vendredi 31 mars 2017

Elyon, tome 1 : Le mystère des Monts Obscurs

HISTOIRE

Comme tous les étés, Alexa passe les vacances dans la ville de Bridewell, avec son père. Elle n'a qu'une obsession : percer le mystère des murs entourant la cité et trouver le moyen de la franchir.
Grâce à une pierre magique lui permettant de communiquer avec les animaux, la jeune fille va découvrir bien des secrets dissimulés au sein de la ville et en-dehors...

CRITIQUE

Cela fait des années que je voulais découvrir cette saga jeunesse. J'ai toujours flashé sur les couvertures, très jolies, des éditions Bayard.
Aujourd'hui, c'est enfin chose faite. Et honnêtement, je ne sais pas encore si je lirais la suite car c'est encore un roman beaucoup trop jeunesse pour moi.

Alexa est une pré-adolescente désireuse de percer le mystère des murs de la cité de Bridewell. Son souhaite sera exaucé, mais d'une manière totalement inattendue. Il sera notamment question d'une armée d'animaux auquel elle pourra communiquer grâce à une pierre magique.

Comme je l'ai écris en introduction, je trouve que c'est trop jeunesse pour moi. L'histoire est sympa à suivre, mais je n'ai pas non plus été emballée.
Il faut dire que l'auteur emploie beaucoup de facilités dans la résolution des problèmes. Par exemple, on ne sait pas trop pourquoi Alexa est choisie pour accomplir la mission de ce premier volet. On a aussi un point important du récit qui ne m'a pas surprise du tout alors que c'est censé être LA révélation finale. Sans compter la fin, expéditive au possible...
Bref, j'ai pas été prise dans l'intrigue. Pourtant, les idées sont bonnes.
Ainsi, cette idée de Jocaste (des pierres spéciales) est sans doute la plus intéressante du roman. J'ai adoré l'idée d'utiliser une pierre magique pour communiquer avec les animaux. 
On a aussi l'histoire des condamnés, autre élément sympa à suivre, mais que j'aurais voir approfondi.
Et c'est justement le gros problème : comme c'est très estampillé "jeunesse", tout est bâclé ; on n'entre jamais dans le détail, laissant le lecteur dans le flou.
Vous allez me rétorquer qu'il s'agit d'un premier tome et que c'est donc normal : sans doute, mais j'en attendais mieux malgré tout. Trop peut-être. Mais je pense que j'ai attendu trop longtemps pour lire cette série.

Les personnages sont sympas à suivre, mais je n'ai pas éprouvé d'attachement spécifique pour l'un d'eux.
Alexa avait pourtant tout pour me séduire : elle adore lire et a soif d'aventures. Pourtant, je trouvais que ses agissements ne collaient pas avec son âge (12 ans). Elle se comporte plutôt comme une adolescente de 14-15 ans. Et c'est pareil dans sa façon de parler.
Les autres humains ne m'ont fait ni chaud ni froid. Et c'est pareil pour les animaux, même si je salue l'auteur pour leur avoir donné des traits particuliers pour chacun d'entre eux.
Encore une fois, j'ai clairement ressenti un manque de développement dans le caractère des personnages. Ce qui fait que j'ai eu du mal à m'attacher à eux.

Le style est plaisant, mais j'en retiens rien d'exceptionnel. Le roman se lit très vite... et même trop vite. Finalement, ce roman sera vite lu, vite oublié.

Je crois que j'ai mis trop de temps à me lancer dans cette série. Résultat : tout manque de profondeur, tant le fond que la forme. Je ne sais pas encore si je lirais la suite.

jeudi 30 mars 2017

14-14

HISTOIRE

Adrien a 13 ans et vit en 2014. Il passe son temps entre l'école, sa famille et surtout n'ose pas avouer ses sentiments à Marion, son amie d'enfance.
Hadrien a aussi 13 ans, mais vit en 1914. Son quotidien est partagé entre les travaux de la ferme, ses études et surtout, le spectre de la guerre qui se profile.
Grâce à deux boîtes aux lettres magiques, une curieuse correspondance va naître entre ces deux garçons qu'un siècle sépare.


CRITIQUE

Suite aux avis unanimement positifs et la vidéo de Myriam sur les romans historiques, je me suis procurée ce titre et l'ai inclus dans ma PAL de Printemps.
Si je suis satisfaite de cette lecture, je suis cependant loin du coup de cœur général.

Nous suivons deux garçons, dans deux époques différentes. Ils vont dès lors commencer à entretenir une correspondance grâce à des boîtes aux lettres magiques.

Ce que j'ai adoré dans ce livre, c'est la façon dont les auteurs abordent les progrès de la technologie, de la médecine, etc. en un siècle au travers des lettres échangées par les garçons. Deux époques complètement différentes, à la fois proches et lointaines, parfaitement bien retranscrits. Tant dans le vocabulaire employé dans la narration, les descriptions que dans les dialogues.

Mon gros souci vient surtout de l'histoire.
En fait, je pensais qu'on démarrerais le récit durant la Première Guerre Mondiale ou quelques semaines seulement avant le conflit. 
Mais pas du tout !
Tout commence le 1er janvier de chaque année. et nous terminons le récit en juillet. Un mois avant le début de la guerre !
J'ai été déçue de la façon dont les auteurs ont choisi d'aborder leur récit. La Première Guerre Mondiale était précisément ce qui m'intéressait le plus dans le roman. On en parle bien sûr, mais pas de la manière à laquelle je m'attendais.
En fait, Adrien (le garçon de 2014) en parle surtout pour avertir son ami du passé sur le conflit à venir. On joue donc sur les événements temporels pour influencer le cours du temps.
Oui, c'est plutôt sympa, mais ce dernier point est abordé trop facilement. Tout se résout trop vite, ce qui trahit bien le côté "jeunesse" du livre.
Les auteurs choisissent en effet des facilités dans leur scénario pour faire avancer les choses. Les modifications du passé en sont un bon exemple, mais je pense aussi à la fin. Vu comment elle est amenée, je l'ai trouvée un peu WTF...

Le reste de l'intrigue se centre sur les problèmes des deux héros, notamment de cœur. Adrien passe la plupart du bouquin à se lamenter sur Marion qui sort avec un autre alors qu'il est fou amoureux d'elle. Bon, les atermoiements d'ados, ça va bien deux chapitres, mais au bout d'un moment, je sature. Ce qui s'est passé ici. Heureusement, ça se rattrape par la suite...
Mais nous suivons un quotidien presque banal avec Adrien et Hadrien qui se posent bien des questions sur leur ami respectif (la façon dont ils écrivent leurs lettres, les cachets de la poste datant de leur époque respective, etc.).
Personnellement, j'ai trouvé les chapitres avec Hadrien bien plus intéressantes. D'une part parce que nous sommes en 1914 et que nous sommes plongés dans un contexte différent du nôtre, mais parce que j'ai préféré le suivre plutôt qu'Adrien.

Pour terminer sur ce point, j'ai terminé ma lecture avec pas mal de questions en tête. Si l'aspect fantastique est amenée d'une façon discrète, je me demande malgré tout pourquoi ces boîtes aux lettres sont apparues. Et pourquoi le destin d'Hadrien devait-il être modifié ?
Bref, je suis très frustrée ; je déteste quitter un livre sans avoir eu toutes les réponses à mes interrogations. Cela me donne l'impression d'avoir loupé quelque chose durant ma lecture !

Et puisque nous parlons maintenant des personnages, comme je viens juste de l'écrire, j'ai largement préféré Hadrien à Adrien.
Hadrien a un caractère plus posé que son ami et a un but précis dans la vie : réussir son examen pour entrer dans le petit lycée et devenir ingénieur.
Il a le soutien de sa famille (excepté du père qui souhaite le voir reprendre la ferme familiale) et surtout, voue un amour inconditionnel pour Simone, l'une de ses voisines.
J'ai adoré suivre ses pérégrinations et sa détermination à vouloir se hisser au-dessus du rang social auquel il semble condamné. Je l'ai aussi trouvé très touchant dans sa manière d'être avec les autres (surtout sa petite sœur auquel il est très proche).

Adrien, lui, passe une grande partie du temps à se lamenter sur le fait que Marion, son amie d'enfance, ne l'aime pas. Et comme je l'ai écrit, les atermoiements, ça m'agace plus qu'autre chose.
Heureusement qu'il se ressaisit vite ! Et il se révèle un adolescent travailleur dont les connaissances sur la Première Guerre Mondiale vont l'aider à venir en aide à une amie en danger. J'ai trouvé lé séquence un peu étrange, pour ne pas dire incrédule, mais là encore, ce n'est que mon point de vue...
Même s'il se montre attachant, je n'ai pas eu de véritable atome crochu, ce qui fait que j'aurais pu suivre ses chapitres avec plaisir, à l'inverse d'Hadrien.

Et comme on suit principalement nos deux protagonistes, les autres sont forcément plus en retrait. J'ai trouvé leur caractère parfois cliché (la nouvelle, la brute qui harcèle notre héros, etc). Alors oui, c'est l'occasion de parler, grâce à eux de sujets sensibles comme le harcèlement scolaire. Mais c'est pas vraiment le sujet du livre ; et ce point n'est pas suffisamment abordé en profondeur pour que j'y trouve un véritable intérêt. Pour tout vous dire, j'ai failli oublier ce point en rédigeant cette chronique. C'est seulement maintenant que cela me revient.

Les auteurs savent cependant parfaitement alterner les deux époques grâce au vocabulaire et à leur plume. La narration est plaisante à lire, les descriptions sont très bien ancrées et nous plongent en 1914 et en 2014 sans qu'on se perde. Sans compter les dialogues, vivants, qui renforcent davantage l'immersion dans le récit.

14-14 est un bon point de départ pour un adolescent désireux de découvrir la Première Guerre Mondiale dans les très grandes lignes. Mais le récit est clairement trop jeunesse pour moi. C'est dommage parce que le pitch promettait bien mieux que ce que j'ai lu. Et j'ai préféré Hadrien, plus intéressant à suivre.
Mais ça reste une chouette lecture !

mercredi 29 mars 2017

La dernière lame

HISTOIRE

Depuis des années, la Crue engloutit tout sur son passage. Pourra-t-elle s'arrêter un jour ?
En tout cas, le sort du monde repose sur les épaules de deux personnages : Marie et Joad. Leur rencontre va provoquer bien des bouleversements dans leur vie.

CRITIQUE

Estelle Faye est une auteure française qui sera présente au Festival Trolls et Légendes cette année. Je voulais absolument lire une de ses œuvres et mon choix s'est porté sur La dernière lame.
Le résumé de l'intrigue que j'ai écrit vous semble bizarre ? Eh bien, c'est exactement ce que j'ai ressenti durant toute ma lecture : une impression de bizarrerie, due en grande partie au texte et à l'univers, très brouillons.
Mais je vais essayer de développer tout ça.

Tout d'abord, nous sommes dans de la fantasy. Et qui dit fantasy qui univers. Ici, nous sommes dans une espèce de Renaissance où les villes sont englouties au fur et à mesure par la Crue. Les océans montent en effet de plus en plus sans trop savoir pourquoi. Et il semblerait qu'on peut l'arrêter grâce à une puissance divine.

Vous trouvez que c'est très flou ? C'est normal : l'auteure a de bonnes idées à proposer, mais tout est si confus qu'on a du mal à comprendre ce qu'elle veut dire. Et donc, du mal à la suivre.
Il manque beaucoup d'éléments dans la construction de l'univers mis en place : on ne sait pas trop pourquoi la Crue existe, d'où vient l'Eglise des Cendres, pourquoi Marie a été choisie pour la représenter, les tatouages de Julian, etc.
Bref, des éléments abordés de façon trop brèves et que j'aurais aimé approfondi davantage.
C'est dommage parce que le monde présenté présente plusieurs facettes intéressantes : la religion est archi-présente, au travers de l'Eglise des Cendres ou encore des cultes d'anciennes divinités présentées par des peuples "païens". J'ai trouvé cet élément très intéressant, très proche de notre histoire et sans doute le mieux construit de tout l'univers.
En plus, on est soi-disant dans la Renaissance, mais alors soit elle est très revisitée, soit c'est juste sur la quatrième de couverture pour appâter le lecteur. Parce que je n'ai retrouvé aucun élément susceptible de se rattacher à cette période historique. Mais bon, en soit, c'est pas le point le plus dramatique.

L'histoire présente le même souci. Durant ma lecture, je me suis demandée où Estelle Faye voulait m'emmener. Et là encore, on se retrouve avec pas mal de questions en tête, sans avoir de réponses, même en terminant le livre. La frustration n'en n'est que plus grande.
Surtout qu'elle n'épargne pas ses personnages qui vivent des moments difficiles. On est dans un monde sombre où l'océan est un élément à part entière puisqu'il monte à une vitesse alarmante, privant peu à peu les hommes de terres. Jusqu'au jour où il n'y en aura plus.
On se retrouve donc avec une épée de Damoclès constante au-dessus de la tête, le tout sur fond de guerre.
De plus, certaines scènes sont vraiment étranges : je pense à celle où Joad retrouve des éléments de son passé ou encore celle avec Julian et Marie. C'est pas très clair et surtout, c'est parfois mal amené...
J'ai pas trop compris le rôle de certains personnages par rapport à l'intrigue (notamment Julian et ses tatouages. Un prophète, peut-être ?) et surtout, la fin est assez spéciale ; je vous laisse juger mais perso, je trouve qu'on clôt trop vite le roman.

Et puisqu'on vient à parler des personnages, je voudrais écrire quelques mots sur Marie.
Cette dernière possède une histoire particulière qui va la rendre unique parmi ses collègues. Non seulement elle est la seule femme à savoir se battre, mais elle possède en outre un petit côté à la Jeanne d'Arc dans sa manière d'haranguer les foules, surtout les hommes.
J'ai beaucoup aimé cette jeune demoiselle qui se révèle très mystérieuse et combative. Je pense notamment à la dernière partie de l'ouvrage que je ne dévoilerais pas, mais elle va se montrer encore plus redoutable qu'avant.
Mais le manque de développement de son passé ne joue pas en sa faveur. Encore une fois, l'auteure n'aborde pas des points essentiels à mes yeux : son entraînement par exemple ou encore ses pensées les plus intimes. J'aurais tellement aimé mieux la connaître car elle est incontestablement le personnage qui m'a le plus marqué !

On suit aussi Joad, sans doute le plus "humain" de tous ceux qu'on rencontre. Médecin, il consacre sa vie à son travail et à ses patients. Il va vivre des moments très difficiles, mais aussi des moments de bonheur, grâce à ses histoires de cœur. Là encore, son passé n'est pas suffisamment approfondi pour qu'on ressente un énorme attachement. J'ai préféré de loin Marie, même si Joad apporte une touche d'humanité bienvenue dans un monde aussi brutal que celui-ci.

Concernant les personnages secondaires, étant donné leur rôle confus, je n'ai pas eu d'attachement du tout. Je pense à Julian et Sophie en premier : en quoi consiste leur rôle exactement ? C'est à se demander s'ils auraient eu une influence sur le roman s'ils n'avaient pas été là...

Je terminerais cependant cette chronique avec une note positive : la plume de l'auteure.
Elle sait en effet décrire de façon très réaliste les décors, à tel point qu'elle fait appel à d'autres sens que la vue : l'odorat, l'ouïe et même le goût ! C'est tellement bien décrit qu'on est totalement immergé dans le monde qu'elle propose.

Pour un premier roman de fantasy, Estelle Faye nous propose une superbe plume ! Mais cela ne suffit pas : l'univers et l'intrigue manquent cruellement de profondeur et on quitte La dernière lame avec beaucoup de questions sans réponses. Les personnages souffrent aussi de ce gros défaut, malgré leur immense potentiel (Marie en tête).
Mais je lirais d'autres romans de cet auteure, curieuse de voir ce qu'elle propose à ses lecteurs en librairie.

mardi 28 mars 2017

Lizzie Martin, tome 1 : Un intérêt particulier pour les morts

HISTOIRE

Lizzie Martin accepte un emploi de dame de compagnie auprès d'une parente de son défunt père. Mais elle apprend très vite que celle qui l'a précédée a disparu dans d'étranges circonstances. Bientôt, son corps est retrouvé sur un chantier et c'est son ami d'enfance, Benjamin Ross, qui mène l'enquête.

CRITIQUE

J'adore la couverture et le titre m'intriguait énormément. Finalement, j'en ressors satisfaite de cette lecture, malgré ses défauts. Je lirais la suite avec plaisir !

Nous sommes à Londres, au 19ème siècle. On suit Lizzie Martin, une jeune demoiselle qui accepte un poste de dame de compagnie auprès d'une parente de son père. Mais très vite, elle sera liée à une affaire de meurtre : en effet, le corps de Madeleine Hexham, son prédécesseur, est retrouvé sur un chantier...

Ce que j'ai adoré dans ce roman, c'est la façon dont l'auteure nous plonge dans le contexte historique. Elle s'est bien documentée, nous offrant ainsi plusieurs facettes du Londres de l'époque : des visions contradictoires, entre les bourgeois et la misère du peuple. De plus, on découvre les mœurs et les coutumes propres à cette période, élément que j'ai particulièrement apprécié.
Les descriptions fournies sont très agréables à lire, sans pour autant qu'elles soient lourdes. Je les ai trouvées vivantes et surtout, elles font appel à plusieurs sens, en plus de la vue ; l'ouïe notamment ou encore l'odorat.
Bref, l'immersion est totale ! C'est d'ailleurs que ce qu'ai préféré dans ce texte !

L'intrigue policière en elle-même est plaisante à suivre, même si pas exceptionnelle. Elle ne met pas trop de temps à arriver, mais je n'ai pas non plus été transportée, au point de tourner les pages à une vitesse folle.
En revanche, l'auteure a l'excellente idée d'alterner les points de vue de Lizzie et Ben. On a donc deux visions d'ensemble sur l'enquête ; l'une de l'extérieur de la maison où vit désormais la jeune femme et l'autre de l'intérieur. Cela permet de récolter les indices et les informations au compte-goutte, détail que j'ai apprécié. Et comme la narration est en "je" à chaque fois, nous découvrons les éléments au fur et à mesure de la lecture.
Ceci dit, j'ai été surprise par l'identité du coupable, étant partie sur une autre voie. Avec le recul, je me dis qu'effectivement, c'est logique, mais sur le coup, je n'ai rien vu venir.

Les personnages sont sympas et attachants. Mais si je devais choisir entre Ben et Lizzie, je la choisirais, sans le moindre doute.
Car la jeune femme ignore tout de la société londonienne, ayant toujours vécu dans sa petite campagne provinciale. Elle va donc petit à petit apprivoiser son nouvel environnement (avec facilité, je l'avoue). Du coup, elle possède une naïveté qui va la pousser à commettre de temps en temps des actes insensés, voire dangereux.
Mais surtout, elle n'a pas sa langue dans sa poche ! Parfois impertinente, elle n'hésite pas à dire tout haut ce qu'elle pense, ce qui la place dans une positions délicate. Et surtout, elle dérange quelques personnages qui se sentent froissés par sa façon de se comporter.
Ce que j'ai surtout aimé chez Lizzie, c'est le prétexte pour permettre à l'auteure de parler de la condition féminine de l'époque. Et on peut dire que les femmes ne pouvaient pas faire grand chose !
En revanche, ce qui m'a agréablement surprise, c'est l'autre sujet qu'elle aborde au travers de Lizzie : le darwinisme.
En effet, Charles Darwin devient un morceau de l'intrigue qui nous donne surtout un aperçu de la manière dont sa théorie de l'évolution est perçue par ses contemporains. Et là encore, les avis divergent : entre ceux qui réfutent totalement ses arguments et ceux qui acceptent, cela donne un aperçu de l'ambiance qui règne pendant les dialogues !

Benjamin Ross est tout aussi attachant, même si j'ai moins aimé le suivre. Certes, il se montre galant et charmant, mais je n'ai eu d'atomes crochus avec lui. J'attends de voir ce qu'il nous réserve dans les tomes suivants, mais globalement, il m'a touchée, surtout grâce à son histoire personnel.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, et sont tout aussi plaisants à suivre : le Dr Tibbett, par exemple, misogyne et très à cheval sur les vieux principes de la haute société. On suit aussi le neveu, assez mystérieux qui se dévoile progressivement.
J'ai aussi aimé Bessie, l'une des domestiques qui semble bien cacher son jeu...
Bref, une galerie de personnages vivants que j'ai eu du mal à quitter.

Le style d'Ann Granger est très plaisant, très immersif. Elle sait apporter une narration équilibrée entre descriptions, passages introspectifs et dialogues. Un équilibre presque parfait puisque j'ai eu du mal à entrer dans le livre à cause de la narration très importante par rapport au reste. Ce qui ne m'a pas empêchée d'apprécier cette lecture.

Ce premier volet des enquêtes de Lizzie et Ben a été très plaisant à lire. Bon, c'est pas parfait ; l'héroïne est naïve, la narration supplante les dialogues et j'ai moins aimé Ben, même s'il est attachant. Mais je lirais la suite avec plaisir !

lundi 27 mars 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? (2)


Hello tout le monde !
On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau C'est Lundi, que lisez-vous, où je vous présente mes lectures passées, en cours et futures !
On commence tout de suite :D

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • La Fille du train => Un thriller qui finalement s'annonce plat et prévisible. Sans compter les personnages fades et peu attachants qu'on découvre. Bref, de la part d'un roman qu'on nous vend comme LE thriller du moment, j'en attendais mieux.
  • Skully Fourbery, tome 1 => Un premier tome complètement barré avec ses personnages hauts en couleur et les dialogues succulents entre Stephanie et Skully. Savoureux !
  • Une vie entre deux océans => Un drame historique où je me suis ennuyée, avec des personnages qui semblent peu concernés par ce qui leur arrive...
  • Lizzie Martin, tome 1 : Un intérêt particulier pour les morts => Un policier qui se passe dans le Londres du 19ème siècle. Une très jolie découverte ; j'ai hâte de retrouver Lizzie et Ben dans leurs prochaines enquêtes !
  • La dernière lame => Un roman de fantasy très décousu dans son intrigue et son univers. Les personnages sont peu développés, mais l'ensemble est porté par une très jolie plume.

2. Que suis-je en train de lire ?


Un roman historique où deux garçons venant de deux siècles différents correspondent. J'ai hâte de voir ce que ça va donner !

3. Que vais-je lire ensuite ?

Excellente question. Ce sera la surprise totale durant toute la semaine !


On se retrouve la semaine prochaine pour un prochain numéro !

dimanche 26 mars 2017

Une vie entre deux océans

HISTOIRE

Tom est gardien de phare sur l'île de Janus. Il vit heureux avec sa femme Isabel, mais leur bonheur est entaché par l'absence d'un enfant.
Un jour, un dinghy échoue sur la plage. A son bord, le cadavre d'un homme et un bébé, vivant.
Isabel demande alors à Tom de ne pas signaler l'accident et d'adopter le nourrisson.
Cette décision va entraîner le couple dans un engrenage infernal...

CRITIQUE

J'étais intriguée par la couverture et la bande-annonce du film. C'est pour cette raison que j'ai choisi ce titre pour constituer ma PAL de Printemps 2017.
Et je suis bien contente de l'avoir emprunté, parce que j'ai galéré pour le lire !

On suit un couple, Tom et Isabel, désireux d'avoir un enfant, sans succès. Mais un jour, un dinghy échoue sur la plage avec, à son bord le cadavre d'un homme et un bébé (une petite fille) qu'Isabel veut adopter, au grand désespoir de Tom. Commence alors une vie faite de culpabilité et de faux-semblants...

En lisant la quatrième de couverture, je m'attendais à un récit poignant, qui prendrait aux tripes.
Pas de bol, c'est pas ce que j'ai ressenti.
J'ai trouvé le texte très long ; ça traîne en longueur et y a pas mal de passages qui auraient dû être abrégés (notamment l'enfance de Tom), voire supprimés. Ils n'apportent pas grand chose à l'histoire, même s'ils ont le mérite approfondir le passé des protagonistes.
Du coup, on avance lentement pendant les 100 premières pages ; passé ce cap, ça va mieux, mais je n'ai jamais été en phase avec l'intrigue.

Mon gros souci a été la prévisibilité du roman ; y a plein d'éléments qu'on devine à l'avance et qui ont gâché ma lecture. Et en plus, je n'ai jamais pu entrer dans le roman, à cause de ces fichues longueurs qui plombent l'ensemble...
Pour tout vous avouer, j'en avais tellement marre que j'ai survolé les dernières pages parce que je n'en pouvais plus ! Une vie entre deux océans devenait tellement lourd que je n'avais qu'une hâte : passer à autre chose !

Ceci dit, j'ai beaucoup aimé les scènes entre la petite Lucy et ses "parents". Son histoire est d'ailleurs une bonne occasion pour aborder la thématique du bien et du mal, et celle de la culpabilité. Jusqu'où iriez-vous pour être heureux ? Pour rendre une personne heureuse ? Et ce n'est que les quelques questions que l'on se pose après la lecture. J'ai trouvé cette réflexion bien amenée et donne matière à réfléchir, même après avoir terminé le bouquin.

Les personnages, même s'ils sont travaillés, sont cependant présentés de telle sorte qu'ils sont lointains ; on dirait qu'ils ne se sentent pas concernés par ce qui leur arrive. Un peu comme un acteur qui joue tellement mal qu'on ne croit pas une seconde à son jeu durant le film.
Ben c'est l'effet que Tom et Isabel m'ont fait. Pourtant, ils traversent des épreuves hors normes, mais je n'ai jamais éprouvé la moindre empathie envers eux.
J'ai largement préféré les personnages secondaires, comme Hannah ou encore la famille d'Isabel. Je les ai trouvés davantage "impliqués" dans le récit.

Le style de l'auteur est parfois lourd ; la faute aux longueurs qui font que le récit avance lentement. Même si sa plume offre des moments de tendresse (cf. la petite Lucy) et des instants réflexifs (je pense surtout à Hannah), je n'ai pas été totalement convaincue.

Un drame historique qui promettait pas mal de choses, mais je me suis tellement ennuyée que j'ai fini par survoler les dernières pages. La faute aux passages lourds et aux personnages (Tom et Isabel en tête) si peu concernés par ce qui leur arrive qu'on a du mal à s'identifier à eux.

samedi 25 mars 2017

Skully Fourbery, tome 1

HISTOIRE

A la mort de son oncle, Stephanie hérite d'une grande partie de ses biens, à son immense surprise. Mais plus qu'un héritage, elle va découvrir un monde qu'elle n'avait jamais soupçonné...

CRITIQUE

J'ai déjà lu ce premier tome des années auparavant, mais je voulais le relire pour deux raisons : me remémorer ce premier tome dont je n'en gardais aucun souvenir ; et rédiger une nouvelle chronique, n'étant plus satisfaite de celle que j'avais faite sur Skyrock.

On découvre Stephanie, une pré-adolescente qui va découvrir un monde totalement inconnu et dangereux, peuplé de magie et de personnages loufoques. Parmi eux, Skully Fourbery, un squelette-détective à la langue bien pendue, magicien à ses heures et ancien ami de son défunt oncle. Ensembles, ils vont tenter de résoudre le mystère entourant sa disparition.

Autant le dire d'emblée : j'ai kiffé ! J'ai adoré ce premier volet qui met en place l'univers et les personnages !

L'histoire est très prenante, et ce dès les premières pages ; Stephanie se fait agresser dans la maison de son oncle, mais est sauvée par Skully, qui va l'entraîner dans son univers. Enfin, c'est plutôt elle qui va l'accompagner, sans lui demander son avis !
Durant toute ma lecture, je me suis demandée où l'auteur voulait m'emmener. On découvre l'univers en même temps que Stephanie, ce qui est une bonne occasion pour mettre en place les règles magiques qui gouvernent le monde de Skully. Un univers plutôt sympa à suivre, même si pas riche. Ceci dit, je pense qu'on découvrira d'autres éléments dans les tomes suivants.

J'ai bien aimé la façon dont le côté fantastique est amené et les explications fournies. Bon, y a pas mal d'infos à saisir, mais c'est pas lourd pour autant. J'ai surtout apprécié la partie avec les noms ; ici, votre véritable identité doit être protégée à tout prix. Il faut donc vous présenter sous un pseudonyme (en quelque sorte) pour garantir votre sécurité et ne pas vous faire manipuler.
La magie est évidemment présente, mais je regrette qu'elle n'ait pas été très abordée. On en parle peu, mais j'aurais aimé en apprendre davantage, notamment par le biais de Stephanie, bien décidée à entrer en apprentissage dans ce domaine.
De plus, il est question d'objets magiques capable de tuer les plus puissants sorciers et de permettre à son détenteur de conquérir le monde.
Rien d'original de ce côté-là, mais Derek Landry nous présente un monde très dangereux où la mort peut frapper au moment où on s'y attend le moins.

C'est d'ailleurs le premier point qui m'a déroutée car il ne nous épargne pas les détails sordides, notamment dans les scènes de combat. Pour de la littérature jeunesse, les descriptions de ces moments d'actions sont, certes, très accrocheuses, mais je les ai trouvées un peu limite pour des pré-adolescents. Je recommande d'ailleurs cette lecture pour les ados de 14-15 ans.

Pour en revenir à l'histoire, j'ai adoré suivre Stephanie et Skully dans leur enquête. Si elle n'est pas originale, j'ai surtout adoré les dialogues entre nos deux zigotos qui sont juste impayables et très drôles et leurs personnalités, complètement loufoques !

Stephanie est une pré-ado de 12 ans qui se lance (sans vraiment réfléchir) dans cette enquête concernant son oncle. Elle n'hésite pas à s'incruster, au grand dam de Skully ! La miss possède une personnalité forte et un caractère mûr pour son âge.
Et c'est le deuxième point le plus déroutant de ce roman.
La demoiselle a 12 ans, or elle agit comme si elle en avait 16-17. J'ai trouvé sa manière de se comporter étonnante pour son âge, même si elle possède une grande maturité et une aptitude à comprendre facilement les choses.
Quand à Skully, notre détective (qui est surtout un squelette vivant), s'il possède des pouvoirs et sait se battre, il a surtout un égo surdimensionné, ce qui donne lieu à des scènes parfois loufoques, mais hilarantes ! Combien de fois ne se vante-t-il pas de son génie devant Stephanie ?
Je peux comprendre que cela peut agacer, mais perso, j'ai adoré ces moments qui ont fait mouche et m'ont fait rire à chaque fois !
De plus, il se montre sarcastique par moment, au moment inopportun (pas toujours, mais c'est parfois le cas), ce qui peut là aussi agacer le lecteur. Mais là encore, je n'ai pas trouvé ce point dérangeant.
Mais l'auteur nous réserve bien des surprises concernant notre cher squelette : il semblerait qu'il ait un vécu difficile. J'ai hâte d'en apprendre plus dans les tomes à venir !

On a aussi des personnages secondaires très sympas et étranges, comme China Spleen, qui peut soumettre les autres à sa volonté ; Tanith dont la débrouillardise n'a d'égale que sa dextérité à l'épée ; Hideous, le tailleur personnel de Skully et surtout détenteur d'une force colossale, etc.
Des protagonistes que j'ai aussi hâte de retrouver dans les prochains volets ! Et vu ce qu'il advient d'eux, cela me donne encore plus envie de lire le tome deux !

Le style est percutant, accrocheur. Je ne me suis pas ennuyée une seconde ; à chaque fin de chapitre, l'auteur arrive à nous donner envie de lire la suite tant j'ai été prise dans l'histoire. Son récit offre des moments d'actions, de magie et d'accalmies aussi ; l'occasion pour les personnages de se poser et de se dévoiler un peu plus.

Un premier tome qui part sur les chapeaux de roues, des personnages attachants et loufoques, des dialogues juste dingues entre Stephanie et Skully et un style percutant : cette relecture est presque une réussite totale !
Je regrette juste le manque de développement de la magie, l'âge de Stephanie qui ne colle pas avec ses agissements et des moments parfois limites pour de la littérature jeunesse.
Mais assurément un livre extra qui m'a fait passer un excellent moment !

vendredi 24 mars 2017

La Fille du train

HISTOIRE

Rachel observe depuis la fenêtre de son train habituel un couple qu'elle a baptisé Jess et Jason. Ils vivent dans une belle maison et semblent heureux. Mais un jour, Rachel surprend Jess dans les bras d'un autre homme. Bouleversée par cet événement, elle va petit à petit s'immiscer dans la vie de "son" couple. D'autant plus que Jess disparaît quelques jours plus tard...

CRITIQUE

La Fille du train est présenté comme LE thriller du moment. Ma sœur l'a reçu pour son anniversaire et me l'a gentiment prêté.
Et franchement, j'ai du mal à comprendre un tel succès parce que je n'ai pas adhéré. Ça doit être justement parce que j'en attendais trop, à cause de sa cote.

Le roman suit trois femmes : Rachel, Megan et Anna. Elles sont à un tournant de leur vie où elles se sentent névrosées et cherchent du réconfort ailleurs.

Si l'auteure a la bonne idée de nous donner trois points de vue différents, je n'ai pas accroché à l'histoire, que je n'ai pas trouvée exceptionnelle.
En fait, je m'attendais à un récit tellement prenant que j'ai été déçue par la manière dont nos trois (anti)héroïnes narrent leurs péripéties. C'est lent, c'est long à se mettre en place ; je me suis pas mal ennuyée durant ma lecture.
Et le pire, c'est que j'avais déjà deviné la fin en arrivant à la moitié de l'ouvrage ! C'est très prévisible et du coup, l'intrigue perd grandement de son intérêt.

Bref, pour un thriller, je m'attendais à beaucoup mieux. Non content de m'être ennuyée, j'avais deviné le point final. J'ai lu des thrillers plus passionnants que ça.

L'enquête en elle-même est plutôt sympa à suivre malgré le couac de la fin. On découvre petit à petit les éléments qui mènent jusqu'à elle, notamment grâce à Rachel, bien décidée à percer le mystère de la disparition de Jess. Et là encore, je vois pas où est le côté "suspens" parce qu'y a rien de spécial dans l'intrigue. Ça reste banal pour ce que c'est. Certes, j'étais curieuse de voir jusqu'où Rachel irait pour percer le mystère, mais c'était pas non plus au point de vouloir terminer cette lecture à tout prix.

Les trois femmes qu'on suit apportent chacune leur pierre à l'édifice dans l'enquête, mais là encore, elles pêchent par leur manque de personnalité.
Je n'ai pas ressenti d'empathie pour Rachel, Megan ou Anna. En grande partie parce que l'auteure n'a pas su (à mes yeux) leur donner une personnalité bien distincte. J'ai eu l'impression de suivre des clones, sans véritable "âme". Certes, elles ne sont pas heureuses, mais elles m'ont semblé fades.
J'avais pourtant de quoi m'attacher à l'une d'elles : Rachel est une femme alcoolique qui a du mal à remonter la pente, à tel point qu'elle construit une vie autour d'un couple qu'elle n'aperçoit qu'au travers de la fenêtre de son train. 
Megan ne se sent plus épanouie au sein de son couple et souffre d'insomnies. Ses rendez-vous chez le psy vont être une bonne occasion de sortir de son train-train habituel.
Anna est encore la "mieux" des trois (même si je n'aime pas du tout ce mot), à un détail près : elle se sent harcelée par Rachel, l'ex-femme de son mari ! Cela va donner lieu à des scènes assez spéciales, voire étranges où la jeune femme est prête à tout pour protéger son cocon familial.
Quand aux hommes, ils ne sont pas présentés sous leur meilleur jour : leur quotidien, c'est "métro-boulot-dodo" et quand ils rentrent du travail, ils mettent leurs pieds sous la table et prennent leurs compagnes comme bon leur semble !
Bref, je n'ai pas du tout éprouvé le moindre attachement pour ces portraits présentés. En fait, y a pas mal de répétitions concernant leurs problèmes (les rechutes de Rachel et ses gueules de bois ; les visites de Megan chez son psy ; Anna et ses états d'âmes, etc) et ça devient chiant à la longue...

Heureusement, La Fille du Train se lit bien et Paula Hawkins a quand même réussi à piquer ma curiosité concernant l'enquête. D'ailleurs, durant la première moitié du livre, j'étais à fond dans le roman, malgré mon manque d'attachement pour les personnages. C'est quand j'ai deviné la fin que j'ai ressenti la cassure et que je n'ai plus du tout accroché.

L'écriture est pas mal, mais je déplore des personnages trop peu travaillés et une intrigue banale et sans surprise, même si elle su titiller ma curiosité durant la première moitié.
Ce qui me désole le plus, c'est d'avoir placé trop d'attente sur ce roman. C'est un thriller, certes, mais j'en déjà lu des bien meilleurs que celui-ci.

jeudi 23 mars 2017

Les Roses de Trianon, tome 1 : Roselys, justicière de l'ombre

HISTOIRE

Roselys d'Angemont est une jeune fille loin des conventions de son temps : elle manipule l'épée comme personne et adore monter à cheval.
Or, ses parents décident de l'envoyer à Paris, chez sa tante et sa cousine, Aimée.
Cette dernière est envoyée au Trianon, dans l'entourage de Marie-Antoinette. La reine cherche, en effet, une personne pour l'aider à répéter ses rôles...


CRITIQUE

Cela fait un moment que cette saga historique me faisait de l’œil. J'ai eu un gros coup de cœur pour la couverture ; ça n'a pas été le cas pour le texte, mais j'ai passé un excellent moment. En tant que grande amatrice de romans historiques, je n'ai pas boudé mon plaisir !

Ce premier tome mets en scène Roselys d'Angemont, une demoiselle éduquée d'une façon très éloignée des conventions de l'époque : elle a pu ainsi pratiquer les activités qu'elle aime, l'escrime et l'équitation en tête. Or, elle va devoir se rendre à Paris, chez sa tante et sa cousine. Ce qu'elle croyait être un séjour ennuyeux va se transformer en véritable aventure où elle s'apercevra très vite que les apparences sont souvent trompeuses...

Parlons de l'histoire, justement. J'ai beaucoup aimé la façon dont Annie Jay gère son intrigue, qui ne souffre d'aucun temps mort. A chaque fin de chapitre, il se passe un truc qui fait qu'on ne peut pas lâcher la lecture avant la dernière page. C'est addictif, mais, en contrepartie, on n'a pas le temps de souffler. On a de temps en temps des accalmies, mais elles sont toujours brèves et nous sommes repartis pour un tour.
Du coup, le roman est en mode "accéléré" et beaucoup d'éléments sont amenés de manière si vive qu'on n'a pas le temps de se poser des questions dessus. L'auteure fait l'impasse sur certains détails que j'aurais aimé voir approfondi. Je sais que nous sommes dans de la littérature jeunesse, mais je ne m'attendais pas à ce que tout soit aussi expéditif !

Mais si l'intrigue est très vive, il n'en reste pas moins que nous sommes immergés dans l'époque en question. Je rappelle que nous suivons les personnages en 1780, neuf ans avant la Révolution Française. J'ai adoré les descriptions fournies par l'auteure qui m'ont totalement transportée dans le Trianon et surtout, dans l'intimité de Marie-Antoinette.
On est clairement plongé dans un contexte trouble (cf. les scènes se déroulant dans les rues parisiennes), en total décalage avec le Trianon, sorte de petit paradis où ses occupants sont coupés du monde extérieur.
On assiste aussi à la façon dont Marie-Antoinette est perçue par ses contemporains. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle en a bavé !

Le contexte donné nous plonge dans une ambiance très particulière où les mystères côtoient des personnalités pas toujours recommandables. Du coup, on a droit à une petite enquête assez sympa à suivre, même si pas vraiment exceptionnelle. Ceci dit, la fin laisse place à des questions demeurées sans réponses. J'ai hâte de lire la suite pour voir si j'aurais quelques bribes et suivre Roselys dans de nouvelles aventures !

Et puisqu'on parle de Roselys, c'est l'occasion de dire quelques mots sur elle.
Notre jeune demoiselle possède un sacré caractère ; elle ne se laisse pas faire, même si sa curiosité l'emmène parfois dans des situations délicates. Mais elle trouve toujours le moyen de s'en sortir et pour cause ; elle se débrouille très bien à l'épée !
Car Roselys est le type de personnage dans les romans historiques qui a été élevée loin des conventions de son temps. Elle a pu faire les activités qu'elle aime, souvent jusqu'à l'abus !
Mais j'ai beaucoup aimé ce petit bout de femme qui ne perd pas la tête malgré le luxe auquel elle baigne au Trianon (ce que j'avais reproché à Maude dans Belle Epoque).
Un autre personnage que j'ai bien aimé, mais que j'attends au tournant dans les tomes suivants, c'est Etienne. Ce jeune homme cache bien son jeu et donne lieu à des dialogues parfois piquants avec Roselys ! Mais il semble dissimuler un lourd passé qu'on pourrait davantage découvrir par la suite.
Leur relation est assez chaotique au début, mais elle évolue doucement. Et ce sera encore le cas dans les autres volets !

J'ai beaucoup aimé les descriptions d'Annie Jay, immersives, et qui nous plonge dans deux tableaux complètement différents : le Trianon et la ville de Paris. J'ai été plongée dans l'ambiance de l'époque et dans l'intimité de la reine Marie-Antoinette ainsi que celle de la famille d'Angemont.
Et comme le roman se lit très vite, je pense qu'il est un bon point de départ pour quelqu'un qui veut se lancer dans ce genre littéraire, sans toutefois se prendre la tête.

Un premier tome qui pose les bases et nous présente des personnages attachants et hauts en couleur (Roselys en tête). Le tout sous une plume addictive qui sait nous plonger dans le contexte historique présenté. Je regrette juste une intrigue en mode "accéléré" et le peu de surprises qu'elle réserve.

lundi 20 mars 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? (1)


Aujourd'hui, on est Lundi et j'inaugure un nouveau rendez-vous sur le blog : le C'est Lundi, que lisez-vous ? Vous pouvez d'ailleurs retrouver le concept repris par Galleane sur son blog, pour les francophones.
Je faisais ce RDV hebdomadaire en vidéo, mais j'ai décidé maintenant de le faire sous forme d'articles.

Le principe est simple, il faut répondre à trois questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
2. Que suis-je en train de lire ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

C'est parti !

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • La maison aux 52 portes => Un roman jeunesse trop peu exploité, dû à sa brièveté (à peine 150 pages). C'est dommage, car les idées étaient sympas !
  • Confusion => L'histoire est trop prévisible et l'héroïne est insupportable.
  • Les ailes d'Alexanne, tome 1 : 4h44 => Un roman empli de douceur et très spirituel, qui m'a apporté du réconfort et de l'espoir (par rapport à mon vécu personnel). Bon, c'est parfois mièvre et "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Mais ce premier tome introductif reste une belle lecture !
  • Les Roses de Trianon, tome 1 : Roselys, justicière de l'ombre => Un premier tome qui nous plonge dans l'intimité du Trianon et de Marie-Antoinette. J'ai beaucoup aimé Roselys, très éloignée des conventions de son temps. C'est très jeunesse, certes, mais je n'ai pas boudé mon plaisir !

2. Que suis-je en train de lire ?


Je ne peux pas en dire grand-chose pour l'instant, mais j'aime beaucoup. Rachel est attachante et j'ai envie de savoir ce qui va se passer !

3. Que vais-je lire ensuite ?


Je pense m'attaquer à une nouvelle saga jeunesse : Skully Fourbery. Il s'agira en fait d'une relecture, mais je me souviens avoir adoré ce premier tome. J'ai hâte de le relire pour voir si mon avis a changé ou non !
Et puis, un drame avec Une vie entre deux océans. J'ai été intriguée par le résumé et la bande-annonce du film. Je verrais bien ce que ça donne !

Je vous dit à la semaine prochaine pour un nouveau numéro du Lundi !

dimanche 19 mars 2017

Les ailes d'Alexanne, tome 1 : 4h44

HISTOIRE

A la mort de ses parents, Alexanne est envoyée chez sa tante, Tatiana, dont elle ignorait l'existence. A son contact, elle se rend compte qu'elle n'est pas une jeune fille comme les autres et qu'elle développe d'étonnants pouvoirs...

CRITIQUE

C'est la troisième ou quatrième fois que je relis ce livre et j'éprouve toujours un vrai plaisir, malgré ses défauts. Mais il faudrait que je songe à continuer la saga !

Alexanne perd ses parents dans un accident de voiture. Elle est alors confiée à sa tante, Tatiana, dont elle ignorait l'existence. Durant son séjour, l'adolescente va se rendre compte de beaucoup de choses, notamment sur sa famille et sur elle-même.

Ce premier tome sert d'introduction car nous apprenons, en même temps qu'Alexanne, à découvrir l'univers et les pouvoirs qu'elle dissimule et qui vont petit à petit se développer.

L'aspect fantastique est bien amené, en douceur et nous emmène dans un monde peuplé d'anges et de spiritualité.
J'ai trouvé ce côté-là rafraîchissant, mais également porteur d'espoir. Je suis ressortie de cette lecture avec un pincement au cœur, mais aussi avec un bien-être incroyable. Ceci est dû à mon vécu personnel, mais je l'avoue, cela m'a fait du bien. Un peu de tendresse, de douceur et d'espoir dans ce monde de brutes ne fait jamais de tort.

L'histoire est aussi bien construite, même si c'est assez rapide dans son cheminement. On sent qu'il s'agit clairement d'une publication jeunesse ; on ne s'ennuie pas, mais je trouve que l'auteure utilise parfois la facilité dans son intrigue. Comme le fait qu'Alexanne accepte très vite ses dons, ce qui est, à mes yeux, en décalage total avec l'éducation stricte qu'elle a reçue.
Les relations entre les personnages sont plus ou moins bien travaillées, mais la romance entre Matthieu et notre héroïne prend, là aussi, un coup d'accélérateur. Je veux bien croire qu'il s'agit d'une histoire de vies antérieures et tout le tralala, mais tout de même ! Le gars parle déjà de mariage alors qu'ils se connaissent à peine ; je trouve ça pas très crédible !
En dehors de ce point, j'ai beaucoup aimé suivre le cheminement d'Alexanne qui accepte progressivement le fantastique dans sa vie et ses pouvoirs. La voir s'épanouir après le drame qu'elle a vécu m'a beaucoup touchée et l'auteure s'y est très bien pris.
Il ne me reste plus qu'à lire la suite pour savoir ce qu'il lui arrivera !

Les personnages sont bien construits aussi, et surtout très attachants.
A commencer par Alexanne, bien sûr, qui réapprend à s'ouvrir à la vie au contact de sa tante et de son curieux mode de vie. Mais la spiritualité et les anges y sont aussi pour beaucoup ; l'adolescente finira par s'accepter comme elle est et ne souhaite qu'une chose : mettre à profil ses dons au service des autres.
J'ai aimé la suivre et surtout voir ses relations évoluer, aussi bien avec sa tante qu'avec son oncle. Une petite famille que j'ai hâte de retrouver dans les tomes suivants !
Tatiana, la tante, pleine de sagesse, n'hésite jamais à conseiller sa nièce et à répondre à ses questions. Et c'est qu'elle en pose la demoiselle ! On la découvre aussi petit à petit, mais il semblerait qu'elle n'ait pas encore dévoilé tout son talent. En tout cas, un petit bout de femme très protectrice et aimante.
Mais mon personnage préféré, c'est Alexei. Torturé, il noue une relation très forte avec Alexanne ; lui aussi se montre progressivement sous son vrai jour, mais on sent que l'auteure n'en n'a pas fini avec lui. D'ailleurs, le tome 2 qui lui est consacré, devrait lever le voile sur son passé. Mais je l'ai adoré dès l'instant où il apparaît ; c'est le plus construit des trois Kalinovsky, je trouve.
Les personnages secondaires sont plus en retrait. Notamment Matthieu, le petit ami de notre héroïne, un peu couard sur les bords, mais fou de sa belle.

Mais au travers de cette galerie, j'ai cependant remarqué un truc : on ressent aussi beaucoup de douceur et de tendresse au travers de ces gens. Mais cela m'a donnée l'impression que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", ce qui apporte un côté parfois mièvre au récit. Je pense surtout aux scènes avec Alexanne et Matthieu. Un côté manichéen très appuyé qui m'a un peu gênée.

Le style d'Anne Robillard est très jeunesse, donc ça se lit très vite. Mais elle a su apporter de la douceur et de la magie à son texte. J'ai passé un très bon moment malgré les défauts relevés plus haut, étant totalement immergée dans le texte.

Malgré son côté manichéen et la facilité avec laquelle on avance dans l'histoire, ce premier tome est toutefois très plaisant. L'auteure nous livre un texte doux et magique qui m'a transportée et m'a surtout donné de l'espoir, chose que je ne pensais pas trouver en relisant ce livre. Et maintenant, j'ai hâte de lire la suite pour retrouver la famille Kalinovsky !

samedi 18 mars 2017

Confusion

HISTOIRE

Grace a été enlevée et enfermée dans une pièce, avec pour seule occupation des feuilles et des stylos. Elle se met alors à nous raconter son histoire...

CRITIQUE

J'ai trouvé ce livre d'occasion des années auparavant et c'est seulement maintenant que je me décide à le sortir de la PAL. Mais qu'importe, c'est un nouveau titre lu et, une fois encore, je suis déçue de la collection R. Car malgré son idée de base intrigante, elle ne décolle pas vraiment et m'a laissée (presque) indifférente.

Grace, notre héroïne, est kidnappée et enfermée dans une pièce entièrement blanche. Elle a seulement des feuilles et des stylos pour compagnie et décide de s'en servir pour nous raconter les événements qui l'ont menée jusque là.

Grace est donc notre narratrice et nous raconte sa vie avant son enlèvement. Et je dois déjà dire que j'ai pas été super emballée.
L'histoire en elle-même est plutôt banale. On nous promet des secrets inavouables, une attirance dangereuse, etc. Et à l'arrivée, j'ai eu la désagréable impression de m'être fait avoir.
Parce que les soi-disant "secrets inavouables" ne le sont pas tant que ça. Si c'étaient des secrets vraiment exceptionnels, alors oui, aucun problème. Mais ici, ce n'est pas ce que je ressens. C'est même le genre de secrets que j'ai déjà "vu" ailleurs, au moins mille fois. Rien de nouveau sous le soleil, donc.
Quand à l"attirance dangereuse", là encore, je me suis sentie flouée. On a une histoire d'amour bien sûr, et encore, je ne l'ai pas trouvée transcendante. En plus, je n'ai pas ressenti de tendresse et d'affection pour le couple Grace/Nat. Ces deux-là passent plutôt leur temps à se bécoter (surtout elle, vu la manière dont elle lui saute dessus presque à chaque rencontre). 
Bref, c'est la consternation plutôt que la confusion.
Au-delà de ce point, je n'ai pas été transportée par l'intrigue car, comme pour Phaenix, j'avais déjà deviné le gros point de tout ce tintouin (excepté un détail). Du coup, plus d'effet de surprise ! Et je n'ai pas ressenti d'émotion particulière lorsque Grace raconte ce qui se passe.
En plus, l'aspect séquestration est finalement peu abordé, alors que c'était justement la partie la plus intéressante du roman. Bon, quand on le termine, on comprend mieux pourquoi c'est si peu mis en avant, mais j'aurais aimé que ce soit davantage développé.
Je suis donc restée hermétique à l'histoire.

Et concernant les personnages, c'est encore pire.
Si j'ai aussi peu aimé l'histoire, c'est en grande partie à cause d'eux. Notamment Grace que j'ai détesté du début à la fin ! 
Cette fille est juste imbuvable et se regarde tellement le nombril qu'elle ne voit pas que son entourage souffre. Elle se permet des commentaires totalement hors-sujet par rapport à ce qu'elle vit (la demoiselle trouve son kidnappeur beau comme un dieu malgré sa situation : on croit rêver !) et a exactement le même défaut qu'Anaïa (l'héroïne de Phaenix) : elle ne voit rien, ne comprend rien alors que le lecteur a déjà tout compris dès le début ! Limite, elle a toutes les cartes en main, mais non ; la miss a des œillères et ne remarque rien de spécifique !
Je n'ai pas aimé cette personnalité mise en avant, et même si j'apprécie l'effort de l'auteure pour nous la rendre attachante, ça n'a jamais été le cas pour moi.
Et c'est pareil pour les autres protagonistes. A commencer par Sal, la meilleure amie de Grace. Elle dégageait pourtant quelque chose de sympathique au début. Mais sur la fin, elle m'a déçue, même si je m'attendais à ce que j'ai découvert.
Quad à Nat, le copain de notre héroïne, je ne l'ai pas aimé plus que ça ; je ne l'ai pas senti hyper amoureux de sa belle. Je ne demande pas des scènes romantiques à chaque rencontre, mais plus de gestes tendres m'auraient plu. Là, c'est vraiment pas ce que j'attends d'un personnage masculin, le petit ami de Grace, qui plus est.
Quand à la mère, on a peu de scènes avec sa fille (qui passe son temps à l'envoyer bouler) et les seuls moments où elles sont à deux, elles s'évitent ou se disputent. Bref, pas vraiment de moments qui m'ont permis de m'attacher à elle.

Confusion se lit très vite, mais je regrette une fois encore, le choix de la narration. On est sur le "je", puisque c'est Grace qui raconte le livre. Mais j'aurais aimé avoir le point de vue d'autres personnes de son entourage, sa mère et Sal notamment. Et comme c'est uniquement centré sur Grace, forcément, on a une vision biaisé des événements qui se déroulent. Or, le plus intéressant aurait été une même scène, vu sous plusieurs angles. Cela aurait permis d'emmagasiner plus d'informations, malgré la prévisibilité de l'intrigue.

Ce roman très prometteur se dégonfle aussi vite qu'un ballon de baudruche. L'histoire n'est pas exceptionnelle et j'ai détesté l'héroïne, imbuvable au possible. La narration n'est pas celle que j'aurais choisie, mais cela reste une lecture qui fait passer le temps.
Mais honnêtement, je suis très déçue.

vendredi 17 mars 2017

La maison aux 52 portes

HISTOIRE

Maëlys emménage avec ses parents dans la vieille maison d'un lointain parent. Là, un secret de famille la concernant directement va lui permettre de résoudre le mystère entourant la maison aux 52 portes.

CRITIQUE

Cela fait très longtemps que je voulais lire ce petit roman, mais sans passer par la case "acheter neuf". J'ai pu le trouver d'occasion en brocante (l'une des premières de 2017) et je suis très contente.
Parce que le fait même que ce livre soit si court explique pourquoi j'ai été déçue par cette lecture.

On suit Maëlys, une jeune fille qui tente de percer le mystère autour d'une vieille maison qui possède comme particularité d'avoir 52 portes !

Le scénario est plus que sympa sur le papier. Mais le reproche global que je reproche à ce roman est clairement son manque d'exploitation des idées.
Etant donné qu'il fait plus ou moins 150 pages, on reste en surface tout le temps. Pourtant, le côté fantastique avait de quoi apporter son lot de surprises, voire de frayeurs au vu de quelques scènes. Mais ce ne sera jamais le cas. Ce qui est très frustrant !
Et ça l'est d'autant plus que l'histoire est plutôt sympa à lire ; j'étais malgré tout curieuse de connaître les secrets entourant les murs de cette maison et "voir" l'aspect fantastique qui s'en dégageait. Je n'ai eu aucune surprise, mais, une fois encore, ça reste trop vague pour que j'y trouve un véritable intérêt à l'histoire.

Autre problème : la facilité avec laquelle tout est résolu. Et surtout, la façon dont Maëlys gère ses découvertes sur elle-même et la maison laisse perplexe. Elle accepte tout (trop) naturellement, ce qui m'a paru étrange. Là encore, c'est beaucoup trop facile pour que j'y trouve une certaine crédibilité au récit.

Et les personnages, j'en parlerais peu. Maëlys gère la situation d'une main de maître, même si je l'ai trouvée attachante en dépit de la brièveté de son histoire (puisqu'elle est la narratrice). On découvre en-même temps qu'elle les secrets de la maison et les souvenirs qui s'y rapportent. Sans doute le point le plus intéressant du roman.
Les parents sont finalement assez peu concernés par ce qui arrive puisqu'ils ne se rendent pas compte des événements bizarres qui s'y déroulent. Il faut dire aussi que l'adolescente les mets peu au courant de ce qui se passe !

Le livre se lit très vite, mais ça reste très jeunesse. Je vous avoue que je n'en retiens rien de spécifique.

J'aurais dû m'attendre à aussi peu de développement tant dans l'intrigue que dans les personnages. Pourtant, ça se lit très vite et l'héroïne est attachante.
Je crois que La maison aux 52 portes est trop jeunesse pour moi.

jeudi 16 mars 2017

Le Parfum des Sentiments

HISTOIRE

Ayant surpris son petit ami dans les bras d'une autre, Elena Rossini décide de changer de vie.
Avec l'aide d'une amie, elle s'installe à Paris où elle trouve un travail dans une prestigieuse parfumerie.
Mais le parfum représente bien plus que la vie d'Elena ; il est le symbole même de la famille Rossini depuis des générations. Et notre héroïne va le comprendre au contact de nouvelles personnes.

CRITIQUE

J'ai adoré le titre de ce roman. Mais si le titre est magnifique, le contenu n'est malheureusement pas à la hauteur de ce que j'attendais. J'ai passé un bon moment, certes, mais ce n'est pas non plus LE roman du siècle...

Nous suivons Elena Rossini, descente d'une illustre famille de parfumeurs. Suite à la tromperie de son ex, elle décide de s'installer à Paris où elle rencontrera des personnes qui changeront sa vie.

L'histoire est assez sympa à suivre, même si elle est simple. Une jeune femme change de vie et se rend compte de certaines choses durant ses nouveaux contacts. Elle s'ouvre notamment aux autres et apprend à maîtriser son don pour les parfums, objets qu'elle avait fui à la suite d'une enfance malheureuse.
En soi, le manque d'originalité n'est pas un gros problème en soi. L'auteure nous plonge dans l'univers fascinant des parfums et fait donc appel à un sens peu développé en littérature : l'odorat.
La façon dont elle décrit les odeurs, les flacons, les paysages et autres font que je me suis sentie immergée dans le récit. Les parties descriptives sont ce que j'ai préféré durant ma lecture.

Si j'ai pris plaisir à suivre l'histoire, j'ai relevé malgré tout un gros défaut : l'impression que les relations entre les personnages ne sont pas naturelles. Cela m'a posée problème parce que cela ne m'a pas permis de m'attacher à tout ce petit monde.
A commencer par les relations amoureuses, celle d'Elena et Cail, notamment. Ces derniers se tournent autour, se parlent peu, n'osent pas s'avouer leurs sentiments et ça m'a énervée. J'aime les gens qui vont droit au but (dans les livres comme dans la vraie vie) et là, c'est pas le cas. En plus, j'ai pas compris la dispute intervenant à la fin. Parce que vous avez, dans toute romance qui se respecte, une dispute qui sépare le couple et ce roman n'y échappe pas. Mais c'est tellement mal amené et grotesque que je n'y ai pas cru une seconde.

Comme écrit plus haut, je n'ai pas trouvé les personnages attachants. Ils ne m'ont pas paru crédibles dans leurs comportements, le couple Elena/Cail en tête.
Je peux comprendre qu'ils ne veulent pas dévoiler leurs blessures du passé immédiatement. Mais tourner autant autour du pot alors qu'ils savent qu'ils sont fous l'un de l'autre et ne presque rien connaître alors qu'on se tombe dans les bras, c'est bof pour moi. Leur relation est très étrange ; c'est pas le principe du "Je t'aime, moi non plus", mais c'est pas loin.
C'est dommage car le talent d'Elena dans la parfumerie est le gros point fort de ce roman. J'ai adoré la façon dont elle accepte petit à petit ce domaine qu'elle avait rejeté durant des années et s'y rouvrir peu à peu. Une bonne occasion surtout d'en apprendre beaucoup sur le domaine de la parfumerie (notamment la façon dont ils sont fabriqués).
Joséphine, l'amie d'Elena, m'a fait le même effet. C'est une jeune femme qui reste avec un connard (désolée, je trouve pas d'autre mot), sous prétexte que c'est un bon coup au lit. Ouais, là encore, c'est limite à mes yeux. Et ce n'est que tardivement qu'elle se décide à changer les choses alors qu'à sa place, je l'aurais fait bien plus tôt...
On suit d'autres personnages, mais ils sont si peu présents qu'on ne s'y attache pas du tout.
Bref, une galerie hétéroclite, mais pas suffisamment travaillée pour me donner envie de connaître et m'identifier à toutes ces personnes...

J'ai adoré l'écriture de Cristina Caboni. On est plongé dans le monde de la parfumerie, avec les descriptions de ses odeurs, leur fabrication et la façon dont elle "gère" la famille Rossini depuis des générations... à tel point qu'un secret y est dissimulé, dont Elena tentera de percer le mystère.

Si les parfums sont au cœur du récit, je déplore surtout des relations peu naturelles entre les personnages ce qui fait que ces derniers ne sont pas attachants. Ce manque de développement se ressent durant toute l'intrigue, qui manque aussi d'originalité (la partie romance en est un bel exemple).
Une lecture sympa, certes, mais trop de défauts font qu'elle est mitigée pour moi.

mercredi 15 mars 2017

La Fille de Brooklyn

HISTOIRE

Parce que sa fiancée, Anna, lui a montré une terrible photo, Raphaël s'enfuit. Mais désirant avoir plus d'explications, il retourne dans la villa que le couple a loué pour leurs vacances.
Mais Anna a disparu.
Commence alors une enquête pour tenter de la retrouver et surtout, découvrir qui elle est vraiment...

CRITIQUE

Cela fait un très long moment que je n'ai pas lu de Guillaume Musso. Ma dernière expérience avec cet auteur a été La fille de papier. Je l'ai trouvé tellement gnan-gnan qu'au bout de 150 pages, j'ai lâché l'affaire.
Mais c'était sans compter ma petite sœur qui s'est procuré ce titre. Et le résumé me tentait, alors j'ai franchi le pas.
Verdict ? Déjà, c'est pas ce roman qui va me réconcilier avec l'auteur, mais surtout, je n'en lirais pas d'autres avant trèèèèèèès longtemps.

Notre narrateur, Raphaël, est à la recherche de sa fiancée, Anna, à la suite d'une dispute peu banale : la jeune femme lui a, en effet, montré une photo qui l'a effrayé. Mais qui va surtout être le point de départ de ce roman de 460 pages.

Le début n'a déjà aucun sens à mes yeux. Raphaël s'interroge sans aucune raison sur le passé d'Anna et a peur qu'elle lui cache des choses (surtout de le tromper), sous prétexte qu'il a déjà eu des soucis lors de son précédent mariage.
Mais on apprendra plus tard que s'il a divorcé, c'est parce que son ex-femme a préféré sa carrière à sa famille ! On est donc très loin de la tromperie, puisqu'il s'agit d'une divergence d'opinion !
Et malheureusement, ce n'est pas la seule incohérence du scénario que j'ai relevé...

L'auteur utilise des facilités pour faire avancer son histoire de façon si énorme que ça en devient risible (le coup de l'e-mail, j'en ris encore). Le hasard fait bien les choses comme on dit, mais là, trop de hasards font que le récit perd sa cohérence.

Les rebondissements s'enchaînent très vite, à tel point qu'on n'a pas le temps de souffler. Et faut s'accrocher parce que plus on avance, plus on tombe dans quelque chose de très gros. Ce qui était au départ une simple disparition se transforme en une enquête aux ramifications plus complexes que ce qui était prévu.
J'aime ce type de récit où on avance vite, où on découvre les choses au fur et à mesure. De ce point de vue, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Mais ce n'est pas tant l'action que je déplore. (quoique je pourrais dire que tout va à 100 à l'heure de façon trop brutale. Tout se passe sur trois jours, mais je dois vous avouer que cela n'est pas le plus dérangeant dans le texte).
C'est la fin.
Franchement, quand on découvre le pourquoi du comment de tout ce foutoir, j'ai trouvé ça tellement absurde que je me suis demandée si j'avais la vraie fin sous les yeux. Je pensais qu'il manquait des pages à mon exemplaire, mais pas du tout ! Je suis ressortie très déçue de cette lecture ! Je me suis même dit : "Tout ça pour ça ?!".

Les personnages ne sont pas très attachants. A commencer par Raphaël, le narrateur-écrivain qui se perd parfois dans des digressions philosophiques qui n'ont pas leur place dans cet ouvrage (qui se présente comme un polar, qui plus est). Cela rend la lecture un peu fastidieuse, dans la mesure où j'ai l'impression que l'auteur voulait remplir des lignes pour finalement pas grand chose.
En plus, ce type se pointe à l'autre bout du monde avec son fils de deux/trois ans alors qu'il enquête sur une disparition... Suis-je la seule à trouver ce point dérangeant ?!
On a aussi le meilleur ami flic qui arrive à obtenir toutes les infos aussi facilement que si j'achète mon pain à la boulangerie... J'en retiens rien de spécial.

Le roman se lit très facilement, aucun problème là-dessus. Mais un détail me chiffonne : l'auteur enchaîne les juxtapositions et les phrases toutes faites pour montrer qu'il possède un vocabulaire étendu. Mais surtout, il abreuve son texte de références bibliographiques et cinématographiques, comme pour prouver à son lectorat qu'il possède une grande culture. C'est bien joli tout ça, mais cela donne un côté pompeux au récit qui n'en n'a pas du tout besoin. Et c'est très désagréable à lire.

Une histoire qui enchaîne les incohérences et son final complètement WTF, des personnages pas très attachants et un style maladroit, voire pompeux par moment ; non, La Fille de Brooklyn ne sera pas le roman de la réconciliation avec Guillaume Musso. De la part d'un livre qui a figuré dans le Top 5 des meilleures ventes durant des semaines, j'en attendais beaucoup mieux.

mardi 14 mars 2017

Belle Epoque

HISTOIRE

Pour échapper à un mariage forcé, Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour tenter sa chance à Paris. Mais ses conditions de vie font qu'elle accepte un étrange travail : celui de repoussoir, ces faire-valoir pour de belles jeunes filles fortunées...

CRITIQUE

Comme j'ai repris la lecture récemment, cela fait longtemps que je n'avais pas lu un roman historique, genre que j'apprécie particulièrement.
Et pourtant, Belle Epoque ne l'a pas fait avec moi...

Nous sommes à Paris, à la fin du 19ème siècle (1889 plus précisément). On suit Maude, la narratrice, qui nous explique sa nouvelle vie dans la capitale française et surtout son travail : elle est un repoussoir. Qu'est-ce que c'est ? Il s'agit de femmes aux physiques quelconques (voire laides) qui se chargent de "mettre en valeur" la beauté de leurs clientes.

Un tel pitch donne furieusement envie de le lire. Surtout que l'auteure s'est inspirée de la nouvelle d'Emile Zola : "Les Repoussoirs" (proposé en fin d'ouvrage), un de mes auteurs préférés.
Ben, j'ai préféré cette dernière au roman qui fait quand même quasi 400 pages ! Pour la simple et bonne raison que tout est trop jeunesse : tant l'histoire que les personnages, le style et même l'époque, nom d'un chien !

Parlons justement de ce dernier point. Nous sommes à la fin du 19ème siècle, comme écrit précédemment. Ce que j'attends d'un roman historique est d'être justement transportée dans le contexte avec ses codes, le mode de vie différent du nôtre, etc.
Belle Epoque nous présente un aspect historique finalement pas assez développé. Les descriptions sont là, certes, mais à mes yeux, elles font un peu "carte postale". On visionne facilement les scènes, mais on n'aborde pas suffisamment les conditions de vie pour se donner une idée précise et être ainsi complètement immergé dans l'époque. C'est ce que j'ai ressenti en tout cas.

L'histoire en elle-même est sympa à suivre, avec un thème original. Mais une fois encore, ce n'est pas développé en profondeur, mais surtout, les choses vont vite. Parfois trop vite. Notamment la fin, expéditive au possible où tout s'arrange en un claquement de doigts. C'est dommage parce qu'il y avait matière à parler de pas mal de sujets.
Ce que je retiens surtout, c'est la condition féminine décrite dans ce roman : on y parle notamment de mariages arrangés, où l'amour n'a pas vraiment sa place et surtout, où la future promise n'a pas son mot à dire. J'ai trouvé ce point très intéressant, et même le plus intéressant de toute l'histoire.
Pour le reste, il ne se passe pas grand chose ; on suit Maude dans son nouveau travail et sa découverte du monde des puissants. Le décalage entre sa vie d'avant et ce qu'elle découvre lui fera tourner la tête. Mais c'est bien le seul élément vraiment frais dans ma mémoire. Une fois encore, je n'ai pas eu l'impression d'avoir lu grand chose à l'arrivée...

Maude, notre narratrice, ne m'a fait ni chaud ni froid. En plus, elle se laisse facilement entraîner par la vie de luxe de ses clients, au point de perdre le sens des réalités. Je n'ai pas spécialement apprécié cette personnalité mise en avant. Elle est présentée comme une jeune femme loin des conventions de son temps et à forte tête.
Si elle n'hésite pas à fuir un mariage forcé et qu'elle se découvre une passion peu commune pour la gent féminine à l'époque, je l'ai pas spécialement trouvée "forte tête". Elle ne se dévoile vraiment qu'à la fin, mais là encore, c'est trop rapide pour que j'y croie une seconde.
Par contre, j'ai adoré Juliette, la cliente de notre héroïne. Elle se présente comme une pimbêche, mais derrière cette façade, se cache une demoiselle désireuse de sortir du carcan imposé par sa mère pour vivre de sa passion et surtout réaliser son rêve (je vous laisse la surprise de découvrir ce que c'est !).
Je n'ai pas trouvé les autres personnages attachants ; ils sont peu développés, voire anecdotiques pour certains...

Belle Epoque est bien écrit, même si je déplore le manque de développement de tous les points cités plus haut. Et même si c'est lecture détente et sans prise de tête, je relève un autre point négatif : le choix de la narration. J'aurais tellement aimé suivre plusieurs personnages et ne pas me centrer uniquement sur Maude !
J'aurais adoré savoir comment son père aurait réagi par rapport à sa fugue, par exemple, où encore découvrir les pensées de Juliette et de sa mère. Bref, un enrichissement de points de vue qui auraient apporté une vision plus globale à l'oeuvre. 

Un roman historique trop jeunesse à mon goût. Tout est survolé : histoire, personnages, contexte et narration. Dommage car le pitch était génial et la condition féminine de l'époque est bien traitée. Mais j'en attends beaucoup plus d'un roman historique.

lundi 13 mars 2017

Phaenix, tome 1 : Les cendres de l'oubli

HISTOIRE

Anaïa commence une nouvelle vie en Provence. Dans son nouveau lycée, elle fait la connaissance de deux garçons : Enry et Eidan. Ces derniers adoptent un comportement étrange vis-à-vis d'elle. Sans parler de ces rêves étranges et ces grains de beauté qui apparaissent subitement sur la paume de l'adolescente. Notre héroïne arrivera-t-elle à trouver la vérité parmi tous ces mystères ?

CRITIQUE

J'ai trouvé ce premier tome en brocante pour une bouchée de pain. Et je suis bien contente de ne pas avoir dépensé vingt euros pour ce roman car je suis très déçue !

Nous suivons donc Anaïa dans sa nouvelle vie, en Provence. Entre nouveaux cours, nouvelles rencontres, rêves et phénomènes étranges et romance, elle va découvrir quelque chose d'incroyable la concernant de très près...

Vous l'aurez vu dans le titre, il est question du mythe du Phaenix dans ce diptyque. On nous promet donc un récit fantastique centré sur cet oiseau mystique. Et si vous vous attendez à ce point, eh bien détrompez-vous, car la romance prend le pas sur l'aspect fantastique du récit ! Sur les 460 pages qui composent le livre, seule une dizaine est centré sur ce dernier !
Certes, le Phaenix est traité d'une façon très mystérieuse. Suffisamment pour donner envie de lire la suite pour voir comment l'auteure va nous présenter sa mythologie.

Malheureusement, cela ne suffit pas. Le récit souffre d'un manque de rythme, où le scénario est prévisible à des kilomètres. J'avais déjà capté le gros du truc bien avant d'arriver à la moitié du livre.
Résultat : je me suis ennuyée durant ma lecture. Parce que suivre les états d'âmes d'une adolescente qui passe son temps à s'interroger sur les garçons (surtout Eidan dont vous saurez rapidement que ses yeux sont noirs, tant Anaïa nous saoule avec ses descriptions détaillées sur son physique), la voir en cours et se lancer dans un nouveau genre musical (puisque mademoiselle fait du violoncelle), ça me laisse de marbre. Et franchement, même si elle se pose des questions par rapport à ce qui lui arrive, c'est pas suffisamment développé pour que j'y trouve un grand intérêt.
Cela me dérange profondément parce que pour une brique pareille, j'ai eu l'impression de ne pas lire grand chose à l'arrivée. Et au vu du pitch et du prix, j'en attendais beaucoup mieux.

La romance n'est très originale et prend une très grande place sur l'histoire. En plus, là encore, c'est archi prévisible ; on cerne très vite les véritables personnalités des deux prétendants d'Anaïa (et oui, nous sommes dans de la Young Adult et, par conséquent, on se retrouve avec un énième triangle amoureux !). 

Si l'intrigue n'est pas très recherchée et très prévisible, les personnages ne sont pas attachants pour autant.
A commencer par Anaïa, notre narratrice, totalement à la ramasse ; elle ne comprend rien à ce qui se passe alors que le lecteur sait déjà le gros point avant même de parvenir à la moitié du récit ! Ben, pas notre ado : elle comprend les choses très tardivement et passe son temps à s'interroger sur ce qui lui arrive, sans jamais prendre le taureau par les cornes pour demander (voire exiger) des réponses (notamment par rapport aux comportements d'Eidan et Enry). Sans parler de ses répétitions quand à décrire le physique des deux garçons en question ; pas besoin de répéter six fois qu'Eidan a les yeux noirs ou qu'Enry a les cheveux blonds...
Le pire, c'est qu'on nous la présente comme une fille forte et intelligente. C'est l'inverse que j'ai ressenti : pas totalement forte et surtout très cruche.

Concernant les garçons, ils ne m'ont pas transcendée. Que ce soit Eidan ou Enry, j'ai pas eu d'atomes crochus avec l'un des deux. En plus, comme je l'ai écrit auparavant dans cette chronique, on devine très vite leurs véritables personnalités.
Bref, ils ne m'ont pas marquée du tout !

Mais, pour finir sur une note positive, le livre est très bien écrit. J'ai adoré la plume de l'auteure, qui nous immerge totalement dans son histoire (et c'est encore plus flagrant dans la partie où le fantastique prend le dessus). On suit les pensées de l'héroïne, on s'immerge totalement dans le quotidien d'Anaïa (logique, puisque c'est notre narratrice) et dans son cheminement pour découvrir la vérité sur ce qui lui arrive. Un superbe point qui fait que ce roman n'est pas complètement un désastre.

Malgré le style de l'auteure qui fait qu'on accroche immédiatement jusqu'à la dernière page, ce premier tome ne tient pas ses promesse. Héroïne fade et stupide, des garçons très fades niveau personnalités et intrigue très prévisible : Les cendres de l'oubli est une véritable déception !