samedi 29 avril 2017

Liselotte et la forêt des sorcières, tome 1

HISTOIRE

Liselotte vit avec ses deux domestiques, Alto et Anna, dans une maison située en retrait, en pleine campagne.
On raconte que la forêt qui l'entoure est peuplée de sorcières. Un jour, Liselotte en croise une sur sa route. Il faudra l'intervention d'un mystérieux jeune homme pour la sortir de ce mauvais pas...

CRITIQUE

De Natsuki Takaya, j'en garde un bon souvenir avec Fruit Baskets. J'avais bien aimé le manga, même si je ne suis jamais arrivée au bout des 23 volumes. Et je précise que je n'ai jamais visionné l'animé.
J'avais également commencé Twinkle Stars des années auparavant, mais là encore, je n'ai jamais conclu cette série.
Et voilà que je me lance dans Liselotte et la forêt des sorcières, une série dont le pitch de ce premier tome me tentait énormément.
Je pense donner ma chance au tome deux, parce que là, c'est pas très concluant...

Comme le titre l'indique, on suit Liselotte, une jeune demoiselle qui vit dans un trou perdu, avec pour seuls compagnies ses deux domestiques : Anna et Alto, des jumeaux qui veillent à son bien-être et sa sécurité.
Mais l'arrivée d'un jeune homme aux yeux roses pâles va chambouler le quotidien de notre trio...

Ce qui m'a déçue dans ce volet, c'est qu'on reste énormément dans l'introduction. Certes, c'est bien de présenter les personnages et le contexte ; mais en dehors de la sorcière que Liselotte rencontre et son sauvetage, y a pas grand chose qui se passe.

On a bien l'arrivée d'Engetsu (l'homme mystérieux dont il est question) et celle d'un quatrième personnages, assez drôle, je vous l'avoue. Mais y a pas beaucoup d'actions, et l'aspect fantastique est aussi peu présent.

En fait, la mangaka ne donne guère d'indications sur les sorcières et la forêt entourant la maisonnée. Ça reste très flou et on n'apprend pas grand chose. Ceci dit, vu la fin intriguante, cela me donne envie de poursuivre la série, afin de voir si elle évoluera par la suite.

Si l'histoire n'est pas très passionnante, les personnages eux, le sont davantage. Enfin, sauf l'héroïne principale.
Parce que Liselotte est clairement une grosse tête de linotte (non, non, j'ai pas fait exprès d'utiliser ce mot !) ; elle change constamment d'avis comme de chemise, ramène un type qu'elle ne connaît guère chez elle et le laisse s'installer tranquillement chez elle, se montre parfois gnan-gan dans ses réflexions...
Bref, une héroïne assez cruche à laquelle je ne me suis pas attachée du tout !
MAIS... Je l'écrit en majuscule, parce que, malgré tout, la jeune femme semble posséder un passé mystérieux.
On apprend une ou deux choses sur sa présence dans cette curieuse maison, mais de manière suffisamment développé pour qu'on ait tous les éléments en main. Résultat : elle a quand même ce petit côté "intriguant" qui donne envie d'en apprendre plus sur elle. Elle ne part donc pas complètement sur une note négative.

Pourtant, j'ai largement préféré les autres persos qui gravitent autour d'elle. A commencer par Alto et Anna, les jumeaux.
Et Liselotte a du bol d'avoir deux domestiques bien plus terre-à-terre qu'elle, qui prennent soin d'elle et veillent sur sa sécurité !
Je les ai trouvés très attachants et les mieux développés de toux ceux qu'on croise dans ce premier tome. Enfin, "développé", c'est un bien grand mot, mais ce sont les plus présents, et donc, les mieux traités dans le caractère.

On a aussi Engetsu, le type hyper mystérieux que Liselotte semble d'ailleurs bien connaître. A ce stade, je peux pas trop en dire quoi que ce soit ; il a l'air de cacher bien des choses.
Et concernant le quatrième bonhomme, j'en dirais pas grand chose pour vous laisser la surprise, vous sachez qu'il apporte la touche d'humour en plus dans le récit et que je l'ai trouvé tout simplement succulent à suivre !

Je retiens aussi le coup de crayon de Natsuki Takaya, reconnaissable facilement ; les yeux de ses personnages très grands (plus encore que ceux qu'on a l'habitude de voir dans les mangas, mais ce n'est que mon point de vue) et une proportion à dessiner des visages très doux. Ce qui est très flagrant pour les protagonistes féminins.

Il fallait bien qu'un manga soit tôt ou tard un flop. Et c'est tombé sur Liselotte et la forêt des sorcières. L'histoire est très introductive et l'héroïne est assez cruche.
Mais je retiens le grand mystère qui plane autour de ce volet et le chara-design de tout ce petit monde. C'est pour ces deux raisons que je poursuivrais la série, en espérant qu'elle s'améliore dans les tomes suivants.

vendredi 28 avril 2017

Orange, tome 1

HISTOIRE

Un matin, Naho reçoit une drôle de lettre : il s'agirait de la Naho du futur qui lui écrirait du temps où elle était au lycée, afin qu'elle puisse changer le cours de l'histoire !
Faut-il croire cette histoire abracadabrante ? Naho va pourtant vite s'apercevoir que les événements décrits dans les lettres se réalisent vraiment.
Mais peut-elle vraiment changer le futur ?

CRITIQUE

Je suis tombée sur ce titre par hasard, et j'ai trouvé la couverture toute mignonne. Et comme je voulais continuer ma redécouverte du manga, suite à mes précédentes lectures très positives dans ce genre, je l'ai donc emprunté.
Verdict ? Encore une série que je vais suivre de près car j'ai beaucoup aimé ce premier tome. Et comme la série est courte (cinq volumes à peine), je compte bien la poursuivre jusqu'au bout !

Orange met en scène Naho, une lycéenne qui vit sa vie tranquille avec sa petite bande d'amis. Ils vont même accueillir Kakeru, le nouvel élève qui va rapidement trouver ses marques.
Mais Naho a un secret : elle a reçu des lettres de sa future elle ! C'est la Naho âgée d'une trentaine d'années qui lui écrit pour qu'elle puisse changer les événements survenus au lycée.
Mais la version ado de Naho hésite : doit-elle y croire ? Et surtout, peut-elle vraiment changer le cours des choses ?


C'est tout ce questionnement qui est au centre de ce premier tome. Naho, au début incrédule, va peu à peu essayer de modifier son présent pour que son futur soit modifié. Mais est-ce que ces changements vont altérer sa future version d'elle-même ? Voire celle de ses proches ?
Je trouve dommage que le manga ne montre pas l'influence des agissements de la Naho ado sur la Naho du futur. Peut-être en parlerons-nous dans les tomes suivants, mais cette absence de conséquences sur le passé et et le futur m'ont vraiment fait défaut. Ce qui explique pourquoi ce manga n'est pas un coup de cœur.

En revanche, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'intrigue est amenée, au travers de ces fameuses lettres. Et surtout, la réflexion qu'elles apportent : peut-on vraiment effacer les regrets du passé ? Ne risque-t-on pas d'en créer de nouveaux ?
C'est autant de questions auxquelles Naho (ado) est confrontée. Et c'est ce cheminement intérieur qui va la pousser à accomplir des actions qu'elle ne se pensait pas capable de faire (cf. le match de base-ball). C'est aussi l'occasion pour elle de se positionner par rapport à Kakeru, le nouvel élève de sa classe, auquel elle va éprouver des sentiments très forts.
Bref, l'histoire se révèle doucement et nous montre deux visions : celle de Naho au lycée et la Naho du futur (même si ses apparitions sont plutôt brèves) où on la voit avec ses anciens camarades ; et on se rend compte qu'elle est rongée par le regret. Ce qu'elle dévoile d'ailleurs dans ce volet ne fait que confirmer sa motivation à demander à sa version lycéenne de modifier le temps.

Les personnages présentés sont tellement attachants !
A commencer par Naho (version lycée), qui va petit à petit se découvrir une force insoupçonnée, grâce aux lettres qu'elle a reçu. Elle se pose beaucoup de questions, certes, mais elle ne se contente pas d'être passive en se demandant sans arrêt si ce qu'elle vit est vrai ou pas. Elle finit par prendre les choses en main, malgré ses hésitations parfaitement compréhensifs.
Une héroïne vraiment attachante qui risque fort d'évoluer par la suite. Et j'ai hâte de voir ça !
On a aussi Kakeru, mystérieux, mais qui se révèle aussi. Bon, beaucoup plus en douceur que Naho, mais je le trouve très intéressant.
Les autres persos de la bande sont tous sympas, même si plus en retrait par rapport aux deux autres cités précédemment. Mais ils apportent chacun leur touche personnelle et offrent des moments d'amitié bienvenus dans ce récit.

J'aime beaucoup le chara-design de tout ce petit monde ! Surtout Naho, qui possède, je trouve, un visage très doux. L'ensemble est très agréable à regarder.

Voilà un nouveau manga que je vais suivre de près ! Une histoire mêlant présent et futur, des personnages attachants et un coup de crayon agréable font d'Orange une belle découverte à savourer comme le fruit dont elle porte le titre !

jeudi 27 avril 2017

Fais-le pour maman

HISTOIRE

A l'âge de sept ans, Sebastien assiste à un drame familial : sa sœur est poignardée par sa mère et cette dernière l'accuse à sa place. Cet événement va bouleverser la vie du petit garçon.
A tel point que, des années plus tard, les fantômes du passé vont resurgir et menacer de l'engloutir.
Définitivement.

CRITIQUE

Je suis déjà tombée sur ce titre par hasard à la bibliothèque et, curieuse, je l'ai emprunté. Et même si ce titre n'est pas exceptionnel, j'ai passé un bon moment.

On suit Sebastien, un médecin réputé qui cache pourtant un passé sordide : sa mère a poignardé sa sœur aînée alors qu'il n'avait que sept ans. Elle l'accusera à sa place, mais ni la police ni les psychiatres ne croient sa version des faits. Mais le mal est fait : ce drame va transformer à jamais le petit garçon.
Et voilà que des années plus tard, le passé resurgit...

Le point vraiment positif de ce roman, c'est qu'on suit plusieurs personnages. Sebastien, bien sûr, mais aussi Claire ou encore Léa, la fille de notre médecin.
L'auteur nous dépeint des personnages abîmés par la vie, qui veulent pourtant s'en sortir. 
Mais je relève malgré tout un choix de narration pas toujours maîtrisé : seule Léa bénéficie d'une narration interne où elle nous fait part de ses ressentis. Sebastien et Claire, eux, sont des narrateurs externes.
Je n'ai pas trop compris pourquoi l'auteur a pris le parti de faire des narrations différentes. Ceci dit, cela nous permet de découvrir tous les éléments qui échappent aux protagonistes.
Et c'est peut-être ça le problème.

Parce que détenir toutes les clés de l'intrigue m'a permis de deviner pas mal de choses concernant l'intrigue. Cela ne donne donc (presque) aucun élément de surprise.

Mais curieusement, l'auteur offre une telle tension à ses lecteurs à mesure qu'on avance dans la lecture qu'on ne peut pas la lâcher. Et même si j'avais deviné les gros éléments, la fin m'a surprise. Je ne m'attendais pas à un final aussi incroyable !

Les personnages sont attachants, de par leur passé difficile. Enfin, je me suis surtout attachée à Claire.
Parce que Sebastien possède un caractère assez étrange, qui peut le faire paraître "suspect" à certains moments (un peu comme le père dans Le tueur à la cravate de Marie-Aude Murail). Du coup, cela le rend par moment assez antipathique.
Heureusement, ses filles se révèlent bien plus attachantes que leur père. Surtout Léa, qui va se révéler posséder une force de caractère qu'elle ne soupçonnait pas.

Concernant le style, c'est assez percutant : l'auteur va à l'essentiel et nous offre un récit dont la tension monte crescendo, jusqu'au final surprenant !

Si ce thriller n'est pas exceptionnel (j'avais déjà deviné les gros moments du récit), j'ai malgré tout passé un bon moment. Les personnages sont attachants, sauf Sebastien de part son étrange comportement.
Assurément un roman sympa !

mercredi 26 avril 2017

Populaire : L'histoire vraie d'une geek devenue reine du vintage

HISTOIRE

Maya Van Wagenen n'est pas populaire. Elle mène une existence banale avec sa famille et ses rares amis au collège.
Elle décide alors de se lancer dans une expérience originale : suivre les conseils de Betty Cornell, une top-model des années 40/50 qui a écrit un guide pour les adolescentes de son époque.
Est-ce qu'ils sont toujours d'actualité en 2014 ? C'est ce que Maya va tenter de découvrir.

CRITIQUE

Je suis tombée par hasard sur ce livre et j'ai de suite été attirée par la couverture, très colorée et qui serait parfait à lire sur la plage, en été.
Et c'est une découverte très sympa !

On suit donc, Maya, la narratrice qui va nous raconter l'expérience à la fois curieuse et originale qu'elle va mener pendant un an : suivre les conseils de Betty Cornell, ancien mannequin des années 40/50. Cette dernière a écrit un ouvrage donnant des conseils de mode, beauté, maquillage, etc. à des adolescentes de son époque. Mais sont-ils encore "valables" en 2014 ? 

C'est tout l'intérêt de l'expérience et Maya va nous faire partager ses découvertes, ses joies et ses déconvenues à travers cette expérience. On va la suivre durant un an, suivre pas à pas les conseils de Betty dans les domaines tracés dans son guide. Pour l'adolescente, c'est l'occasion de repenser sa façon de s'habiller, ses premiers pas en maquillage, mais aussi sa façon d'appréhender les autres et surtout elle-même.

Bien plus qu'un simple changement, ce sera l'occasion pour Maya de davantage s'ouvrir aux autres, d'apprendre à mieux les connaître et à réfléchir sur le sens du mot "populaire". Parce que bon, c'est quoi la popularité dans le fond ?
Bref, la jeune fille timide du début s'affirme de plus en plus, quitte à s'attirer les moqueries de ses camarades. Son comportement va même provoquer quelques secousses au sein du collège où tout le monde prend tout pour acquis.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans le récit, c'est le partage. Maya nous livre en effet toutes ses pensées ; ses instants de bonheur, mais aussi de découragements. Car à plusieurs reprises, elle nous fait part de son envie de jeter l'éponge. Pourtant, elle continuera l'expérience encore et encore, jusqu'au final que j'ai trouvé très touchant.

En plus, l'auteure a l'excellente idée de nous faire partager des extraits du guide de Betty, mais surtout des photos où elle nous dévoile les facettes de l'expérience : les vêtements qu'elle porte, sa nouvelle coiffure ou encore des photos plus intimes, où on la voit avec sa famille. Cela la rend encore plus attachante et on peut vraiment suivre l'expérience jusqu'au bout. Je trouve que l'aspect visuel apporte un petit plus à ce récit.

Maya nous livre tout, à la manière d'un journal intime ; de ce fait, son texte est très vivant et on est directement plongé dans le bain. J'ai beaucoup aimé sa plume et son désir de faire partager son expérience au plus grand nombre. Sa chaleur et sa franchise transparaissent dans toutes les pages. Cela ne la rend que plus attachante aux yeux du lecteur. J'ai aimé suivre son évolution et la voir prendre de l'assurance à mesure qu'elle nous narrait son histoire. La Maya du début n'est plus du tout la même quand on la quitte.

Voilà un très joli récit que nous offre Michel Lafon. Un texte vivant où la narratrice nous raconte son expérience qui l'a transformée. Un roman très rafraîchissant pour l'été qui approche petit à petit !

mardi 25 avril 2017

Le maître des livres, tome 1

HISTOIRE

A la bibliothèque "La Rose Trémière", Mikoshiba n'hésite jamais à guider les usagers qui cherchent un livre précis.
Que ce soit un adulte ou un enfant, ses méthodes, parfois rustres, permettent surtout de découvrir des tranches de vie.

CRITIQUE

Pour continuer sur ma lancée avec les mangas, j'ai voulu découvrir cette série, centrée sur les livres. En tant que lectrice assidue et fréquentant régulièrement les bibliothèques, cela ne pouvait que me parler.
Verdict : ce premier tome est mon premier coup de cœur depuis que je me suis remise à la lecture !

Pourtant, pas de fantastique, pas de suspens ; juste Mikoshiba et ses collègues qui font tourner une bibliothèque spécialisée sur les livres pour enfants. Au travers de ce bâtiment et de plusieurs livres, on découvre des personnages secondaires qui traversent tous un moment difficile dans leur vie ; la lecture sera une sorte de catharsis qui va leur permettre de dépasser leurs difficultés et mieux s'ouvrir au monde.

Evidemment, avec un thème pareil, je ne pouvais qu'être conquise : chaque personnage se retrouve dans son histoire personnel au travers d'un récit fourni par Mikoshiba, la plupart du temps. Pour le mangaka, c'est l'occasion de nous conter ces petits aspects de la vie quotidienne qui trouvent un parallèle parfois troublant avec les romans dont il est question dans ce premier volet.

Les livres sont donc LE point central de la série, puisque non seulement ils permettent aux protagonistes de faire le point sur eux-mêmes, mais c'est aussi l'occasion de découvrir des titres pas forcément connus dans nos contrées.
Et les quelques romans présentés sont de genres différents : aventure, suspens, policier, conte... Umiharu Shinohara a l'excellente idée de dévoiler plusieurs types d'histoires, susceptibles de plaire à tous. Et de nous rappeler qu'il n'y a pas d'âge pour apprécier des livres pour enfants !

Les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, sont hyper attachants.
A commencer par Mikoshiba, le bibliothécaire. Avec ses manières rustres, il peut détonner, mais il se révèle passionné par son métier et vraiment désireux d'aider les usagers dans leurs requêtes. Cela le rend d'autant plus attachant que ce premier tome nous permet de trouver l'origine de son amour pour la lecture.
Ses deux collègues féminines, Kayo et Mizuho sont tout aussi passionnées, même si plus en retrait. J'ai hâte d'en apprendre plus sur elles dans les volumes suivants !

On a aussi M. Miyamoto, premier personnage qui ouvre le récit et qui va se révéler un usager assidu après sa rencontre avec Mikoshiba. Il semble cacher pas mal de choses, mais il se révèle très gentil, malgré les sautes d'humeur de l'unique bibliothécaire masculin auquel il fait régulièrement les frais. Mais son rôle risque fort d'être plus important dans la suite de la série !

Parmi les autres protagonistes, on a pêle-mêle un jeune garçon qui va découvrir que chaque livre peut renfermer un potentiel trésor ; une mère hyper protectrice qui va devoir apprendre à lâcher du lest pour son petit garçon...
Bref, une galerie qui ne demande qu'à s'étoffer, même si on risque de les recroiser par la suite.

Pour terminer sur le coup de crayon, faut pas s'attendre à un sens du détail très poussé. Si les dessins sont très sympas, je n'en retiens rien d'exceptionnel. Mais j'apprécie tout particulièrement le chara-design des personnages féminins, même si certaines d'entre elles ont presque tendance à se ressembler. Mais ce petit détail ne m'a pas empêchée d'apprécier ce manga, bien au contraire !

A tous les amoureux des livres et des bibliothécaires, ce manga est fait pour vous ! Un coup de cœur magistral qui me donne non seulement envie de lire la suite, mais aussi de vous faire partager plus que jamais mon amour des livres !

lundi 24 avril 2017

Bride Stories, tome 1

HISTOIRE

A 20 ans, Amir est mariée à un garçon de huit ans son cadet. Elle vit désormais dans une tribu totalement différente de la sienne et doit apprendre à vivre dans sa nouvelle communauté.
Mais sa famille, qui a trouvé un arrangement matrimonial plus avantageux, décide de faire marche arrière et de la récupérer.

CRITIQUE

Depuis que j'ai repris la lecture, j'ai eu l'envie de me remettre aux mangas. Il faut savoir que je suis davantage tournée vers les romans que les bandes dessinées, qu'elles soient franco-belges, japonaises ou autre.
Mais j'ai malgré tout décidé de retenter l'aventure en empruntant quelques séries, pour recommencer l'aventure du manga, et Bride Stories fait partie de ceux-là. Suite aux avis très positifs sur la blogosphère, j'ai voulu découvrir le style graphique de Kaoru Mori à travers cette saga et j'en suis très contente ; c'est une très belle surprise !

On suit donc Amir dans sa nouvelle vie, à la suite de son mariage avec un garçon de huit ans son cadet, Karluk. Malgré leur différence, les époux vont apprendre à se connaître et à s'apprécier mutuellement. Jusqu'au jour où la famille d'Amir décide de la récupérer, ayant trouvé un mariage plus avantageux pour leur clan.

Ce que je retiendrais surtout de ce manga, c'est le coup de crayon formidable de la mangaka. Elle apporte un soin tout particulier aux détails : que ce soit les vêtements, la faune ou la flore, chaque planche est un régal pour les yeux. Rien que la couverture offre un travail splendide, mais à l'intérieur, c'est carrément de l'orfèvrerie !

L'histoire en elle-même est plutôt plaisante, même si pas extraordinaire : on suit Amir dans sa nouvelle vie d'épouse, au sein de sa belle-famille et de sa tribu.
J'ai d'ailleurs été agréablement surprise par la façon dont elle gère ce nouveau départ ; elle n'hésite jamais à rendre service et ses relations avec sa belle-famille sont au beau fixe.
On suit donc leur quotidien, dans l'Asie centrale du 19ème siècle. Evidemment, autre époque, autres mœurs. Cela peut paraître surprenant, voire choquant qu'une femme de 20 ans épouse un gamin d'à peine 12 ans. Pourtant, ce qui était un barrage pour moi au début est rapidement tombé et cet élément ne m'a plus dérangée durant ma lecture.
Je me suis même surprise à penser qu'Amir et Karluk forment un couple tout mignon. On ne ressent pas l'amour attendu, mais malgré tout, un petit quelque chose se passe entre eux. Ils s'apprécient mutuellement et s'entraident constamment.
Non vraiment, j'ai beaucoup aimé ce petit couple^^

Amir est une héroïne que j'affectionne beaucoup. Déjà, son chara-design me plaît énormément ; ensuite, elle a une personnalité affirmée. Elle pratique la chasse avec dextérité et se montre d'une gentillesse et d'une générosité exemplaire. Je pense surtout à la fin avec Karluk ; son dévouement envers son mari est tout simplement exemplaire !

Karluk est un garçon très gentil, même s'il est plus enfantin. Logique, me direz-vous, suite à son âge. Pourtant, il se révèle tout aussi attentionné envers sa femme et sa famille. On sent qu'il est très attaché à eux et que c'est réciproque.

Comme écrit plus haut, nous sommes au 19ème siècle, dans le quotidien d'une tribu d'Asie centrale. J'ai adoré cet aspect historique très bien mis en avant où j'ai appris pas mal de choses de cette époque. Déjà par le sens très poussé du détail, mais je ne serais pas surprise si la mangaka s'est documentée avant de se lancer dans sa série : parce que j'ai vraiment eu l'impression de "lire" un documentaire. Mais pas du tout ennuyeux et terriblement passionnant ! 

Bride Stories ne pouvait pas être un meilleur point de départ pour redécouvrir les mangas. Kaoru Mori possède un sens du détail tout simplement extraordinaire et l'histoire, proche du documentaire, est très sympa à suivre.
Une très jolie découverte !

C'est Lundi, que lisez-vous ? (6)


Bonjour tout le monde !

On se retrouve comme toutes les semaines pour le rendez-vous du Lundi où je vous présente mes lectures passées, présentes et futures !

C'est parti !


1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • The Lying Game, tome 1 : Tu es moi => Un premier tome introductif, mais terriblement addictif. Une énorme surprise qui se révèle être sans doute LE top du mois d'Avril !
  • Bride Stories, tome 1 => J'ai décidé de me remettre doucement aux mangas et Bride Stories est une bonne surprise. J'aime le sens du détail apporté par la mangaka et l'histoire en elle-même est plutôt sympa.
  • Le maître des livres, tome 1 => ÉNORME coup de cœur pour ce premier volet !!! Si vous êtes un amoureux des livres, alors ce manga est fait pour vous !
  • Populaire : L'histoire vraie d'une geek devenue reine du vintage => Un récit rafraîchissant sur une adolescente qui tente pour expérience pour le moins surprenante et originale. Très sympa !
  • Fais-le pour maman => Un thriller qui monte crescendo à mesure qu'on se rapproche de la fin. Cette dernière m'a surprise, même si le roman n'est pas exempt de moments qu'on devine très facilement à l'avance.
  • Orange, tome 1 => Une très jolie histoire sur la façon dont le passé pourrait être modifié. Les personnages sont très attachants et possèdent des personnalités fortes.
  • Liselotte et la forêt des sorcières, tome 1 => Si le style graphique que Natsuki Takaya est très agréable, l'histoire est très introductive et l"héroïne est une grosse nouille. Je tenterais quand même la suite pour voir, mais là, je suis pas très convaincue.


2. Que suis-je en train de lire ?



Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam. Un roman que j'ai emprunté à la bibliothèque et qu'il me tarde maintenant de découvrir !

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n'ai pas prévu de lecture pour cette semaine.


On se retrouve la semaine prochaine pour le prochain numéro du Lundi !

dimanche 23 avril 2017

The Lying Game, tome 1 : Tu es moi

HISTOIRE

Emma n'a pas eu la vie facile : ballottée de famille d'accueil en famille d'accueil, elle désire pourtant vivre une vie tout à fait banale.
La découverte d'une sœur jumelle pourrait lui permettre de démarrer une nouvelle vie, mais il y a un problème : Sutton est morte.

CRITIQUE

Je voulais lire cette saga depuis longtemps, mais je n'osais jamais franchir le cap. J'ai finalement pris mon courage à deux mains et j'ai donc entamé une énième série.
Non seulement je suis agréablement surprise, mais j'ai tout simplement adoré cette lecture !

Le roman a la particularité de suivre Emma, notre héroïne, à travers les yeux de sa jumelle Sutton... qui est morte au tout début du livre !
C'est donc son fantôme qui suit la jeune fille et commente tous ses faits et gestes, mais aussi ses pensées et ses souvenirs.

Cette manière de narrer le récit m'a surprise ; en effet, Sutton ne se souvient plus du tout de sa vie terrestre et va donc se la remémorer à travers Emma et sa rencontre avec ses amies et son petit copain. Et petit à petit, des flashs vont resurgir dans son esprit, apportant quelques éléments de réponses...

Car on se pose beaucoup de questions dans ce premier tome ! Déjà sur la mort de Sutton et les conditions dans lesquels elle est morte, mais aussi sur les véritables personnalités de son entourage. Parce qu'au vu de ce qui se passe ici, tout le monde est un suspect potentiel !
J'ai adoré l'histoire, dont la tension monte crescendo à mesure qu'on avance dans le récit. Je pensais que ce serait très chick-lit avec une touche de suspens, mais les enjeux sont bien plus graves que ce que je croyais. Du coup, on se retrouve avec une héroïne dépassée par les événements, mais désireuse malgré tout d'en sortir.

Le suspens est omniprésent : les questions fusent et apportent très peu de réponses, puisque nous sommes dans un premier tome. On apprend à connaître l'entourage de Sutton petit à petit, tout comme les flashs-backs de cette dernière qui arrivent toujours à des moments cruciaux. Et la fin laisse la porte ouverte à bien des questionnements qui ne donnent qu'une envie : lire immédiatement le deuxième tome !
Le côté policier est donc présent, même si pas totalement. On reste malgré tout dans un tome introductif, où l'auteure prend le temps de mettre en place ses personnages et l'univers particulier dans lequel on va baigner pendant six tomes.
Du coup, j'espère que  l'aspect "enquête" sera davantage poussé dans les volumes suivants !

J'ai adoré suivre Emma, une héroïne très attachante de part son histoire, mais aussi la façon dont elle se fourre dans ce bourbier. Dès lors, on la suit, avec l'espoir qu'elle s'en sorte, mais aussi qu'elle arrive à élucider le mystère autour de la mort de sa jumelle.
Sutton est radicalement différente : on découvre son histoire et sa personnalité doucement au travers de son groupe d'amies et de son mec. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle était loin d'être un ange ! On peut même dire qu'elle avait le chic pour s'attirer des ennemis... Au point que l'un d'entre eux aurait pu attenter à sa vie !
Pourtant, elle se révèle aussi attachante, d'autant plus qu'elle exprime bien des remords par rapport à sa vie terrestre. Elle se révélera d'ailleurs dotée d'une capacité à se détacher de ce qu'Emma vit pour apporter sa propre opinion sur la situation qu'elle vit. Et c'est super top ; le parallèle avec son caractère d'avant s'en ressent considérablement !

Concernant le groupe d'amies et Garrett, son copain, ils ont l'air de cacher bien des choses. Et ce qu'on apprend sur eux ne fait que renforcer cette impression.
Idem pour Ethan, qui pourtant est le troisième personnage que je retiens de cette lecture, avec les jumelles. Mais lui aussi semble dissimuler bien des secrets... 
J'ai hâte d'en apprendre plus sur tout ce petit monde pour me forger un avis plus constructif !

Le style de Sara Shepard est d'une redoutable efficacité. Elle nous accroche très vite, au point qu'on ne eut plus lâcher le livre avant la dernière page. C'est addictif et totalement immersif : j'ai pris un grand plaisir à lire ce premier volet !

Énorme surprise, Tu es moi est un premier volet assez introductif qui met bien en place les personnages et le contexte, mais qui offre un suspens et une plume d'une efficacité redoutable !
J'adhère à cette série et espère lire la suite très rapidement !


samedi 22 avril 2017

Je ne sais plus pourquoi je t'aime

HISTOIRE

Suite à une chute, Naomi a perdu quatre années de sa vie de sa mémoire. Quatre ans qu'elle va essayer de reconstituer au travers des témoignages de ses proches. Mais ces derniers sont-ils vraiment sincères dans leurs propos ?

CRITIQUE

J'ai trouvé ce livre par hasard dans une boutique Oxfam. Le titre m'interpellait, c'est pour cette raison qu'il n'a pas fait long feu dans ma PAL. Et je suis bien contente de l'avoir sorti parce que j'ai passé un bon moment !

On suit Naomi, une adolescente qui a perdu en partie la mémoire suite à une chute dans l'escalier : c'est quatre années de sa vie qu'elle doit reconstituer, avec l'aide de son entourage.

J'ai bien aimé suivre l'héroïne dans sa quête pour retrouver cette mémoire perdue. Et comme elle est la narratrice, on ignore, comme elle, ce qu'il s'est passé durant ce laps de temps et après son accident. 
Après, faut pas non plus s'attendre à quelque chose d'original ; l'ensemble est plutôt classique et j'avais deviné certains points du récit.

L'amnésie est surtout l'occasion pour Naomi de se remettre en question par rapport à ce qu'elle était avant l'accident et ses rapports avec les autres. C'est donc une ado qui s'interroge et qui finit par faire le ménage dans sa vie qu'on suit tout le long du roman. J'ai beaucoup aimé cet aspect, qui permet à notre lycéenne d'évoluer.

Cette dernière est très attachante ; déjà parce qu'elle cherche à se retrouver (dans tous les sens du terme) et parce qu'elle vit un quotidien (presque) banal qu'elle va titiller suite à son amnésie.
Les autres personnages sont sympas, même si pas suffisamment développés pour que j'y soit attachée. Mais ils vont tous apporter un petit plus (de près ou de loin) qui permettra à Naomi d'arriver à ce qu'elle devient à la fin du roman.

Les relations entre les personnages sont complexes, à l'inverse de leur personnalité. Si je n'ai pas trouvé de trait marquant pour tous (sauf l'héroïne), ce qu'ils vivent n'est pas simple.
D'ailleurs, j'ai trouvé certains moments assez curieux, voire étranges. Je pense surtout à ce qui se passe avec James ; j'avoue ne pas avoir trop compris ce type et sa relation avec Naomi.

C'est très frais et ça se lit vite. Le fait que le personnage principal soit la narratrice permet de s'identifier à elle mais aussi de découvrir en même temps ses pensées et sa redécouverte de son passé. Un point très appréciable qui ajoute un petit plus à cette lecture.

Je ne sais plus pourquoi je t'aime est une lecture rafraîchissante qui met en scène une héroïne qui remet sa vie en question suite à son amnésie. Une jolie découverte qui me donne envie de lire l'autre roman de cette auteure : Une vie ailleurs.

vendredi 21 avril 2017

Le sixième sommeil

HISTOIRE

Ce roman est une plongée au cœur du sommeil, et plus particulièrement des cinq phases de ce dernier. Mais des recherches prouveraient l'existence d'une sixième phase, là où tout serait possible...

CRITIQUE

Difficile de résumer un récit de Bernard Werber, ce dernier étant d'ailleurs centré sur un sujet bien spécifique : le sommeil. Avec un thème pareil, pas étonnant qu'il se soit trouvé dans ma PAL de Printemps.
Et si le pitch de départ semblait sympathique, je suis ressortie très déçue de cette lecture.

On suit une famille où le sommeil fait partie intégrante de leur vie puisque la mère est neuropsychologue et travaille justement dans un département pour aider les personnes atteintes de troubles du sommeil. Le fils suit le même chemin, mais poussera les recherches de sa mère bien au-delà de ce qu'elle avait réalisé.

Le roman est, comme écrit plus haut, une énorme déception.
Pourtant, tout avait bien commencé au départ ; j'ai dévoré les 100 premières pages, passionnée par ce que je lisais. On découvre des aspects scientifiques du sommeil dont je ne soupçonnais même pas l'existence. C'est informatif, sans pour autant être lourd ; je n'ai pas vu le temps passer.
Et puis, passé le cap des 100 pages, un événement se produit qui va mener le roman dans un trip totalement WTF.

C'est clairement à partir de ce moment-là que j'ai décroché. Et je n'ai plus ressenti l'intérêt qui m'avait happée dès les premières pages. Déjà parce que l'histoire perdait de son sens à mes yeux, mais surtout parce que je ne voyais jamais où l'auteur voulait en venir. Et c'est encore le cas après avoir terminé le livre !

Certes, on a droit à quelques moments surprenants (surtout vers la fin), mais le fameux "projet secret" de la mère n'est pas si secret que ça, pour peu qu'on arrive à deviner en quoi ça consiste (il faut dire aussi que le titre n'est pas super discret...). Mais ce fameux projet est totalement oublié pendant un tiers du livre jusqu'à ce qu'il revienne au centre de l'attention vers le dernier tiers qui lui est intégralement consacré (on en parle quand même dans les 100 premières pages, mais c'est peu abordé) !
Le reste du temps, je n'ai pas du tout accroché ; c'est plat et ennuyeux alors qu'avec un sujet pareil (le sommeil) et l'exploration de ce dernier (un peu à la manière des Thanatonautes et la mort), y avait de quoi développer. Mais c'est mal amené je trouve : en fait, je pensais que la découverte du sixième sommeil prendrait TOUT le livre... Et puis, dans mes souvenirs, les Thanatonautes était plus passionnant à lire...

Si l'histoire ne m'a pas beaucoup plu, les personnages, eux, sont très creux !
Aucun d'entre eux n'est véritablement développé, ce sont vraiment des personnages de papier. Je n'ai ressenti aucun attachement, aucune empathie ; je ne me sentais pas concernée par ce qui leur arrivait.
Et comme les protagonistes ne sont pas très travaillés, forcément, les relations non plus. Cela donne d'ailleurs lieu à des moments vraiment surprenants, voire WTF (cf. les dernières scènes avec Lucie qui cloît la première partie du roman).

Ce qui est bien avec Bernard Werber, c'est qu'il arrive à proposer des sujets variés avec une plume accessible au grand public. Bon, parfois faut s'accrocher, mais il sait nous présenter les choses de manière imagée, sans pour autant que ce soit compliqué. Et encore une fois le cas ici.

Si les 100 premières pages m'ont plu, Le sixième sommeil prend un virage totalement WTF qui m'a décrochée pour ne plus jamais m'y tenir totalement. L'histoire est plate et les personnages creux. 
Reste le style accessible et imagé, mais ça reste une amère déception.

mercredi 19 avril 2017

Le Puits des Mémoires, tome 2 : Le Fils de la Lune

HISTOIRE

Après avoir échappé à leurs poursuivants, Olen, Karib et Nils débarquent sur Woltan, la terre de toutes les promesses et de toutes leurs espoirs.

Car ils espèrent bien retrouver leur mémoire et obtenir enfin les réponses aux questions qu'ils se posent...

CRITIQUE

Après la jolie découverte du premier tome, je poursuis cette saga, désireuse d'en apprendre davantage sur nos trois fugitifs.
Et je suis plus que jamais conquise ; j'ai même préféré ce tome-ci au premier !

On retrouve nos trois héros amnésiques débarquant à Woltan, une terre radicalement différente de celle d'Helion. Là, le voile va en partie se lever ; les fugitifs sauront-ils enfin qu'ils sont ?

Comme on s'en doute, ce deuxième volet apporte plus d'éléments de réponses aux questions qu'on se posait dans le tome un, notamment par rapport à l'identité des trois bonhommes. J'ai été totalement surprise par leur véritable identité (notamment Nils) ; la (re)découverte de leurs univers sera d'ailleurs pour eux l'occasion d'une énorme remise en question et de la modification de bien des éléments. Ce qui va provoquer la pagaille au sein de leur entourage !

Du coup, l'histoire prend une tournure radicalement différente ; de fugitifs, notre trio devient une sorte de héros revenus de très loin. On apprend ainsi de nouveaux éléments par rapport au monde qu'on avait découverte dans le volet précédent. Et c'est d'autant plus intéressant qu'on le découvre en même temps qu'Olen, Nils et Karib.

Mais n'oublions pas que même s'ils ont retrouvé leur foyer, ils n'en restent pas moins des fugitifs ! Et l'auteur nous le rappelle très bien, notamment à la toute fin du récit. Il nous sort un cliffhanger de dingue qui ne donne qu'une envie : lire le troisième tome immédiatement !!!

J'ai totalement aimé le récit que je n'ai pas pu lâcher. Comme écrit plus haut, on a plus de réponses, plus de détails, mais Gabriel Katz n'oublie pas qu'un troisième volet nous attend ; du coup, il nous réserve encore bien des surprises et des questions sans réponses qui trouveront satisfaction dans Les Terres de Cristal.
Les rebondissements et les révélations s'enchaînent doucement, sans jamais en faire trop. Mais j'ai toujours été agréablement surprise par ce qu'on nous offre ; le seul point négatif que je regrette, c'est la romance qui, je trouve, n'apporte rien de spécifique à l'histoire. Heureusement, on en parle très peu, cela ne m'a donc pas tellement dérangée.

L'univers est toujours aussi plaisant à découvrir ; on découvre Woltan, différent d'Helion qu'on avait aperçu dans le premier tome. C'est une nouvelle facette de son monde que nous offre l'auteur ; et vu comment cela se termine et le titre du troisième bouquin, il risque de nous dévoiler encore pas mal d'éléments de son univers !

J'aime toujours autant suivre les personnages. L'auteur nous présente un trio de plus en plus attachant à mesure qu'on avance dans la saga.
Karib est incontestablement mon chouchou ; il se révèle véritablement dans ce deuxième volet et acquiert de l'assurance, même s'il répugne toujours autant à user de la violence.
Olen est mon deuxième préféré du trio ; lui aussi se révèle davantage. Et j'ai été agréablement surprise par le comportement qu'il adopte, notamment par rapport à sa véritable identité. Parce qu'au début, on croirait qu'il ne s'en sortirait jamais ! Mais il se montre combatif et désireux de faire ses preuves.
Bref, un personnage qui, de coureur de jupons, devient plus mature. Et j'ai aimé cette façon de traiter le personnage.
Nils reste toujours aussi mystérieux ; mais vu la fin, l'auteur va sûrement le mettre au centre de toutes les attentions pour le dernier tome. J'ai hâte d'en apprendre plus sur lui, parce qu'il me semble que, des trois, c'est celui qui détient le plus de puissance. Donc de potentiel.

Ce que j'aime surtout, c'est la relation établie entre les trois : on dirait presque des frères. J'adore cette façon qu'ils ont de s'entraider et de se soutenir les uns les autres, même avec ce qu'ils vivent. J'espère que cette relation sera toujours aussi forte pour le final ; c'est LE point fort de cette saga !

C'est toujours aussi fluide et addictif ; on ne s'ennuie pas une seconde ! J'aime toujours autant suivre les aventures de Karib, Olen et Nils, d'autant plus que l'auteur sait immerger son lecteur dans son univers. Les descriptions sont très vivantes ; on n'a pas de mal à visualiser les scènes dans nos têtes. Cette saga est vraiment idéale pour découvrir la fantasy, je trouve.

Un deuxième tome encore meilleur que le premier !
Action, humour, rebondissements et révélations sont au rendez-vous de ce volet haut en couleurs ! Le trio est toujours aussi attachant et la plume aussi addictive. Incontestablement une saga de fantasy qui vaut le coup d’œil !

mardi 18 avril 2017

L'auberge du mystère

HISTOIRE

Autumn part quelques jours dans l'auberge tenue par sa tante, afin de trouver un peu de repos. Là, elle fait la connaissance des clients. Parmi eux, Lucas McLean, son premier amour auquel elle éprouve toujours des sentiments aussi forts.
Mais bientôt, le cadavre d'une femme est retrouvé dans sa chambre...

CRITIQUE

Etant trouvé ce titre par hasard en brocante, c'est la couverture qui m'a attirée. Et heureusement que je l'ai acheté pour une bouchée de pain parce que c'est tout simplement l'un de mes plus gros flops du mois d'Avril (voire de l'année) !

L'héroïne, Autumn, va passer quelques jours dans l'auberge de sa tante. Là, elle rencontre les quelques clients déjà présents, dont Lucas McLean, son premier grand amour qu'elle n'a jamais pu oublier.
Cependant, l'équilibre, déjà fragile entre les invités, va voler en éclats lorsque le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans la chambre d'Autumn...

Je le dis d'emblée : je n'ai pas du tout apprécié ce roman, pour plusieurs raisons.
D'abord l'histoire. Certes, le livre n'est pas très grand, mais du coup, tout va beaucoup trop vite.
Déjà, le cadavre en question n'apparaît qu'à la moitié du récit, la première étant centrée sur la découverte des personnages et de leur environnement. Et cette présentation n'est pas très intéressante puisque les caractères sont tout juste esquissés ; on dirait qu'on n'a qu'un seul trait de personnalité pour chaque protagoniste. Pourtant, avec ce huit-clos, y avait matière à faire quelque chose de prenant avec des gens plutôt étranges, qui semblent tous cacher un secret.
Et c'est pas ce que je retiens le plus au final.

L'intrigue autour du cadavre est relégué au second plan, au profil de la romance. Et quand on en parle, c'est de manière lointaine : le point de vue est centré sur Autumn, alors même qu'elle n'est pas la narratrice ! On reste toujours avec elle, ce qui fait qu'on ignore tout des pensées des autres. J'aurais pourtant adoré connaître leurs sentiments par rapport à ce qu'ils vivent. Cela aurait rendu le texte plus plaisant et plus intéressant.
La conclusion arrive de façon brutale ; j'ai été très étonnée par la façon dont le coupable est trouvé. Certes, je ne m'attendais pas non plus à une enquête palpitante mais à ce point... Cela frôle le ridicule.

Concernant la romance, c'est tout simplement l'aspect le plus WTF du roman.
On a Autumn et Lucas qui traversent un conflit qui date d'il y a trois ans, mais le gars est bien décidé à récupérer sa belle. Et il ne trouve rien de mieux que tenter de la violer ! Par deux fois !!
Et la meuf trouve cela tout à fait naturel, même si elle tente de se débattre (faiblement) !!!
Seriously ?! C'est quoi ce bordel ?!!!!!
En plus, le Lucas est super désagréable avec elle, même si l'auteure tente de nous montrer une facette plus douce du bonhomme. Sauf que non, ça ne marche pas ; je n'adhère pas du tout à ce type de mec que je ne trouve pas du tout attirant, ni attachant !
Bref, la romance est très mal ficelée en plus d'être insipide.

Et les personnages sont loin d'arranger les choses.
Autumn est stupide, en plus d'être fade : elle remarque des trucs mais n'y prête pas attention. Elle veut retrouver Lucas mais en même temps, elle cherche à le fuir... C'est pas une héroïne inoubliable.

Et c'est pareil pour Lucas ; en plus d'être arrogant et orgueilleux, il se permet un comportement inacceptable vis-à-vis de la jeune femme. Inutile de dire que je ne l'ai pas du tout aimé !
Concernant les autres protagonistes, on en sait trop peu pour éprouver un quelconque attachement. Leur caractère n'est pas très développé, tout comme leur histoire personnelle.

Nora Roberts propose un texte fluide, qui se lit rapidement, certes, mais je n'en retiens rien d'exceptionnel.

L'auberge du mystère avait tout pour me plaire... et tout me déplaît : histoire, personnages et romance. Heureusement que ça se lit très vite, mais c'est bien le seul point positif que je retiens de cette lecture catastrophique !

lundi 17 avril 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? (5)


Hello tout le monde !

On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau rendez-vous du Lundi où je vous présente mes lectures passées, en cours et futures.

C'est parti !

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • Hantée, tome 1 : Les Ombres de la ville => Un premier tome très mitigé avec une histoire peu passionnante et les crimes pas développés comme je l'aurais voulu.
  • L'auberge du mystère => Sans doute le plus gros flop d'Avril. La romance est invraisemblable et le mystère autour du crime résolu trop facilement.
  • Le Puits des Mémoires, tome 2 : Le Fils de la Lune => Encore meilleur que le premier ! Suspens et révélations sont au rendez-vous dans ce deuxième tome avec un trio plus attachant que jamais !
  • Le sixième sommeil => Si les 100 premières pages sont plaisantes à suivre, le récit part ensuite en vrille et m'a totalement perdue. Et les personnages, très creux, n'arrangent rien à l'affaire...
  • Je ne sais plus pourquoi je t'aime => Un récit très sympa à lire, qui fait passer le temps. C'est pas exceptionnel, mais j'ai bien aimé.


2. Que suis-je en train de lire ?


Le premier tome de la saga The Lying Game. Une série qui me fait de l’œil depuis un moment et que je vais enfin découvrir !

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n'ai pas prévu de livres pour cette semaine.

On se dit à Lundi pour le prochain numéro !

dimanche 16 avril 2017

Hantée, tome 1 : Les Ombres de la ville

HISTOIRE

Aurora, dites Rory, arrive dans un pensionnat londonien pour entamer une nouvelle année scolaire.
Mais la ville est en émoi : un tueur reprend les crimes de Jack l’Éventreur, provoquant une vague de terreur sans précédent.
Dans cette ambiance pesante, l'adolescente va découvrir un monde bien différent du sien...

CRITIQUE

Cela fait des années que ce livre traîne dans ma PAL, alors que je l'ai acheté d'occasion. J'ai alors voulu le sortir et c'est là où j'aime les brocantes : le fait de trouver des grands formats à petits prix permet de se sentir moins "floué" parce que payer plus de vingt euros pour un roman aussi mitigé, y a de quoi râler !

Nous sommes à Londres où l'on suit Aurora (Rory pour les intimes) qui entame son année scolaire. Mais des événements extraordinaires vont totalement changer sa vie, la faisant basculer dans un monde qu'elle ne soupçonnait pas...

Le premier point que je reproche à ce récit, c'est son histoire peu accrocheuse. Pourtant, un type qui reproduit les crimes de Jack l’Éventreur, avec une touche de fantastique en plus, y avait de quoi développer.
Et finalement, là où l'enquête promettait une ambiance terrifiante, ce n'est pas ce que j'ai ressenti. On dirait plutôt que les meurtres font office d'"attraction" (principalement touristique). Du coup, même si ce tueur sème la peur dans les rues londoniennes, ce n'est pas l'émotion que je ressens. Au contraire, j'ai l'impression que ce n'est pas suffisamment bien traité pour que le lecteur soit happé dedans.

Comme je n'ai ressenti aucune peur, l'intrigue ne m'a pas attirée des masses. Je lisais, sans me sentir vraiment concernée par ce qui se passait. Déjà, les 100 premières pages servent d'introduction pour présenter les personnages et le contexte. Et comme il ne se passe pas grand chose durant ce laps de temps, je n'ai pas suivi le roman avec intérêt.
Passé ce cap, un événement vient tout chambouler, amenant le bouquin vers le fantastique. Et autant le dire : j'avais déjà capté ce à quoi on avait affaire avant même d'arriver à la moitié du livre...
Sinon, cet aspect est sympa ; on y apprend pas mal de choses, mais on sent que l'auteure ne nous a pas tout révélé.
Par contre, j'ai pas trop aimé la façon de se débarrasser des créatures : c'est trop "kitsch" pour moi. Là, c’est clairement mon côté "chieuse" qui ressort, mais j'ai pas du tout adhéré à cette façon de procéder.
L'action arrive tardivement et tout est expédié finalement assez facilement. Y a pas d'enjeu vraiment colossal ; même la fin clairement ouverte ne m'a fait ni chaud ni froid.

Le côté fantastique est donc sympa, même si très prévisible. En revanche, l'intrigue autour des crimes ne m'a pas plu également... Encore une fois, je n'ai pas été concernée par ce qui se passait ; et quand on découvre la cause de tout ce bazar, je l'ai trouvé risible : tout ça pour ça ?!
Cela me donne la désagréable impression que le nom de Jack l’Éventreur est utilisé à des fins commerciales, uniquement pour appâter le lecteur. Parce que c'est mal traité ; je pensais à la base qu'on allait nous servir le coup du copycat fana de ce tueur en série et que l'auteure irait jusqu'à donner sa petite idée sur l'identité de l’Éventreur. Mais pas du tout !
Encore un point négatif qui m'a frustrée en sortant de cette lecture. Déjà que l'histoire ne m'intéressait pas des masses, mais là, c'est carrément ennuyant !

Je vais avoir du mal à parler des personnages car je me rends compte que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux.
Comme pour l'histoire, je suivais leurs pérégrinations, mais je ne me suis pas sentie concernée par ce qui leur arrivait.
Rory est une héroïnes sympa, ni parfaite, ni chiante. Elle est juste... banale. Je ne l'ai pas trouvée exceptionnelle.
Et c'est pareil pour les autres personnages : que ce soit la colocataire, Steven ou encore Boo, je n'ai pas eu d'atomes crochus envers eux.

Si l'auteure arrive à bien restituer une certaine ambiance, son récit est parfois lourd et aurait mérité d'être coupé de plusieurs pages. C'est mon deuxième roman de cette auteure et je n'accroche toujours pas à son style que je trouve banal... comme l'héroïne.

Ennuyeux, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour parler de ce premier tome. Pourtant, l'aspect fantastique est sympa et la fin ouverte a de quoi intriguer.
Mais l"intrigue et les personnages sont plats, sans compter le nom de l’Éventreur utilisé à des fins purement commerciales pour attirer le lecteur et le pousser à acheter ce roman.

samedi 15 avril 2017

Anna et le French Kiss

HISTOIRE

Suite à une décision parentale, Anna doit passer un an en France.
Entre sa scolarité et son apprentissage de la langue de Molière, ses nouvelles amitiés et son amour naissant pour le beau Etienne, cette année risque bien de chambouler sa vie !

CRITIQUE

Anna et le French Kiss n'était pas un titre qui me tentait à la base. Surtout parce que c'est une romance et que ce n'est pas mon genre littéraire de prédilection. Mais j'ai voulu dépasser mes a priori et j'ai bien fait : même si ce n'est pas original, j'ai passé un bon moment en compagnie d'Anna et de ses amis !

On suit donc notre héroïne qui doit passer un an en France. Elle va tomber amoureuse d'un garçon déjà pris et se lier d'amitié avec des gens tous plus attachants les uns que les autres.

Comme je l'ai écrit plus haut, l'histoire n'est pas originale. On sait d'office comment ça va se terminer, mais ce n'est pas un point dérangeant en soi. Je craignais surtout que ce soit trop gnan-gnan.
Finalement, c'est plutôt bien passé. On suit Anna à Paris durant un an, ses pérégrinations amicales et amoureuses et sa passion pour le cinéma. Elle va vivre une année pleine de rebondissements, bonnes ou mauvaises, ce qui apporte d'ailleurs sont lot de surprises bienvenues au récit.
J'ai donc découvert un récit très sympa à lire, qui m'a fait passer le temps. J'ai d'ailleurs éprouvé tellement d'attachement aux personnages que j'ai eu du mal à les quitter. Je suis ressortie de ce livre avec un petit pincement au cœur.

La romance en elle-même est très sympathique aussi : on a quand même Anna et Etienne qui passent leur temps à se tourner autour, ce qui en devient agaçant à la longue. Mais ils se dévoilent progressivement au contact l'un de l'autre. J'ai adoré cette façon qu'ils ont de se sentir totalement eux-mêmes quand ils sont ensemble. 

J'ai adoré la galerie de personnages proposés par l'auteure.
Anna est américaine et se retrouve propulsée dans une école qu'elle n'a pas choisi, dans un pays dont elle ne maîtrise pas (ou très peu) la langue. Elle va petit à petit s'habituer à son nouvel environnement et prendre ses marques.
Je l'ai trouvée attachante, même si parfois nunuche dans ses réflexions par rapport à Etienne (en même temps, c'est un aspect négatif que je reproche souvent aux romances).
Etienne, justement, est tout aussi attachant. Il nous dévoile sa véritable nature à mesure qu'on avance dans le récit et j'ai été agréablement surprise par cette façon dont l'auteure a traité ce personnage.
Meredith, la première personne qu'Anna rencontre est sympa, même si j'ai été étonnée de sa réaction à la fin du roman.
On a aussi Josh, sans doute le plus prometteur de tous, mais pas suffisamment développé pour que j'en parle bien. Mais lui aussi est attachant.
De toute façon, c'est pas compliqué, toute la petite bande l'est !

C'est très bien écrit et fluide. J'ai surtout beaucoup aimé les descriptions de Paris ; ses rues, ses monuments, sa culture... Un portrait qui semble "magique" aux yeux d'Anna, notre narratrice. Elle découvre un univers radicalement différent du sien et elle nous le sait bien sentir lorsqu'elle en parle. Incontestablement le point fort de ce bouquin.

Une romance contemporaine loin d'être originale mais qui apporte une belle description de la vile parisienne. Le tout accompagné de personnages vivants et attachants. 
Une jolie découverte !

jeudi 13 avril 2017

Les Ailes d'Alexanne, tome 2 : Mikal

HISTOIRE

Depuis qu'elle vit chez sa tante, Alexanne s'épanouit pleinement dans sa nouvelle vie.
Elle cherche maintenant à utiliser son don pour permettre à son oncle, Alexei, de reprendre son existence en main après des années de captivité au sein de la secte de la montagne.
Mais elle va vite se rendre compte qu'elle peut aussi bien l'aider que le nuire...

CRITIQUE

Après ma énième lecture du premier tome, je voulais poursuivre la série. Et même si ce deuxième volet est tout aussi plaisant à suivre, il reste encore très jeunesse. Autant ce point ne m'avais pas encore trop dérangée dans 4h44, autant là, c'est tellement flagrant que je ne peux pas ne pas y prêter attention.

On retrouve la famille Kalinovsky, quelques temps seulement après le tome un. Alexanne est bien décidée à faire en sorte qu'Alexei, son oncle, trouve enfin le bonheur. Seulement voilà, en l'aidant à retrouver son âme-sœur, elle va déclencher une série d'événements imprévisibles...

Si le côté fantastique est toujours présent, il est plus en retrait. La spiritualité qui m'avait tant séduite dans le volet précédent est relégué au second plan, au profil d'Alexei et de son passé tourmenté.
En soit, cela ne me dérange pas ; j'ai apprécié en apprendre davantage sur le personnage (mon préféré de la série, jusqu'à présent) et sur ce qu'il a subit durant son séjour dans la secte.
Malgré tout, l'auteure arrive à nous offrir des éléments supplémentaires à son univers, notamment via les âmes jumelles et les âmes-sœurs. C'est surtout ce point dont il est principalement question dans Mikal.

L'histoire est toujours aussi sympa à suivre, même si le côté "jeunesse" se ressent davantage dans ce tome.
Parce que l'auteure utilise quand même beaucoup de raccourcis pour avancer dans l'intrigue. Genre, Alexei a des pouvoirs mais personne ne s'en étonne (ou presque). Et comme nous sommes au royaume des gentils, tout le monde l'accepte sans souci et aide le jeune homme très (trop) facilement.
Et du côté des méchants, on cherche à l'enfoncer, voire pire.
Bref, c'est très manichéen tout ça. Y a pas vraiment de développement de ce côté-là. Et je ne pense pas que ce sera le cas dans les tomes suivants.
Et puis, tout est résolu en un clin d’œil. On a pas vraiment l'impression qu'un gros enjeu se joue, tellement l'histoire s'englue dans la facilité. C'est l'impression très désagréable que j'ai ressenti durant toute ma lecture (un peu comme dans le premier tome du Clan de la Louve).

L'intrigue n'est pas super développée, certes, mais les personnages, eux, le sont. En tout cas, certains d'entre eux qui étaient apparus dans le premier livre prennent plus d'importance ici.
C'est notamment le cas d'Alexei, vraiment propulsé sur le devant de la scène, au détriment de sa sœur et de sa nièce. J'aime toujours autant cet homme qui, sous des allures bourrus, se cache une énorme souffrance et un véritable désir de réintégrer la société. J'ai surtout adoré la relation qu'il a avec Christian ; un peu des larrons en foire ces deux-là !
Et puisque je parle de lui ; c'est certainement un personnage qui risque d'être récurrent dans la série. De part son métier et la relation qu'il a avec Alexei, il m'a agréablement surprise. Je n'ai pas encore éprouvé de véritable attachement pour lui, mais vu comment se termine ce bouquin, cela ne saurait tarder !

Autre personnage qui acquiert de l'importance : Danielle Léger, l'assistante sociale qui aide Alexanne au début du premier tome.
Elle joue un rôle capital, ce qui la propulse dans un rôle auquel je ne l'attendais pas. Elle devient dès lors un petit bout de femme incroyable qui se révèle à mesure que l'intrigue avance. Là encore, j'attends le tome trois pour me faire un avis plus complet sur elle.
Sans compter aussi Sylvain Paré qui joue un rôle minime dans 4h44, mais qui, là encore, se révèle davantage. Je l'ai bien aimé, mais sans plus.
Je suis par contre déçue du traitement d'Alexanne et de Tatiana. Elles sont plus en retrait ; j'espère qu'elles seront plus présentes dans le volet suivant parce qu'elles m'ont beaucoup manquée pendant cette lecture.

C'est très fluide et immersif ; Anne Robillard sait employer les mots pour accrocher son lecteur et l'entraîner dans son univers, même s'il est très jeunesse. Il en ressort du coup une lecture apaisante, mais manichéenne au possible.

Un deuxième tome toujours aussi sympa à lire, mais trop de facilités scénaristiques ont gâché ma lecture. De plus, c'est très manichéen, même si certains personnages sont plus présents dans ce volet. J'attends de voir la suite pour voir comment l'auteure va poursuivre son univers !

mercredi 12 avril 2017

Le Clan de la Louve, tome 1

HISTOIRE

Anaïd est une adolescente de 14 ans qui en paraît pourtant dix.
Un jour, sa mère disparaît brutalement. Elle va alors découvrir l'incroyable secret qui plane sur elle et sa famille depuis des générations : c'est une sorcière du clan des Omar.
Or, les Odish, leurs ennemies jurées, s'apprêtent à effectuer leur retour. Anaïd va alors se trouver au cœur d'une guerre ancestrale entre les deux clans.

CRITIQUE

J'ai déjà lu ce premier tome des années auparavant. Et je me souviens avoir bien aimé, mais sans plus.
Des années plus tard, je ressors beaucoup plus mitigée : encore une fois, c'est clairement trop jeunesse pour moi.

Nous suivons Anaïd, une adolescente qui va découvrir qu'elle est une sorcière, suite à la disparition de sa mère.
Au travers de son histoire, on va découvrir la mythologie abordée grâce à la sorcellerie.

On apprend ainsi qu'il existe deux grands clans de sorcières : les Omar et les Odish.
Les Omar sont les "bonnes" sorcières" qui œuvrent au bien commun ; les Odish cherchent à s'approprier la jeunesse et la beauté éternelle grâce au sang des Omar. Inutile de préciser qu'ils sont en guerre depuis des millénaires.
On découvre aussi que les Omar sont divisés en plusieurs clans : la louve, le dauphin, la couleuvre, etc. Et tous liés aux quatre éléments : eau, feu, terre et air.

J'ai beaucoup aimé cet aspect du bouquin qui nous est amené parfois de façon brutale. Paradoxalement, on assimile vite et facilement toutes ces informations.
Malheureusement, si la mythologie est bien développée, il n'en n'est pas de même pour l'apprentissage de la sorcellerie.

Car Anaïd va apprendre à utiliser ses pouvoirs. Je pensais qu'on aurait des passages complets sur son apprentissage de la magie.
Pas du tout !
Les rares moments où on parle sont expédiés très vite ; en cause, l'héroïne qui comprend tout tellement vite qu'elle se lance dans l'apprentissage en autodidacte. Au grand étonnement de son entourage, d'ailleurs.
Je suis très déçue par la manière dont l'auteure traite le sujet parce qu'au vu de la sorcellerie basée sur les quatre éléments, y avait de l'idée. C'est là où tout le côté "jeunesse" du récit ressort ; c'est trop facile, on a l'impression que pour Anaïd, tout lui tombe tout cuit dans le bec.
Du coup, on a une absence (presque) totale d'enjeu : à partir du moment où vous avez un protagoniste qui arrive à maîtriser la magie alors qu'il ne savait même pas que ça existait auparavant et résout les problèmes très facilement, on ne peut pas dire que ce soit passionnant à suivre. Parce que comme tout est facile pour le personnage principal, ça en devient risible. Mais le but est, justement, de lui permettre d'évoluer en traversant une série d'épreuves. Ici, c'est pas du tout le cas !

Et c'est pareil pour l'histoire.
On a quand même un personnage qui disparaît brutalement, mais durant les 2/3 du récit, on passe notre temps à suivre Anaïd et sa découverte de la magie et de tout ce qui tourne autour des Omar et des Odish. Tout est finalement résolu dans le dernier tiers et de façon si expéditive (le combat final dure à peine deux pages !) que je n'y ai pas cru une seconde.
En plus, j'avais déjà deviné LE point central du récit avant même d'avoir entamé la lecture (il faut dire aussi que la quatrième de couverture n'est pas très discrète sur le sujet...). Le récit perd donc en suspens et en intérêt. Je ne me suis pas ennuyée non plus, mais je suivais les aventures de l'héroïne sans me sentir concernée par ce qui leur arrivait.

Quand aux personnages, je n'ai ressenti aucun attachement spécifique.
Anaïd m'a tapée sur les nerfs durant la première moitié du roman. On nous la présente comme une adolescente réfléchie et très intelligente pour son âge. A part son apprentissage où elle capte tout sans effort et les deux discours qu'elle prononce, je n'ai pas ressenti cet aspect "intelligence hors-norme" qu'on nous décrit. Elle passe son temps à enchaîner les bêtises que ses tantes doivent réparer après.
Et même arrivée à la seconde partie, même si son caractère s'améliore, c'est toujours pas ça. Elle prend des décisions sans avertir personne (faut dire aussi que son entourage est mou du genou !) et se lance tête baissée dans des situations parfois dangereuses.
Bref, je ne me suis pas attachée elle, puisque je l'ai trouvée insupportable.

Séléné, sa mère, m'est apparue indifférente. Je n'ai pas eu d'atomes crochus avec elle.
Quand aux autres Omar qu'on suit, c'est pareil. Et c'est pire pour certaines d'entre elles, parce que, comme je l'ai écrit plus haut, elles sont totalement molles ! On dirait qu'elles ne se sentent pas du tout concernées par ce qui se passe. Et c'est une gamine de 14 ans qui résout les problèmes, au nez et à la barbe de sorcières plus âgées et expérimentées qu'elle ! Certes, cela s'explique par le rôle d'Anaïd, mais quand même... C'est tellement énorme qu'on a du mal à y croire !

Je ne retiens rien de spécial concernant le style. Ça se lit vite et bien. C'est tout.

Un premier tome décevant, de part l'héroïne insupportable et son entourage à la ramasse. Sans compter l'aspect magie pas très développé et l'histoire sans surprise.

lundi 10 avril 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? (4)


Bonjour tout le monde !
On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro du Lundi, où je vous parle de mes lectures passées, présentes et à venir.

1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


  • De la part du diable => Un roman historique sympa où, à travers le point de vue de deux jeunes filles, on découvre la chasse au sorcières au 17ème siècle.
  • Le Clan de la Louve, tome 1 => Un premier tome décevant où l'héroïne tape sur les nerfs mais apprend tellement vite et tellement facilement qu'on se demande comment son clan n'a pas capté plus tôt qu'elle était l'élue... En plus, le roman est très prévisible et le combat final est expédié en quelques pages.
  • Les Ailes d'Alexanne, tome 2 : Mikal => Un deuxième tome où Alexei est davantage mis en avant, pour mon plus grand plaisir ! Mais l'aspect spiritualité est relégué au second plan et l'auteure utilise toujours autant de facilités pour faire avancer l'intrigue.
  • Anna et le French Kiss => Etant donné que je partais avec un a priori négatif, finalement, c'est bien passé. Bon, c'est pas super original, mais j'ai beaucoup aimé suivre les relations entre les personnages.


2. Que suis-je en train de lire ?


Hantée, tome 1 : Les Ombres de la Ville de Maureen Johnson, une lecture pour l'instant pas très passionnante. J'espère que ça va s'améliorer parce que je n'accroche pas des masses, pour l'instant...

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n'ai pas fixé de lecture spécifique pour la semaine ; ce sera donc la surprise totale :)

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro du Lundi !

vendredi 7 avril 2017

De la part du diable

HISTOIRE

Dorothe est une jeune adolescente de 16 ans mariée de force à un homme ayant l'âge de son père. Elle va devoir apprivoiser son nouvel environnement et sa nouvelle vie.
Elen vit seule avec sa mère, éternelle célibataire qui collectionne les hommes et les accouchements. Ce qui ne l'empêche pas de pratiquer la magie blanche, qu'elle transmet à sa fille.
Les deux demoiselles vont se croiser et leur destin va totalement basculer.

CRITIQUE

Ce roman m'intriguait beaucoup, de part sa couverture (même si je la trouve moche), et le résumé en quatrième de couverture. Et ce fut au final une belle surprise !

On suit deux adolescentes aux vies différentes : Dorothe, mariée de force qui va petit à petit apprendre à connaître et aimer son mari ; et Elen, une adolescente vivant avec sa mère au mode de vie peu conventionnel.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans cette lecture, c'est le contraste entre les deux jeunes filles : l'une est soumise à la décision parentale et l'autre vit pleinement sa vie... au risque de s'attirer les pires ennuis.
On suit donc deux histoires différentes, mais qui finissent (on s'en doute) par se croiser. L'auteure amène les choses de façon parfois abrupte, je dois bien l'avouer : étant donné que le livre n'est pas très grand, l'intrigue prend parfois un coup d'accélérateur.
Pour vous citer plusieurs exemples : la manière dont Elen et Dorothe se rencontrent qui semble trop facile. J'ai même eu l'impression qu'il manquait des passages, tant ça va vite ! Idem pour la fin où non seulement les événements s'enchaînent trop vite, mais le dernier paragraphe nous mène à penser que l'auteure a encore des choses à dire. La conclusion n'en n'est donc pas une ; j'aurais tellement aimé avoir des pages supplémentaires pour en savoir davantage sur ce qu'il advient des protagonistes.
Je suis ressortie de cette lecture très frustrée, d'autant plus que le contexte historique présenté m'a séduite dès le résumé.
Car l'histoire se passe au 17ème siècle, en pleine chasse aux sorcières. La moindre suspicion, le moindre écart est aussitôt rapporté ; ce roman démontre à quel point les commérages et la jalousie peuvent faire des ravages.

J'ai beaucoup aimé le contexte dans lequel nous sommes plongés. Certes, ce n'est pas non plus très développé (le roman fait à peine 252 pages), mais l'auteure sait nous mettre dans le bain. On se rend dès lors compte que nous sommes dans une société où la femme n'a pas son mot à dire et doit se soumettre, notamment par rapport au mariage qu'on lui impose. Et si vous n'entrez pas dans le moule, vous attirez aussitôt la suspicion et/ou la jalousie.
C'est ce parallèle de la condition féminine qui est le point le plus intéressant de ce roman ; au travers les histoires de Dorothe et Elen, ce sont deux points de vue féminins radicalement différents qui présentent la société dans laquelle elles vivent.

En soi, elles sont toutes les deux attachantes et vivantes dans l'esprit du lecteur. Et comme elles sont les narratrices, l'identification n'en n'est que plus grande.
Pourtant, j'ai eu du mal avec Dorothe au début. Elle se soumet très facilement aux desiderata de ses parents et part vivre une nouvelle vie en compagnie de son époux.
Plus on avance, plus elle se révèle être une bonne maîtresse de maison et surtout, elle apprend petit à petit à aimer son mari ; un lien très tendre finit même par se créer entre eux. Ce qui rend le couple au final attachant ; j'ai eu du mal à le quitter.
Dorothe se révèle donc progressivement et devient un personnage qu'on aime suivre. Et on finit par comprendre son choix : après tout, qu'aurait-elle pu faire si elle avait refusé le parti qu'on lui présentait ? Que serait devenu sa vie ?
Bref, elle se montre mature pour son âge et, d'adolescente, elle devient vraiment femme.

Concernant Elen, j'ai eu plus de mal à m'attacher à elle. Même si elle adopte un comportement moins conventionnel et qu'elle a un mode de vie peu banal, son caractère m'a heurtée. On le voit surtout dans les scènes avec son petit frère ; elle éprouve un vrai mépris vis-à-vis de lui, voire du dégoût. Un tel rejet avait de quoi me heurter, en tant qu'aînée d'une fratrie de trois sœurs.
Et puis, elle finit aussi par se dévoiler progressivement ; et comme Dorothe, j'ai finis par m'y attacher. Ce qui fait que j'ai eu mal pour elle, vu ce qui lui tombe dessus...

J'ai beaucoup aimé le style, plutôt soutenu de l'auteure. Mais cela ne fait pas un livre difficile à lire pour autant ; par contre, les scènes de torture, assez "vivantes" en matière de descriptions font qu'il n'est pas à mettre entre toutes les mains. Cela dit, cela renforce le côté immersif du récit.

De la part du diable est une bonne surprise, avec ses deux héroïnes que tout oppose et leurs histoires mettant en relief la condition féminine de l'époque. Je regrette juste que le roman soit si court ; quelques pages supplémentaires auraient apporté davantage de profondeur à l'ensemble.