la lecture, j'ai eu l'envie de me remettre aux mangas. Il faut savoir que je suis davantage tournée vers les romans que les bandes dessinées, qu'elles soient franco-belges, japonaises ou autre.
Mais j'ai malgré tout décidé de retenter l'aventure en empruntant quelques séries, pour recommencer l'aventure du manga, et Bride Stories fait partie de ceux-là. Suite aux avis très positifs sur la blogosphère, j'ai voulu découvrir le style graphique de Kaoru Mori à travers cette saga et j'en suis très contente ; c'est une très belle surprise !

On suit donc Amir dans sa nouvelle vie, à la suite de son mariage avec un garçon de huit ans son cadet, Karluk. Malgré leur différence, les époux vont apprendre à se connaître et à s'apprécier mutuellement. Jusqu'au jour où la famille d'Amir décide de la récupérer, ayant trouvé un mariage plus avantageux pour leur clan.

Ce que je retiendrais surtout de ce manga, c'est le coup de crayon formidable de la mangaka. Elle apporte un soin tout particulier aux détails : que ce soit les vêtements, la faune ou la flore, chaque planche est un régal pour les yeux. Rien que la couverture offre un travail splendide, mais à l'intérieur, c'est carrément de l'orfèvrerie !

L'histoire en elle-même est plutôt plaisante, même si pas extraordinaire : on suit Amir dans sa nouvelle vie d'épouse, au sein de sa belle-famille et de sa tribu.
J'ai d'ailleurs été agréablement surprise par la façon dont elle gère ce nouveau départ ; elle n'hésite jamais à rendre service et ses relations avec sa belle-famille sont au beau fixe.
On suit donc leur quotidien, dans l'Asie centrale du 19ème siècle. Evidemment, autre époque, autres mœurs. Cela peut paraître surprenant, voire choquant qu'une femme de 20 ans épouse un gamin d'à peine 12 ans. Pourtant, ce qui était un barrage pour moi au début est rapidement tombé et cet élément ne m'a plus dérangée durant ma lecture.
Je me suis même surprise à penser qu'Amir et Karluk forment un couple tout mignon. On ne ressent pas l'amour attendu, mais malgré tout, un petit quelque chose se passe entre eux. Ils s'apprécient mutuellement et s'entraident constamment.
Non vraiment, j'ai beaucoup aimé ce petit couple^^

Amir est une héroïne que j'affectionne beaucoup. Déjà, son chara-design me plaît énormément ; ensuite, elle a une personnalité affirmée. Elle pratique la chasse avec dextérité et se montre d'une gentillesse et d'une générosité exemplaire. Je pense surtout à la fin avec Karluk ; son dévouement envers son mari est tout simplement exemplaire !

Karluk est un garçon très gentil, même s'il est plus enfantin. Logique, me direz-vous, suite à son âge. Pourtant, il se révèle tout aussi attentionné envers sa femme et sa famille. On sent qu'il est très attaché à eux et que c'est réciproque.

Comme écrit plus haut, nous sommes au 19ème siècle, dans le quotidien d'une tribu d'Asie centrale. J'ai adoré cet aspect historique très bien mis en avant où j'ai appris pas mal de choses de cette époque. Déjà par le sens très poussé du détail, mais je ne serais pas surprise si la mangaka s'est documentée avant de se lancer dans sa série : parce que j'ai vraiment eu l'impression de "lire" un documentaire. Mais pas du tout ennuyeux et terriblement passionnant ! 

Bride Stories ne pouvait pas être un meilleur point de départ pour redécouvrir les mangas. Kaoru Mori possède un sens du détail tout simplement extraordinaire et l'histoire, proche du documentaire, est très sympa à suivre.
Une très jolie découverte !

C'est Lundi, que lisez-vous ? (6)


Bonjour tout le monde !

On se retrouve comme toutes les semaines pour le rendez-vous du Lundi où je vous présente mes lectures passées, présentes et futures !

C'est parti !


1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • The Lying Game, tome 1 : Tu es moi => Un premier tome introductif, mais terriblement addictif. Une énorme surprise qui se révèle être sans doute LE top du mois d'Avril !
  • Bride Stories, tome 1 => J'ai décidé de me remettre doucement aux mangas et Bride Stories est une bonne surprise. J'aime le sens du détail apporté par la mangaka et l'histoire en elle-même est plutôt sympa.
  • Le maître des livres, tome 1 => ÉNORME coup de cœur pour ce premier volet !!! Si vous êtes un amoureux des livres, alors ce manga est fait pour vous !
  • Populaire : L'histoire vraie d'une geek devenue reine du vintage => Un récit rafraîchissant sur une adolescente qui tente pour expérience pour le moins surprenante et originale. Très sympa !
  • Fais-le pour maman => Un thriller qui monte crescendo à mesure qu'on se rapproche de la fin. Cette dernière m'a surprise, même si le roman n'est pas exempt de moments qu'on devine très facilement à l'avance.
  • Orange, tome 1 => Une très jolie histoire sur la façon dont le passé pourrait être modifié. Les personnages sont très attachants et possèdent des personnalités fortes.
  • Liselotte et la forêt des sorcières, tome 1 => Si le style graphique que Natsuki Takaya est très agréable, l'histoire est très introductive et l"héroïne est une grosse nouille. Je tenterais quand même la suite pour voir, mais là, je suis pas très convaincue.


2. Que suis-je en train de lire ?



Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam. Un roman que j'ai emprunté à la bibliothèque et qu'il me tarde maintenant de découvrir !

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n'ai pas prévu de lecture pour cette semaine.


On se retrouve la semaine prochaine pour le prochain numéro du Lundi !

dimanche 23 avril 2017

The Lying Game, tome 1 : Tu es moi

HISTOIRE

Emma n'a pas eu la vie facile : ballottée de famille d'accueil en famille d'accueil, elle désire pourtant vivre une vie tout à fait banale.
La découverte d'une sœur jumelle pourrait lui permettre de démarrer une nouvelle vie, mais il y a un problème : Sutton est morte.

CRITIQUE

Je voulais lire cette saga depuis longtemps, mais je n'osais jamais franchir le cap. J'ai finalement pris mon courage à deux mains et j'ai donc entamé une énième série.
Non seulement je suis agréablement surprise, mais j'ai tout simplement adoré cette lecture !

Le roman a la particularité de suivre Emma, notre héroïne, à travers les yeux de sa jumelle Sutton... qui est morte au tout début du livre !
C'est donc son fantôme qui suit la jeune fille et commente tous ses faits et gestes, mais aussi ses pensées et ses souvenirs.

Cette manière de narrer le récit m'a surprise ; en effet, Sutton ne se souvient plus du tout de sa vie terrestre et va donc se la remémorer à travers Emma et sa rencontre avec ses amies et son petit copain. Et petit à petit, des flashs vont resurgir dans son esprit, apportant quelques éléments de réponses...

Car on se pose beaucoup de questions dans ce premier tome ! Déjà sur la mort de Sutton et les conditions dans lesquels elle est morte, mais aussi sur les véritables personnalités de son entourage. Parce qu'au vu de ce qui se passe ici, tout le monde est un suspect potentiel !
J'ai adoré l'histoire, dont la tension monte crescendo à mesure qu'on avance dans le récit. Je pensais que ce serait très chick-lit avec une touche de suspens, mais les enjeux sont bien plus graves que ce que je croyais. Du coup, on se retrouve avec une héroïne dépassée par les événements, mais désireuse malgré tout d'en sortir.

Le suspens est omniprésent : les questions fusent et apportent très peu de réponses, puisque nous sommes dans un premier tome. On apprend à connaître l'entourage de Sutton petit à petit, tout comme les flashs-backs de cette dernière qui arrivent toujours à des moments cruciaux. Et la fin laisse la porte ouverte à bien des questionnements qui ne donnent qu'une envie : lire immédiatement le deuxième tome !
Le côté policier est donc présent, même si pas totalement. On reste malgré tout dans un tome introductif, où l'auteure prend le temps de mettre en place ses personnages et l'univers particulier dans lequel on va baigner pendant six tomes.
Du coup, j'espère que  l'aspect "enquête" sera davantage poussé dans les volumes suivants !

J'ai adoré suivre Emma, une héroïne très attachante de part son histoire, mais aussi la façon dont elle se fourre dans ce bourbier. Dès lors, on la suit, avec l'espoir qu'elle s'en sorte, mais aussi qu'elle arrive à élucider le mystère autour de la mort de sa jumelle.
Sutton est radicalement différente : on découvre son histoire et sa personnalité doucement au travers de son groupe d'amies et de son mec. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle était loin d'être un ange ! On peut même dire qu'elle avait le chic pour s'attirer des ennemis... Au point que l'un d'entre eux aurait pu attenter à sa vie !
Pourtant, elle se révèle aussi attachante, d'autant plus qu'elle exprime bien des remords par rapport à sa vie terrestre. Elle se révélera d'ailleurs dotée d'une capacité à se détacher de ce qu'Emma vit pour apporter sa propre opinion sur la situation qu'elle vit. Et c'est super top ; le parallèle avec son caractère d'avant s'en ressent considérablement !

Concernant le groupe d'amies et Garrett, son copain, ils ont l'air de cacher bien des choses. Et ce qu'on apprend sur eux ne fait que renforcer cette impression.
Idem pour Ethan, qui pourtant est le troisième personnage que je retiens de cette lecture, avec les jumelles. Mais lui aussi semble dissimuler bien des secrets... 
J'ai hâte d'en apprendre plus sur tout ce petit monde pour me forger un avis plus constructif !

Le style de Sara Shepard est d'une redoutable efficacité. Elle nous accroche très vite, au point qu'on ne eut plus lâcher le livre avant la dernière page. C'est addictif et totalement immersif : j'ai pris un grand plaisir à lire ce premier volet !

Énorme surprise, Tu es moi est un premier volet assez introductif qui met bien en place les personnages et le contexte, mais qui offre un suspens et une plume d'une efficacité redoutable !
J'adhère à cette série et espère lire la suite très rapidement !


samedi 22 avril 2017

Je ne sais plus pourquoi je t'aime

HISTOIRE

Suite à une chute, Naomi a perdu quatre années de sa vie de sa mémoire. Quatre ans qu'elle va essayer de reconstituer au travers des témoignages de ses proches. Mais ces derniers sont-ils vraiment sincères dans leurs propos ?

CRITIQUE

J'ai trouvé ce livre par hasard dans une boutique Oxfam. Le titre m'interpellait, c'est pour cette raison qu'il n'a pas fait long feu dans ma PAL. Et je suis bien contente de l'avoir sorti parce que j'ai passé un bon moment !

On suit Naomi, une adolescente qui a perdu en partie la mémoire suite à une chute dans l'escalier : c'est quatre années de sa vie qu'elle doit reconstituer, avec l'aide de son entourage.

J'ai bien aimé suivre l'héroïne dans sa quête pour retrouver cette mémoire perdue. Et comme elle est la narratrice, on ignore, comme elle, ce qu'il s'est passé durant ce laps de temps et après son accident. 
Après, faut pas non plus s'attendre à quelque chose d'original ; l'ensemble est plutôt classique et j'avais deviné certains points du récit.

L'amnésie est surtout l'occasion pour Naomi de se remettre en question par rapport à ce qu'elle était avant l'accident et ses rapports avec les autres. C'est donc une ado qui s'interroge et qui finit par faire le ménage dans sa vie qu'on suit tout le long du roman. J'ai beaucoup aimé cet aspect, qui permet à notre lycéenne d'évoluer.

Cette dernière est très attachante ; déjà parce qu'elle cherche à se retrouver (dans tous les sens du terme) et parce qu'elle vit un quotidien (presque) banal qu'elle va titiller suite à son amnésie.
Les autres personnages sont sympas, même si pas suffisamment développés pour que j'y soit attachée. Mais ils vont tous apporter un petit plus (de près ou de loin) qui permettra à Naomi d'arriver à ce qu'elle devient à la fin du roman.

Les relations entre les personnages sont complexes, à l'inverse de leur personnalité. Si je n'ai pas trouvé de trait marquant pour tous (sauf l'héroïne), ce qu'ils vivent n'est pas simple.
D'ailleurs, j'ai trouvé certains moments assez curieux, voire étranges. Je pense surtout à ce qui se passe avec James ; j'avoue ne pas avoir trop compris ce type et sa relation avec Naomi.

C'est très frais et ça se lit vite. Le fait que le personnage principal soit la narratrice permet de s'identifier à elle mais aussi de découvrir en même temps ses pensées et sa redécouverte de son passé. Un point très appréciable qui ajoute un petit plus à cette lecture.

Je ne sais plus pourquoi je t'aime est une lecture rafraîchissante qui met en scène une héroïne qui remet sa vie en question suite à son amnésie. Une jolie découverte qui me donne envie de lire l'autre roman de cette auteure : Une vie ailleurs.